La
porte
Je suis douce,
comme la brise d'Orient,
dont les yeux baissés,
sont une ode silencieuse,
à ta porte fermée…
Je regarde au-delà,
Des visages composés,
Que tu t’imposes,
Et dont tu disposes,
Pour les tromper.
Une aile frôle ta joue,
C’est le sourire de Rhiannon,
Dans le plumage doux,
D’un nuage noir.
Sauras-tu le voir?
Le chant des cygnes,
Appellent ton âme,
Iras-tu au bord du lac,
À la rencontre de ton reflet?
Ne sachant plus, qui tu y verras?
La porte est fermée, verrouillée
Les verrous rouillés
Mais les gonds cèdent,
Sous le poids de ma pensée,
Et je traverse ta porte,
Même si tu voulais te cacher.
Derrière toute les portes,
Tu peux bien te cacher,
Je pourrai toujours te trouver,
Et deviner ce que ta bouche tait.
De haut de mon arbre,
Je te regarde passer…
Et je te vois en rond, tourner.
Je souris, car je sais,
Que déjà tu connais le cercle…
Tu cherches trop loin,
Ce qui est juste à côté.
Tu ne me vois plus.
Et moi je resterai,
Dans le cercle à attendre,
Que tu ouvres la porte
Entre nous deux.
À
ceux qui se
reconnaîtront.
Creirwy , 1 juin 2004.