La femme de ma vie

 

 

Je voudrais dire en un murmure

À celle qui partage mes nuits,

Mes jours, mon passé, mon futur,

Qu’elle est la femme de ma vie.

 

Elle emplit mon existence,

Quand je vais mal, quand tout va bien

D’un sourire, d’une présence,

Et sans elle je ne serais rien

 

Rien qu’une âme errant sur la terre,

Cherchant l’amour à tout venant,

Un petit grain de poussière

Ballotté sans fin par les vents.

 

Elle fut amante éphémère,

Quelques jours, juste avant les bans,

Si elle n’était pas la première

Elle effaça celles d’avant.

 

D’un simple baiser échangé

A jailli un bonheur intense,

Par le temps toujours distillé

Au cœur de nos existences.

 

L’amante est là derrière l’épouse,

Comment pourrais-je l’oublier ?

Si tendre, malicieuse,

Amoureuse et passionnée.

 

Quand je l’ai connue pleine et ronde,

Porteuse de vie étonnée,

Rien de plus important au monde

À mes yeux ne s’est présenté.

 

Toute surprise d’être mère

Deux fois son ventre s’arrondit,

Elle fit de moi un heureux père

Grâce dont je la remercie.

 


Maintenant, quand je la regarde,

Elle est belle comme au premier jour,

Et sur elle mes yeux s’attardent

Dans son regard je lis l’amour.

 

Bien sûr, nous n’avons plus vingt ans,

Et rien ne pourra réparer

L’irréparable outrage du temps :

Les années sur nous ont passé.

 

Dix sept ans se sont écoulés

Depuis notre premier baiser.

C’est long, c’est court, mais jamais

Mon amour ne s’est érodé.

 

Témoignage de cet amour,

Ces quelques vers suffiront-ils

A lui dire que nuit après jour

C’est elle la femme de ma vie ?

À Magda.

Gauvain

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