Merci

	Partir, c'est mourir un peu.
	Partir, c'est aussi laisser un peu
	De son âme, un peu de son coeur,
	Derrière soi.

	Près de 35 ans dans un même lieu,
	Etude et travail confondu,
	Près de 35 ans, donc,
	Dans une grande famille mouvante
	Avec les Michel Lambert, Gauthier
	Avec les Pierre Gaumond qui fut
	Mon premier initiateur à l'informatique,
	Pierre Stewart, mon premier patron
	Et joueur de bridge,
	Avec les Philippe Guay comme ami,
	Avec Jean-Pierre comme frère de sang
	Et tous les autres comme amis, confrères,
	Partenaires et équipiers.

	Partir, c'est mourir un peu.
	Partir, c'est revivre aussi.
	Une renaissance,
	Renaissance à la vie,
	Renaissance à la musique,
	Renaissance à l'amour.

	Partir, c'est accepter
	Que cette vie soit terminée,
	Qu'il est temps de passer à autre chose,
	Qu'il est temps de chercher
	Si ce n'est déjà fait
	Un nouveau sens à sa vie.

	Un peu d'ennui parfois de la vie passée
	Mais jamais de regret.
	Un peu de mélancolie
	Mais sans tristesse.

	Partir est si difficile.
	Les morceaux d'âme arrachés,
	Disparus avec les confrères
	Créent un vide insondable.
	Le coeur morcelé
	Change son battement
	Et le rythme de notre vie.

	Partir, c'est le moment
	Tant redouté des adieux.
	

	Robert Boucher  29 avril 1999