Fête

Les fées dansent et culbutent
Au son guilleret de la flûte,
La licorne joyeusement caracole
Ivres, les fées ont l’âme folle.

Elles sont ivres du vin de joie,
Encerclant chaque pas,
De la blanche silhouette
Qui traverse les bois, discrète.

Les fées dansent à ses pieds,
La licorne lui fait traverser,
La distance qui sépare les siens,
Entre deux mondes distincts.

C’est une fête qu’elle soit rentrée,
Que son cœur elle ait écouté.
Que son séjour parmi les hommes soit écourté,
Nulle ne s’en plaint, alors que ses ailes ont repoussé.

La harpe de sa mélodie,
Enlace les corps enhardis.
Les corps chatoyants
Dans un rayon de Lune tournoyant,

Comme corolles de fleurs au vent,
Est l’accueil le plus gracieux,
Qu’aient contemplé ses yeux.
Rien de plus charmant n’est en cet instant,

Que ces gaies retrouvailles
Et ces féeriques ripailles.
Deux étoiles noires brillent;
Ses yeux à cœur de nuit, scintillent,

D’une joie retrouvée
Dans son cœur si longtemps égaré.
C’est la fête chez les fées et lutins;
Elle a enfin retrouvé son chemin.

Creirwy, 14 juillet 2004.

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