LEVASSEUR[1] Pierre (c.1627-1694)

dit Lespérance

 

Fils du maître menuisier Noël Levasseur et de Geneviève Gaugé de la paroisse Saint-Leu-et-Saint-Gilles de Paris, frère de Jean, époux de Marguerite Richard et de Jeanne, épouse de Christophe Drolet, il épouse à Québec le lundi 25 octobre 1655, Jeanne Chaverlange, fille d'Antoine Chaverlange et de Marthe Guérin, de la paroisse Saint-Ursin de la ville de Bourges en Berry. De leur union naissent sept enfants.

 

Ce menuisier est au pays dès 1654: il est parrain de Pierre Drolet à Québec, le 13 août. Il se marie en octobre 1655 et s’établit à Québec. La compagnie de la Nouvelle-France lui concède une terre le 4 mars 1657 dans la seigneurie d’Argentenay à I'Île d'Orléans. Avec son frère Jean, Guillaume Loyer, Pierre Biron, François Gariépy, François Miville et Raymond Pagé, il adresse une requête pour la fondation de la Confrérie de Sainte-Anne. Le premier novembre 1658, il reconnaît que Jacques Nourry lui a fait transport d’une concession de la Côte Saint-Michel, dont il a joui depuis deux ans. Il la lui rend, moyennant 114 livres pour les travaux qu'il y a faits, sur quoi il remet 100 sols à Charles Palantin pour Jacques Nourry et 9 livres à ce dernier. Le 24 novembre suivant, Richard Grouard s'engage à son service pour quatre mois moyennant son logement, sa nourriture et 90 livres de gages. Le lendemain il passe un marché avec Vincent Poirier à qui il promet de réaliser divers travaux de menuiserie à sa maison, moyennant dix minots de blé. Le gouverneur Dargenson lui concède un emplacement à la Haute-Ville de Québec le 27 juin 1659 entre la Grande-Allée et le chemin du Fort. Le 16 août 1660, avec son frère Jean qui est doyen de la Confrérie de Sainte-Anne et en compagnie des anciens maîtres, Raymond Pagé, Pierre Miville et Guillaume Loyer, il passe un contrat avec le maître menuisier Jean Lemelin pour la réalisation d'un rétable, au prix de 400 livres. Il vend à Vincent Chrétien sa terre de l'Île d'Orléans le 26 août 1663 et en obtient 140 livres. Au recensement de 1667, il habite à Québec et y travaille comme menuisier. Le 22 janvier 1670, Jean Dubuc lui réclame avec succès la somme de 53 livres. Il exécute des travaux de menuiserie lors de la construction de l'église de Beauport en 1674. Il a un différend avec Robert Mossion le 18 décembre et sa créance de 35 livres et 5 sols pour fourniture de marchandises est saisie sur les biens de la Fabrique de Beauport.

 

Le 12 septembre 1677, avec Maximilien Chefdeville, il doit 60 livres à Nicolas Roussin et ils s'engagent à lui remettre cette somme avant la Toussaint. Le 15 août 1678, Nicolas Bonhomme lui vend une charpente de maison de vingt-quatre pieds par seize pieds sur un étage au prix de 60 livres. Le 3 décembre suivant, il vend à Pierre Gracien un emplacement de trente pieds de front à la Haute-Ville de Québec auquel il ajoute quinze pieds de front le 21 avril 1679 pour la somme de 50 livres. Le 28 avril suivant, il en vend un de dix-neuf pieds et demi de front sur quatre-vingt-dix pieds de profondeur à Jacques Bertet pour la somme de 60 livres. Au recensement de 1681, il demeure à la Haute-Ville de Québec et possède une vache et douze arpents de terre en valeur. Mathieu Damours lui loue une vache le 16 décembre 1682, pour deux ans moyennant 14 livres par année. Il décède à l'Hôtel-Dieu de Québec le 12 mars 1694. Signature no. 769.

 

ANQ Audouart 04-03-1657; 16-08-1660; 26-08-1663; Peuvret 01-11-1658; 24-11-1658; 25-11-1658; Duquet 03-12-1678; 21-04-1679; 28-04-1679; Rageot G. 12-09-1677; 15-08-1678; 4-01-1685; 11-12-1686; 23-10-1689; Genaple 16-12-1682; CPJN 22-01-1670, no. 71; 18-12-1674, no. 114 1/2; ASQ Documents Faribault, F 96, 114.

Langlois Michel, DHDQ, l'Ancêtre Vol. 1, p. 151, D-184.



[1] Source; Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres Québécois (1608-1700), Tome 3