La sirène
chantait
Elle chantait aux dieux,
Elle chantait aux hommes,
Elle leur chantait l’amour,
Elle leur chantait la pomme…
Jouant avec les mots,
Comme d’autres de la harpe…
Solitaire dans l’humanité
Assisse inlassablement sur son rocher.
Rocher inébranlable et silencieux,
Duquel elle est tout de même tombée,
Renversée par une vague impromptue,
Trop furieuse, trop grande…
Et son chant subitement s’est tu…
Son chant d’amour mourut…
Pourtant elle savait nager,
Mais la tempête plus forte,
L’a happée…
Rien n’est jamais acquis,
Tout est bref et éphémère…
À quoi servent les guerres?
Dans les temps troubles
Qui se souviendra du chant de la sirène?
Qui saura qu’elle s’est noyée…
Dans la tempête de ses yeux…
Creirwy 19 mai 2004.