Cœur céleste
L’étoile ardue
La vague assidue
Pieds et âme à nu
Avance l’ingénue.
Foulant le sol
L’esprit fol.
Soif inassouvie
Du nectar qui nous lie
À la vie qui tournoie
Dans les célestes émois.
Des torrents de lumières
Débordant en enfer
Inondant l’espace ravagé
La Terre et les corps mutilés.
Et coule le temps
Dans les veines du vent,
Et prie le ciel
Qu’il nous donne des ailes.
Anges déchus
Nous marchons vaincus
Sur la sphère bleue
Le mensonge au fond des yeux.
Les secrets des pierres levées
Au silence gardé.
Les portails vers ailleurs
Ne sont visibles qu’au céleste cœur !
Si l’enfance est enfuie
Si elle est enfouie
La mort de la magie guette
Plus sûre qu’un coup de baguette
Le temps châtiera celui qui a oublié
Qu’il fut un jour enfant émerveillé.
Pur est l’air du temps
Douce est la mer et son chant
Coule en larmes chaudes
Sur les âmes qui rôdent.
En peine et en prison
D’un corps dont elles ont eu raison.
Absoutes de tout péché
Elles pourront vagabonder,
Sous l’œil du cœur céleste.
De son sang un zeste
De ses larmes un reste
De son être un geste
Recette digeste
Pour les âmes affolées
Pour les cœur éprouvés.
Seul remède qu’elle donne
Seul antidote qu’elle abandonne
À nos mains impies.
Sa vie elle la dédie
À tous les êtres en détresse
Sur lesquels elle étend sa tendresse…
Creirwy, 26 août 2003.