Le Dieu Nil

Sa source se perd dans l'infini desséché
Loin au-delà des cataractes sacrés
Ce sont les larmes des dieux
Tristes chaque année
De notre Eloignement

Apis et Anubis commandent
Pour leur bain
Et aussi pour nourrir l'Egypte
Les papyrus
Les plantes et les oiseaux
Les animaux et même les hommes
Cette crue divine

Et comme eux
Désolé et généreux
J'ai versé ce matin
La goutte sacrée
Dans les vases asséchés