
O muse prête-moi ta lyre
Afin qu’en vers je
puisse dire
L’un des combats les plus fameux
Qui se
déroulèrent sous les cieux.
Refrain :
De
profundis morpionibus
Et secatis roupettibus
Et excita
verolabus.
Dans un vagin de forte taille
600 000
poux livraient bataille
A un nombre égal de morpions
Qui
défendaient l’entrée du con.
Le choc fut
épouvantable
On croyait que c’était le
diable
Les femm’s enceintes en accouchant
Chiaient
d’la merde au lieu d’enfants.
La bataille fut
gigantesque
Tous les morpions périrent ou presque
A
l’exception des plus trapus
Qui s’accrochaient aux
poils du cul.
Ils ont bouché presque la fente
Que
les morpions morts ensanglantent
Et la vallée du cul au
con
Etait jonchée de morpions.
Le commandant
d’une escouade
Voyant périr ses camarades
Cria :
Morpions ! Nous sommes foutus
Piquons un’ charge au
trou du cul.
Un morpion de noble origine
Qui revenait de
Palestine
Leva sa lance et s’écria :
Les
morpions meurent et n’se rendent pas.
Pour reprendre
l’ avantage
Les morpions luttaient avec rage
Mais
leurs efforts furent superflus
Les poux gardèrent le
dessus.
Le général nouvel Enée
Sortant
des rangs de son armée
A son rival beau chevalier
Propose un combat singulier.
A ch’val sur un poil
de roupette
Armé d’une longue lorgnette
Le
capitaine des morpions
Examinait les positions.
Tout à
coup un obus arrive
Qui lui fait perdre l’équilibre
Le capitaine est bien foutu
Il tombe au fond du trou du cul.
Bardé d’un triple rang de crasse
Transpercé
malgré sa cuirasse
Le capitaine des morpions
Tomba
sans vie au fond du con.
Un morpion motocycliste
Prenant
la raie du cul pour une piste
Vint avertir l’état-major
Que le capitaine était mort.
Pour retirer leur
capitaine
Tous les morpions firent la chaîne
Mais
hélas vains furent les efforts
L’abîme ne
rend pas ses morts.
Puis au plus fort de la bataille
Soudain frappé par la mitraille
Le maréchal
des morpions
Tomba mort à l’entrée du con.
Un soir au bord de la ravine
Tout couvert de foutre et
d’urine
On vit un fantôme tout nu
A cheval sur
un poil du cul.
C’était l’ombre du
capitaine
De chancres et d’asticots pleine
Qui faute
d’inhumation
Puait le maroilles et l’arpion.
Devant ce spectre qui murmure
D’être privé
de sépulture
Tous les morpions firent serment
De lui
él’ver un monument.
En vain l’on chercha
sa dépouille
Sur la pine et sur les deux couilles
On
ne trouva qu’un bout de queue
Qu’un sabre avait
coupé en deux.
La troupe aussitôt prend les
armes
L’enterre en versant force larmes
Comme au
convoi d’un cardinal
Ou bien d’un garde national.
Puis les plus jolies morpionnes
Portaient en pleurant
des couronnes
De fleurs blanch’s et de poils de cul
Qu’avait tant aimé le vaincu.
Son cheval
même l’accompagne
Et quatre morpions d’Espagne
Un’ larme à l’oeil le crêpe au bras
Tenaient les quatre coins du drap.
Au bord du profond
précipice
On rangea les morpions novices
Ils
déferlèr’nt par escadrons
Tout en sonnant de
leurs clairons.
Ils le suivirent au cimetière
S’assirent en rond sur leur derrière
La crotte
au cul, la larme à l’oeil
Tous les morpions étaient
en deuil.
On lui él’va un cénotaphe
Où
l’on grava cette épitaphe
« Ci-gît
un morpion de valeur
Tombé sans vie au champ d’honneur. »
Et l’on en fit une relique
Que l’on mit dans
un’ basilique
Pour que les futurs bataillons
Sachent
comment meurt un morpion.
Sur une couill’ grosse et
velue
L’on érigea une statue
A ce capitain’
de morpions
Mort si brav’ment au fond d’un con.
Depuis ce jour on voit dans l’ombre
A la porte
d’un caveau sombre
Les morpions de noir vêtus
Montant la garde au trou du cul.
Depuis ce temps dans la
vallée
On entend des bruits de mêlée
Les
morpions pour venger l’vaincu
S’cramponnent à
tous les poils du cul.
Et parfois les soirs de brume
Quand
sur la terr’ se lèv’ la lune
On voit les âmes
des morpions
Voltiger sur les poils du con.