Conte-vrai
La Dame a traversé l’histoire,
La Dame retrouve sa mémoire.
Elle cherche dans le noir de ses cheveux,
La vérité au fond de ses grands yeux.
On l’a traitée de sorcière,
Elle a traîné dans la misère.
Tous les soirs elle baigne dans le mystère,
Elle s’enrobe de lais et de vers.
Le passé a des racines bien profondes,
Qui dépassent la conscience du monde.
Elle remonte dans le corps de la femme,
Telle la marée rougeoyante de flammes.
Elle s’impose à l’esprit,
Qui dans le corps neuf gît,
Dans une vie, encore une vie.
Ton nom, Dame bénie,
N’est pas oublié, ni dépassé.
Il reviendra t’habiller,
De trèfles et de vent,
Le feu ta nature couvrant.
Tu es un feu au cœur d’une tempête,
Non, tu ne perds pas la tête…
Si en toi les fées font la fête,
Laisse s’assembler le casse-tête.
Il te revient du fond des âges…
La branche du sage,
Se tend vers toi,
Et tu la reçois…
À mon Amie, Eleiran…
Creirwy, 8 avril 2004.