DOYON[1] Jean (c.1619-1664)

 

Fils de Jacques Doyon et de Françoise Couturier, de la paroisse de Pernay (Périgny) en Aunis, il contracte mariage devant le sieur Delafosse, le vendredi 28 octobre 1650, avec Marthe Gagnon, née vers 1636, fille naturelle de Mathurin Gagnon et de Vincente Gauthier, et l'épouse à Québec. le samedi 19 novembre 1650. De leur union naissent six enfants. Le contrat de mariage n'est déposé, au greffe du notaire Auber, que le lundi 5 avril 1660.

 

Il s'engage pour trois ans à Pierre Prévost, pour la Compagnie de la Nouvelle-France, devant le notaire Teuleron de La Rochelle, le 2 mai 1644, et se dit du bourg d'Énandes en Aunis. Il vient travailler au service du sieur de Repentigny et on lui promet un salaire de 60 livres par année. Au terme de son engagement, le 9 novembre 1647, il s'oblige à livrer à Jean Bourdon, pour le mois d'avril suivant, cinq cents madriers de merisier, à 11 livres et 10 sols le cent, et trois cents planches de cèdre, à 55 livres le cent. Il s'établit à Château-Richer où, le 20 juillet 1652, Olivier Le Tardif, procureur de la Compagnie de Beaupré, lui concède une terre de quatre arpents de front par une lieue et demie de profondeur. Le 11 mars 1653, son voisin Gilles Bacon lui cède un arpent de terre de front, en retour de deux arpents et demi. Cette cession ne paraît pas être complétée mais elle a pourtant des suites négatives plus tard. Le 22 août 1655, il loue pour cinq ans la terre voisine de la sienne qui appartient au sieur Robineau de Bécancour. Il loue également les animaux et s'engage à verser au sieur de Bécancour le tiers des grains la deuxième année du bail et la moitié les autres années. Pendant qu'il fait valoir cette ferme, ses voisins ensemencent à son insu sur sa propre terre, comme nous le révèle un jugement du lieutenant-général, en date du 16 février 1664. Depuis sept ans, la veuve Bacon fait valoir un arpent et demi de sa terre sans qu'il le sache. I1 demande d'entrer en possession de son bien. On lui donne raison. Il décède deux mois plus tard étant inhumé à Château-Richer, le 27 avril 1664. Sa veuve fait procéder à l'inventaire des biens par le notaire Auber, le 31 mars 1665. Il possède une maison de trente pieds par dix-huit pieds, évaluée à 350 livres, et une grange de trente pieds par vingt pieds, d'une valeur de 240 livres.

 

ANQ GN Lecoustre 09-11-1647; Auber 11-03-1653; 05-04-1660; 31-03-1665; Audouart 22-08-1655; JDCS I, 16-02-1664, p. 123-124. Debien Gabriel, RHAF vol. VI, no. 211, p. 376. Gariépy Raymond, TCR p. 528.



[1] Source; Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres Québécois (1608-1700), Tome II