Larmes de la fée
Dans son regard
La tristesse de la Terre
Dans le noir,
Les larmes de la Mère.
Les ailes de son dos,
Arrachées comme les pétales,
Au cœur d’une fleur,
La fureur du mal,
A ri de sa douleur.
Elle s’est affalée
De tout son long
Sa chair fanée,
D’un mal sans nom.
Le frisson sur sa peau
Le son d’un rire scatologique,
Ses yeux mornes débordant d’eau,
Sous le regard sarcastique,
De l’âme du baderne,
Qui se rit de ses paroles,
Comme des idées d’une folle,
Récitant des balivernes.
Son âme baguenaude
Le mépris galvaude
Ses propos qui dépassent,
Et son esprit trépasse.
Son cri dans un idiome
Que nul ne saisit
Fait pleurer le gnome
À l’ombre du souci.
L’iambe lyrique
Envolée fragile
Dans la voix fébrile,
De l’âme kymrique.
Les larmes de la fée
À l’âme éclaboussée
Des soupçons cruels,
Sont versées de plus belle.
Sur la tête des enfants qui oublient
Sur la tête des grands qui sourient,
Sans plus jamais la voir
Sans plus jamais croire,
Qu’elle les berça,
Qu’elle fut toujours là…
Dans sa mort elle les bénit,
Malgré que sa vie, ils nient.
Creirwy, 20 mars 2004.
Fond de Chante Lune