Ô ma mère
Ô ma mère, ma courageuse mère
Qui a tant enduré, tant peiné,
Qui a tant donné, tant aimé,
Qui a tant rêvé, tant espéré,
Toi qui as été mon premier pays,
Mon tout premier univers,
Je pourrais des heures durant
Raconter tes rires et ta gaieté,
La fraîcheur de ta mémoire
Et la truculence de ton verbe
Sans oublier ta beauté
Qui a su traverser le temps
Et m’accompagner fièrement.
Ô ma mère, ma joyeuse mère
Comment te dire simplement
Je t’aime?
Comment te remercier
De ce don de vie
Qui fut le tien?
Comment te montrer
Cette partie de moi
Qui rêve du pays
Que tu as tant désiré,
Tant défendu, tant inventé?
Comment encor en ces jours sombres
D’où l’avenir se retire,
En ces jours si sombres
Que la libre pensée ploie
Sous le joug de l’uniformisation,
Comment... préserver la foi inébranlable qui t’habite
Pour continuer la lutte?
Ô ma mère, ma petite mère,
Et pourtant mon immense amour,
Il y a " merci " à te dire,
" Grand merci "d’être toi.
Je t’aime.