Blanches silhouettes



Se balançant sur une marguerite
Elle regardait danser autour de la marmite,
Les ondulantes silhouettes blanches,
Une cordelette scintillant autour des hanches,

Comme des étoiles à la lueur du feu,
Captivaient ses grands yeux.
Curieuse de ces humains
Qui, se tenant par la main,

Tournaient en une ronde,
Tel qu’on le fait dans son monde.
Éblouie par le cercle blanc
Cette roue d’où montait un pur chant,

Entonné par les voix enlacées,
Des blanches silhouettes.
Ensuite vient la cueillette,
De ces herbes sacrées.

Sous la Lune pleine,
Ils passent tout près de la fée,
Respirant son haleine
Parfumée de rose thé.

Elle ne fuit pas,
Devant les blanches silhouettes,
Qui frôlent son blanc bras,
Mais il se fait tard, donc elle appelle la chouette,

Qui sur son dos la prendra,
Pour la reconduire à sa porte,
Non loin là-bas,
Dans les fleurs en cohorte,

Qui ploient dans le vent,
Colorant la brume du levant,
Qui verra s’y fondre les blanches silhouettes,
Et la fée qui s’y réfugiera.

Le jour neuf et naissant,
Tel un enfançon,
Gardera tout juste de la nuit,
Le refrain d’une chanson,

Des blanches silhouettes,
Ouïe par la fée une nuit.

Creirwy 18 juin 2004.

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