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((texte d'introduction))

J'ai le droit...
...de
prendre soin de moi-même. Ce n'est pas un acte égoïste.
Cela me permettra de mieux m'occuper de mon être cher.
...de demander
de l'aide des autres, même si la famille me le reproche. Je
reconnais les limites de mon endurance et de ma force.
...de maintenir
certaines facettes de ma vie, même si elles n'englobent pas
la personne dont je m'occupe, de même que je le ferais si cette
personne était bien portante. Je sais que je fais mon possible
pour cette personne et que j'ai le droit de faire des choses pour
moi.
...d'être
en colère, de déprimer et d'exprimer par moments mes
sentiments de frustration.
...de résister
à toutes tentatives de manipulation (conscientes ou inconscientes)
qui me pousseraient vers un sentiment de culpabilité ou de
dépression.
...de recevoir
de la considération, de l'affection, du pardon et de l'acceptation
pour mes actions de la part de la personne que j'aime, pour autant
que je lui offre ces mêmes qualités en retour.
...d'être
fièr(e) de ce que je fais et d'applaudir le courage dont j'ai
besoin dans ma tâche de partenaire-soignant.
...de protéger
mon individualité et de maintenir une activité qui me
sera utile si un jour, ma/mon protégé(e) n'a plus besoin
de mes soins.
...d'espérer
que si des progrès sont faits pour aider les personnes physiquement
ou mentalement malades, un effort sera aussi fait pour soulager la
tâche des soignants.

Bible
du Partenaire-soignant
Maintiens des contacts sociaux et autant d'activités que possible.
Prépare
un emploi du temps écrit sur lequel tu amenages des moments
pour toi. Sur une base journalière ou hebdomadaire, l'important
c'est de s'y tenir.
Enrôle
des membres de la famille ou des professionels pour te relayer. Mêmes
plusieurs s'il faut couvrir des week ends ou vacances
Ne
te prends pas pour un martyre. Personne ne peut seul assumer les soins
sans jamais demander de l'aide. Si tu le peux, trouve-toi un travail
ou une activité qui te sort de chez toi.
Il
faut que les enfants et autres membres de la famille comprennent la
maladie. Laisse-les prendre ta place pour de courtes périodes
pour qu'ils se rendent compte du stress impliqué. Eux aussi
feront l'expérience des doutes, de la négation,
de la culpabilité, de la colère et une partie de cette
colère pourra peut-être retomber sur toi.
La
culpabilité et la colère sont des émotions normales.
Apprends à les reconnaître mais n'agis pas sous leur
emprise. La colère accompagne généralement la
culpabilité.
Les
maux de tête, l'insomnie, les maux de dos ou d'autres manifestations
physiques peuvent être dues a un stress relatif à un
sentiment de colère,culpabilité et/ou dépression.
Presque tous les partenaires-soignants sont affectés physiquement
par la maladie de celui/celle dont ils s'occupent.
Pour
être un soignant efficace, il faut s'aménager du temps
pour soi.
Source:
inconnue
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