Brigantia
Brigantia, radieuse Déesse,
Alors que tes cheveux blancs
Redeviennent blonds tels les blés,
La Terre blanche dort,
Sous une couverture
argentée…
Une petite mort éternelle,
Qui te verra tel un phœnix,
Renaître au croisement des chemins,
Des saisons qui se
succèdent…
Toi, fière Déesse
Épouse de Bres le repenti,
Mère de 3 fils,
Réveille-toi de ton long sommeil,
Toi qui somnoles au sein de la
Terre…
Et que l’on célèbre
ton glorieux anniversaire!
Que le lait des brebis,
Gorge leur pis maternels.
Le lait et le miel,
Redonnent vie,
À cette saison à son
apogée,
Garante d’un printemps
radieux…
Je me pare d’or jaune,
Pour accueillir,
Ton court passage parmi les mortels,
Le temps d’une saison,
Le temps des futures moissons.
Veille sur ce qui se retire
Et renaîtra,
Veille sur ce qui après toi
viendra…
Le feu sacré dansera
Au sommet des hymnes de cire
Sous nos yeux sincères…
Les chandelles brûleront
En une humble offrande,
Alors que tu t’étendras sur
la nature de givre
Telle une promesse d’un printemps
de bonheur…
Puisses-tu te pencher sur nous,
Qui te révérons humblement,
Enracinés dans le sol
Tels les arbres que la Terre nourrit.
Nous attendons et accueillons,
Ton règne, Ô déesse
des temps reculés
Ton nom premier
Nous revient chanté dans le
vent…
Brigantia trois
fois mère, et épouse de Bres,
Sois la bienvenue chez toi en ce temps,
Qui est le tien,
Et en notre époque,
Puisses-tu faire ton
ancestral et éternel chemin…
Bénis sur ton passage, femme aux
ventres ronds,
Celles qui en rêvent…
Nourris nos champs et les animaux qui nous côtoient…
Ô Brigantia divine d’Imbolc,
Je te salue, me ploie et
t’évoque…
Creirwy, 30 janvier 2004…