Les 3 auteurs sont d'accord sur le fait qu'un accouchement normal est un accouchement qui arrive à terme ou près du terme (au delà de 38 semaines de gestation), qui donne naissance spontanément et dans des délais raisonnables ( 8h à i Oh pour une primipare et 6h à 8h pour une multipare) à un foetus vivant. Dans mon premier document, on précise qu'environ 80% des accouchements sont « normaux », c'est-à-dire pouvant se dérouler spontanément sans intervention médicale. Pour qu'un accouchement normal soit possible, il faut qu'au départ le bassin maternel ne soit ni rétréci, ni déformé et aussi que le foetus soit normal, en forme et en volume, c'est-à-dire ni trop petit, ni trop gros. Il doit aussi se présenter en position verticale par l'une des extrémités: la tête ou les fesses. Toute présentation transversale ou oblique constitue une impossibilité d'accouchement normal. Il faut que le pôle du foetus qui arrive à l'intérieur de la cavité osseuse soit en position favorable. Si c'est la tête, elle doit être fléchie. Pendant l'accouchement, le col de l'utérus n'est dans sa dilatation complète que lorsqu'il mesure environ 10 centimètres. En même temps, la présentation doit passer sans difficultés par les différents temps de la traversée du bassin osseux:
1- L'engagement: franchissement du plus grand diamètre du foetus au niveau du détroit supérieur du bassin maternel
2- Descente et rotation à l'intérieur du bassin maternel.
3- Dégagement et expulsion à travers la vulve et le périnée.
On dit aussi que pendant tout le travail se produit une succession de périodes d'asphyxie relative chez l'enfant, rapidement compensée. Ceci explique le danger des contractions utérines trop violentes ou trop rapprochées ou encore trop longtemps répétées en cas d'accouchement prolongé. Cette notion de délai, de durée de travail intervient aussi dans la définition d'un accouchement normal. Pour terminer, dans ce document on dit que pour une primipare (femme qui n'a jamais eu d'enfant), la dilatation peut durer de 6 à 12 heures et de 20 à 40 minutes pour l'expulsion mais il faut aussi noter que ces délais sont généralement bien inférieurs pour une multipare (femme qui a déjà eu un ou des entants>.
Mon deuxième et mon troisième articles précisent
que le début du travail est caractérisé par deux circonstances
qui sont à ne pas manquer: 1- la rupture de la poche des eaux qui,
elle, est principalement caractérisée par des pertes importantes
de liquide amniotique brutalement libéré par une rupture
des membranes ( mais il faut aussi noter que dans mon troisième
document on dit que la rupture de la poche des eaux peut survenir précocement,
mais aussi spontanément très tard durant le travail, presque
même à dilatation complète). Mon premier document affirme
que quand la poche des eaux se rompt précocement , la pression hydrostatique
ne joue plus sur la dilatation et que c'est la présentation du foetus
appuyant sur le col qui joue un rôle prépondérant pour
la dilatation du col. On ajoute qu'il est souvent nécessaire de
procéder à la rupture des membranes vers une dilatation de
4 à 5 centimètres, ce qui accroît la contractibilité
de l'utérus dans les 5 à10 minutes qui suivent, intensifie
les contractions et les rapprochent; cela fait aussi baisser le tonus de
base augmentant ainsi l'efficacité des contractions.
On dit dans mon deuxième document que
quand la perte des eaux survient, il peut n'y avoir aucune contraction;
le travail peut ne pas être déclenché immédiatement
après la rupture des membranes. Cependant, on sait que celui-ci
se déclenchera dans les 24 à 48 heures suivantes. Dans mon
troisième document on parle surtout du début du travail qui
est caractérisé par l'expulsion du "bouchon muqueux" (sécrétions
qui bloquent l'entrée du col et qui protègent le foetus contre
les attaques d'agents contaminants extérieurs) et l'apparition de
contractions utérines douloureuses régulières et dont
la fréquence et l'intensité augmentent. Il est quand même
possible que le bouchon muqueux soit lui-même expulsé plusieurs
heures avant que les contractions ne commencent. Donc, comme on le mentionne
dans les trois documents, "l'examen obstétrical est capital pour
percevoir par le toucher, les modifications objectives qui témoignent
de la réalité et de l'efficacité des contractions,
par ailleurs perçues à la palpation de l'abdomen." Les contractions
qui annoncent le début du travail sont caractérisées
par un rythme de plus en plus soutenu, une intensité de plus en
plus forte ainsi que par un allongement progressif de la durée de
chaque contraction
On ne spécifie pas cela dans tous les documents mais seulement dans celui-ci. Les deux autres n'en parlent tout simplement pas. Pour les trois phases de l'accouchement, on énonce ici que la première phase est le travail qui est d’ailleurs la plus longue (de 12 à 24 heures en moyenne pour une primipare). La deuxième est la dilatation complète du col précédée des contractions qui la produisent. Les contraction peuvent, en commençant, se répéter à toutes les 8 ou 10 minutes et durer environ 30 secondes, puis finalement aux 2 minutes, durant de 60 à 90 secondes vers la fin. Par contre, on affirme dans mon troisième document que les contractions utérines pendant le travail se font de plus en plus intenses et rapprochées pour se prolonger de 40 à 60 secondes toutes les 3 à 4 minutes.
Dans mon troisième document, on dit
que la dilatation complète du col prend environ de 6 à 12
heures pour une primipare et de 3 à 6 heures pour une multipare.
On dit dans celui-ci qu'au long du travail le bébé peut manifester
une mauvaise tolérance au travail ou une souffrance due à
celui-ci. À ce moment le liquide amniotique émis est teinté
de couleur brune verdâtre, alors qu'il est habituellement clair.
Cette couleur est causée par l'expulsion des selles foetales, connues
sous le nom de méconium. On peut aussi détecter la souffrance
chez le bébé grâce au monitoring qui indique des modifications
au niveau de la fréquence cardiaque du bébé, fréquence
qu'on constate ralentissante. Si le temps de souffrance du bébé
est trop long, une extraction rapide du bébé (par forceps
ou césarienne)est donc nécessaire Si on ne veut pas risquer
la santé du bébé. La phase d'expulsion est caractérisée
par la surveillance que celle-ci exige, c'est-à-dire que l'on doit
régulièrement vérifier la position, l'orientation
et la rotation du bébé pour éviter les situations
difficiles qui pourraient encore survenir. Il est aussi important d'aider
les efforts expulsifs de la femme en les dirigeant et en les encourageant
de la voix et du geste de façon à tirer le maximum d'efficacité
que peuvent fournir les contractions. Au moment de l'expulsion, l'accoucheur
et/ou la sage-femme doivent surveiller attentivement la distension du périnée
pour éviter toute déchirure à ce niveau en s'aidant
Si besoin, et Si nécessaire seulement, d'une section franche mais
contrôlée de ce périnée appelée épisiotomie.
La délivrance, elle, est caractérisée (toujours selon
mon troisième document) par l'expulsion, suite au foetus, des membranes
et du cordon ombilical qui est sectionné entre deux pinces, à
la sortie de l'enfant. Ensuite, on attend un signe du décollement
du placenta que l'on l'extrait par une intervention simple, ce qui constitue
une "délivrance naturelle". Par contre, dans certains cas, il est
nécessaire pour l'accoucheur ou la sage- femme d'aller ( en renforçant
l'analgésie péridurale ou en pratiquant une anesthésie
générale de courte durée) chercher l'enfant à
naître. Finalement, il est préférable de garder la
mère sous observation pendant quelque temps et de maintenir la perfusion
intraveineuse. Les autres documents ne parlent pas de cette phase de l'accouchement,
donc je ne peux faire de comparaison.
Pour terminer, j'aimerais apporter qu'il
est facile d’obtenir des renseignements précis sur l'accouchement,
car l'accouchement est une fonction naturelle et universelle, répétitive
donc qui se produit plusieurs fois par jour, chaque jour, partout dans
le monde et qui se reproduit sensiblement ( à quelques différences
près) généralement de la même façon.
Mais il existe encore des manques ou plutôt des questions qui restent
sans réponse et que seuls les scientifiques découvriront,
telles: le contrôle de la douleur, l'insuffisance en oxygène
parfois ressentie par le foetus lors du travail, la connaissance de l'impact
physique et psychologique du travail sur le bébé, etc...).