Le chant du Merle

 

Au-delà des lointains rivages,

Au-delà de nombreux nuages,

J’ai ouï le chant du Merle,

Depuis dans ma vie il déferle.

 

De la source de la Mère,

Il se fait complice.

De mes pas sur la Terre,

Il se fait prémisse,

 

D’un renouveau de l’âme.

Si le doute freine mes pas,

Le Merle de son chant déclame,

Que vérités et réponses sont en soi.

 

Son chant célèbre la Terre,

Livrant des enseignements prospères.

Les énigmes sans clés se libèrent,

Quand dans son chant je me perds.

 

Je ne me perds,

Que pour mieux me reconnaître

Pour mieux Être,

Guidée sur la Mère,

 

Par  son vol et de son chant,

Qui guide mes pas sans révéler.

Il me laisse seule m’élever,

Mais il arrive que l’on joigne nos chants…

 

Le chant du Merle m’est parvenu,

De loin, porté par le vent,

Dans une enveloppe de brume,

Flottant sur un lit d’écume.

 

De mon rivage je l’ai saisi,

Tel une main tendue.

Je l’ai bien entendu,

Il chantait la Vie.

 

Uni au rythme de la Terre,

Il a vogué jusqu’à moi sur la mer.

Bercée par sa mélodie,

J’avance et je grandis.

À Syd

Creirwy 2 avril 2004.

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