Boadicée

 

Belle reine des Icènes,

Tu résistas aux romains

Le sang de ton peuple dans la plaine

Pleure encore en un écarlate chemin…

 

Tes filles ont crié,

Ton corps a tremblé…

Veuve et guerrière,

Tu as pris, tête haute et fière

 

Les rênes d’une guerre,

Hélas, contre un ennemi

Impitoyable, soit-il honni.

Pour avoir fait de toi, Reine et mère,

 

Une prisonnière martyre…

Tu as préféré de ta propre main périr…

Le poison a coulé dans tes veines,

Comme le feu et le sang, sur une macabre scène,

 

De tout ton beau pays assiégé,

De l’île de Mona ravagée…

Gloire à toi grande Bouddica,

Femme celte, de ton trépas,

 

Demeure ton histoire, ton drame.

Point soumise à l’homme mais égale,

Tu ne t’es point inclinée devant la partiale

Justice de ces hommes d’armes,

 

Envahissant ton territoire

Tous gardent en mémoire,

Ta furieuse image

Ton glorieux courage,

 

Malgré la déplorable défaite,

Malgré la mort abominable…

Le poison t’a faite inatteignable,

Pas une fois de plus horrible fête,

 

Leurs mains t’auront fait.

Tes yeux plus jamais,

Tu n’as ouvert,

Et ces simples vers,

Veulent garder à la mémoire de tous,

Qu’un jour une grande Reine régna

Elle avait pour nom Boudicca,

Et elle lutta sans frousse,

 

Contre les légionnaires venus de Rome

Contre tous ces hommes,

Qui lui ravirent son honneur,

Et la vertu de ses filles, et de ses sœurs,

 

Tuant et pillant son peuple et ses gens,

Vieillards, hommes, femmes et enfants…

Le massacre elle a voulu arrêter,

Contre César et ses hommes elle a lutté…

 

La guerre elle la perdit,

Non sans avoir vengé

Ses filles souillées.

Elle s’ôta la vie,

 

Dans cette tempête de sang et de pleurs,

Qui secoua son beau pays

Cette royale fleur

Aura tout donné, jusqu’à sa vie,

 

Pour tenter de repousser,

La cadence des hommes casqués

Sur la terre Celte débarqués,

Pour la culture et le peuple Celte, étouffer…

 

Creirwy, 20 février 2004.

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