L’ancêtre Jean Dubuc

DUBUC[1] Jean (1638-1688)

Baptisé le jeudi 21 janvier 1638, à Sainte-Trinité de Bois-Guillaume, archevêché de Rouen en Normandie, (Seine-Maritime), fils de Pierre Dubuc et de Marie Hautot, il contracte mariage devant le notaire Becquet, le mercredi 7 décembre 1667, avec Françoise Larchevêque, fille d'Adrien Larchevêque et de Françoise Reins, de Saint-Martin de Veules-les-Roses, archevêché de Rouen en Normandie, et l'épouse à Québec, le samedi 14 janvier 1668. De leur union naissent cinq enfants.

C'est comme domestique de Jean Bourdon que nous le retrouvons à la Côte Saint-Jean de Québec, lors des recensements de 1666 et 1667. Il reçoit une concession dans la seigneurie de Dombourg, le 20 mars 1667, mais ne va pas s'y établir, car il travaille comme fermier du sieur Dombourg dans sa seigneurie de Saint-Jean. Le 4 février suivant, le sieur Jean-François Bourdon de Dombourg lui loue, pour une période de six années, à 800 livres par année, sa ferme de la Côte Saint-Jean de Québec. Le premier mai 1668, Anne Gasnier, veuve de Jean Bourdon, fait procéder au nom de son fils, à l'évaluation des animaux et des objets laissés à la disposition de leur fermier. On relève entre autres deux boeufs estimés à 300 livres et deux autres à 270 livres. Pierre Bissonnet engage, à son service son fils Jacques âgé de huit ans, jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de dix-neuf ans, moyennant son logement et sa nourriture. René Pelletier qui lui doit 67 livres et 10 sols, lui fait transport, le 16 juillet de la même année, d'une pareille somme dont lui est redevable Pierre Lefebvre dit Ladouceur.

Comme il ne peut pas faire valoir sa terre de Dombourg, il la loue pour trois ans à André Demers, moyennant la moitié des grains, le 15 octobre 1669. Champion des comparutions à la Prévôté de Québec, il a gain de cause contre Pierre Levasseur auquel il réclame payement de 53 livres, le 22 janvier 1670. Soucieux de bien faire valoir la terre de Saint-Jean, il engage à son service pour une période d'un an, le premier juin 1670, le compagnon volontaire Pierre Jourdain, auquel il promet 110 livres, et le 17 août suivant, Michel Maillou, pour un salaire de 135 livres. Ses affaires étant prospères, il achète la terre de Pierre Lefebvre à Dombourg, le premier avril 1671 et paie 600 livres comptant. Le 5 avril, il emprunte 500 livres à Charles Aubert de La Chesnaye, et promet de lui rembourser le tout par une rente annuelle de 27 livres 15 sols et 6 deniers. Le 26 mai suivant, il engage le volontaire Marin Varin jusqu'à la Toussaint, en lui promettant 40 livres et, le 5 juillet, Pierre Jourdain, pour un an, au salaire de 135 livres. Il vend deux cents minots de blé au prix de 600 livres à Charles Aubert De La Chesnaye, le 11 octobre de la même année. Le 12 novembre, Jean Prou, Pierre Jallet et Laurent Lomier lui doivent 129 livres pour des marchandises. Il termine cette année 1671, en louant pour un an une terre du sieur Aubert De Lachesnaye à la Côte Sainte-Geneviève, à raison de cinq minots de blé par arpent de front.

Au cours de l'année 1672, il comparaît pas moins de douze fois à la Prévôt de Québec et notamment deux fois comme arbitre, le 10 février, pour évaluer la terre et les bâtiments de feu Louis Sédillot et, le 2 septembre, pour estimer les dégâts causés sur la terre des Ursulines. Il achète, le 20 mars 1673, l'habitation d'Honoré Martel à Gaudarville. Le 12 août suivant, il doit 434 livres et 15 sols à Philippe Gauthier de Comporté pour des marchandises, tant pour lui que pour madame Bourdon. Jean Lepicq habitant de Dombourg lui doit 100 livres. Pour la bonne amitié qu'il lui porte ainsi qu'à sa femme, il passe un accord avec lui, le 25 octobre, et promet de ne faire payer cette somme qu'après son décès ou celui de sa femme. Le bail de la terre de Saint-Jean étant parvenu à terme, Anne Gasnier la lui loue de nouveau pour trois ans, le 12 novembre, à 400 livres par année. Il loue à son tour pour trois ans à Jean Senelay, sa terre de Dombourg pour la moitié des grains. Mais le contrat est annulé le 7 août suivant. Le 11 novembre. Jacques Béatrix lui doit 200 livres pour la pension de sa femme et de son enfant pendant une année et pour son passage en France. Le 16 octobre 1675, il emprunte la somme de 700 livres au marchand Jean Quillaud de La Rochelle. Comme il doit 200 livres à Claude Charron pour des marchandises, il lui fait transport le 12 novembre, de la somme équivalente que lui doit Jacques Béatrix. II termine cette année 1675 en louant, le 31 décembre, pour une durée de trois ans, sa terre de Dombourg à Jean Sicard et Jean Alain qui doivent lui payer par année quarante minots de blé et quinze minots de pois verts.

Malgré tous les travaux qu'il accomplit, il trouve encore moyen de charroyer pour Jean Lerouge toute la pierre dont il a besoin pour ses bâtiments, depuis la Fontaine Champlain jusqu'à la maison de Charles Amyot. Le Rouge lui promet 32 sols et 6 deniers par toise de pierre transportées, et 3 livres par « chaloupée » de sable. Pierre Picher s'engage, le 14 août suivant, à lui couper et engranger son blé, moyennant 110 soldes par arpent. En compagnie de Noël Pinguet, le 2 novembre suivant, il achète la terre de Jacques Béatrix, passé en France. Il la revend 300 livres à Jean-Baptiste Morin, le 19 janvier 1677 et obtient pour sa part 208 livres et 10 sols. Il se départit, le 21 février en faveur de Louis Brassard, de l'habitation de deux arpents de front par trente arpents de profondeur qu'il a achetée d'Honoré Martel. Il en obtient 320 livres. Le 15 avril, il loue à Pierre Aigron jusqu'à la Toussaint, au prix de 46 livres, une partie de terre à Saint-Jean. Jean Breau et Guillaume Yvelin lui doivent, le 2 novembre, la somme de 175 livres pour deux chevaux qu'il leur a vendus. Le sieur Charles Bazire le somme, le 15 novembre, de lui faire voir tous les biens meubles qu’il détient de la ferme du sieur Bourdon à Saint-Jean. Il demande qu'on évalue à la baisse les objets et les animaux. Il termine de la sorte son bail de la terre de Saint-Jean. François Moïse dit Latreille lui doit, le 28 novembre suivant, la somme de 31 livres et 10 sols, pour des marchandises.

Il va s'établir ensuite sur sa terre de Dombourg. Le 27 août 1678, il promet de livrer à René Brisson, cinquante minots de blé et vingt-cinq minots de blé d'Inde, au prix qu'il vaudra lors de la livraison. Avec Étienne Léveillé, le 14 novembre 1679, il promet de livrer au sieur François Hazeur deux cents madriers de dix pieds de longueur, à 50 livres le cent, et cinq cents planches de douze pieds de longueur, à 45 livres le cent. Le 15 mars 1680, il donne quittance à Louis Brassard de tout ce qu'il peut lui devoir. Lui-même doit au boulanger Pierre Mesnier de Québec, le premier mars 1681. la somme de 142 livres. Au recensement de cette même année, il possède un fusil, douze bêtes à cornes et trente-cinq arpents de terre en valeur à Dombourg. Le 13 novembre, il vend à René Brisson vingt minots de blé et un baril de lard pour 80 livres. En compagnie d'Étienne Léveillé, il passe de nouveau un marché avec François Hazeur le 28 décembre de la même année. Tous deux s'engagent à lui livrer trente poutres de trente-et-un pieds de longueur, dont vingt en cèdre, et dix en épinette blanche, ainsi que cinq cents madriers de dix pieds de longueur, dont quatre cents en pin, et cent en cèdre, pour la somme globale de 550 livres.

Paul Cartier lui vend une terre à Neuville, le 10 septembre 1682, au prix de 20 livres. II obtient quittance de Jean Berchaud de La Rochelle, procureur d'Anne Mariet, veuve de Jean Quillaud. Il ne doit plus que 175 livres. Le 11 novembre, il doit toutefois au boulanger René Sénard, soixante-deux minots de blé. Ce demier paie 75 livres pour lui, le 6 novembre 1683, à Henry Belard, procureur de la veuve Quillaud de La Rochelle, et Pierre Mesnier, auquel il doit déjà 200 livres, verse en son nom à ce même Belard, les 100 livres restantes. Pour solde de tous comptes envers Pierre Mesnier, il doit quatre-vingt-deux minots de blé, le 6 novembre 1684. C'est 100 livres qu'il lui faut remettte à Jean Hardy , le 22 juin 1685. Le lendemain, il vend à Michel Roger au prix de 100 livres, l'habitation achetée de Paul Cartier. Un mois plus tard, le 23 juin, il se dit redevable de dix minots de blé à Louis Dupont. C'est en pleine activité qu'il disparaît dans un naufrage à la Pointe-aux-Écureuils, le premier novembre 1688. Il est inhumé le surlendemain à Neuville.

ANQ GN Becquet 20-03-1667; 07-12-1667; 04-02-1668; 01-05-1668; 09-01-1669; 16-07-1669; 15-10-1669; 01-06-1670; 17-08-1670; 01-04-1671; 05-04-1671; 26-05-1671; 05-07-1671; 11-10-1671;12-11-1671; 26-12-1671; 20-03-1673; 12-08-1673; 09-03-1674; 11-11-1674; 12-11-1675; 28-02-1677; 15-04-1677; 15-11-1677; 28-12-1681; Duquet 16-10-1675; 31-12-1675; 14-08-1676;10-0-1-1677;02-11-1677; 28-11-1677; 27-08-1678; 15-03-1680; 13-11-1681; 10-09-1682; 23-10-1682; Rageot G. 25-10-1673 (2); 12-11-1673; 27-03-1676; 02-11-1676; 21-02-1677; 14-11 1679; 01-03-1681; 11-11-1682; 23-06-1685; Genaple 06-11-1683 (2); 06-11-1684; 22-06-1685; 23-06-1685; PQ Reg. 5, 10-02-1672, fol. 16v.; Reg. 5, 02-09-1672, fol. 196r.; CPJN 22-01-1670, no. 71. Godbout Archange, OFCp. 48

[1] Source; Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres Québécois (1608-1700), Tome II