Tour de Nesle

Sous la tour de Nesle
Un portillon camouflé
Permettant des amitiés
Aux hautes damoiselles.

Chemins de ronde
Pavés brisés
Longues nuitées
nauséabondes.

Las, ces belles robes de jadis
Traînées dans la fange honteuse
Et les couchettes bourbeuses
Des amitiés factices.

Bruit de la garde
Éclat des guisarmes
Approche sans alarme
Sous lueurs blafardes.

Et la crasse enserre la beauté,
Et le fer écrase la soie
Et la main d´un pauvre matois
Éteint le chant de la volupté

Sur la tour de Nesle
Un créneau oublié.
Plus de douces mélopées
Sur la tour de Nesle.