À la recherche de soi-même
Se découvrir soi-même,
c'est partir à l'aventure,
afin d'explorer différentes dimensions de mon être.
Cette aventure grandiose débouche sur une meilleure connaissance de moi-même et sur l'apprentissage de l'amour de moi.
Une fois que je suis capable de m'aimer, je peux m'aventurer encore plus loin et découvrir en moi-même une magnifique oasis de paix et de sérénité.
Je deviens alors autonome et en mesure de m'aimer moi-même sans avoir besoin de rien ni de personne.
Je vis un grand bonheur, tant et si bien que mon coeur en déborde et qu'il souhaite le partager.
C'est comme si j'avais découvert la terre promise... Mais dans un nouveau monde... Invisible cette fois.
Pour partager avec vous comment j'en suis arrivée là, je vais vous raconter ma petite histoire.
J'ai attendu beaucoup des autres, pour me sentir bien. J'ai dépendu très longtemps de tout ce qu'ils pouvaient m'offrir de gratifiant: pitié, confiance, attachement, gratitude, amour et plus encore.
Pour être moi-même, j'ai voulu devenir comme eux, n'exister que par eux et pour eux, rien que pour eux....
Pour m'assurer leur amour, je voulais devenir une réplique de tout ce qu'ils auraient pu être. J'ai tout fait pour me façonner à leur image, pour être la fidèle reproduction de ce que je croyais qu'ils étaient.
J'étais même prête à souffrir pour atteindre mon but, à la condition bien sûr, que cette souffrance vienne des autres.
Je croyais n'avoir rien à offrir de bon qui ne fut déjà en moi... Et je me devais de bâtir ma personnalité à partir de ce que les autres pouvaient me donner.
Je croyais n'être utile qu'à travers eux, que je ne valais rien par moi-même. Dès que les autres cessaient de me valoriser, je me dévalorisais. Dès que les autres cessaient de m'aimer, je me détestais. Dès que les autres cessaient de me supporter, je m'écrasais.
J'étais très vulnérable à la remorque de tous et chacun pour ressentir du bonheur.
Il n'y avait que les autres et je ne pouvais m'imaginer autrement.
Sans le savoir, je ne voulais rien de moi-même, mais tout des autres... Quelle belle leçon je me suis offerte. Toute une leçon, je dis.
Je n'ai pas découvert ce que je cherchais, loin de là. Mes rêves se sont vite changés en cauchemars.
Je me limite souvent à n'être qu'un pâle reflet d'eux-mêmes. Toutes les richesses qu'on aurait pu m'offrir n'auraient jamais été suffisantes, de toute façon. Car je voulais aussi l'impossible....
Un coeur qui se remplit de l'extérieur n'est jamais plein..
J'ai beaucoup souffert.. Tellement souffert que j'ai vécu l'enfer. L'enfer de chercher à l'extérieur ce qui se trouvait déjà en moi.
Je ne peux m'empêcher d'être triste en revoyant tous mes manquements.
Mon ego m'avait emprisonnée dans une marre de pensées, d'attitudes et de comportements d'où il est difficile de sortir. J'étais devenue prisonnière de moi-même.
Mon mental était un excellent gardien. Si habile et si astucieux que seul un fin renard, ou encore un fin filou, aurait pu tromper sa vigilance.
J'ai commencé à perdre mes illusions lorsque j'ai pris conscience du manque de plénitude que je ressentais; mon cœur était toujours à demi vide et les autres n'étaient plus en mesure de le remplir.
J'ai ensuite compris tout le drame qui se jouait. Je ne pouvais plus compter sur les autres pour me valoriser et m'aimer et je n'étais pas plus capable de le faire par moi-même.
J'étais sous le choc d'une cassure brutale, d'une incision profonde qui m'avait coupé le coeur en deux.
Mon mental n'y pouvait rien et se sentait déjà dépassé par les événements.
À partir de ce moment-là, c'est comme si on m'avait jeté un sort. Tout ce qui existait avait changé de sens et devenait une source de malheur. Je ne comprenais plus rien.
Je n'avais plus rien sur quoi m'appuyer. Plus rien à quoi m'accrocher pour maintenir en moi la moindre étincelle de joie, si minime soit-elle... Plus rien à agripper à l'extérieur de moi-même.
Il n'y avait rien que du vide. Dieu, l'âme et la spiritualité, c'était trop loin... Trop loin et trop abstrait pour ce que je vivais.
Tout était en place pour que la souffrance se manifeste. Elle ne s'est pas fait prier pour attendre, le chemin était libre.
Lorsque qu'elle est apparue, elle m'a envahie complètement.
Elle me neutralisait complètement et brouillait toute piste de solution. Si bien que penser devenait inutile et agir n'avait plus aucun sens.
Elle se cachait dans tout ce qui existe, comme une bête féroce prête à me sauter dessus au moment où je m'y attendais le moins. Elle se faufilait même dans mes rêves. Je faisais vraiment pitié à voir.
Ma souffrance était sournoise, impitoyable et sans merci. Ma dernière tentative fut un réflexe de survie suggéré par mon ego: fuir à toutes jambes devant la Mère des changements, m'enfermer seule avec moi-même, fermer toutes les portes pour me protéger....
Je suis devenue comme une maison vide sans chauffage l'hiver, seule avec le malheur qui me ronge un peu plus chaque jour.
Cette froide réalité m'a empêché de croire au bonheur. Ce ne fut pas bien long que ma souffrance m'avait déjà rattrapée.
Lorsque je suis descendue au plus bas de ce que je pouvais être à la limite de ce que je pouvais endurer, au fond de la douleur, au plus creux du désespoir, rester en vie était un grand défi.
J'ai réalisé que je n'avais plus rien à perdre. Plus rien de m'intéressait, tout était un prétexte pour souffrir davantage.
À partir de ce moment, quand je suis dans cet état, il ne peut se produire que quelque chose de mieux. Car je n'ai plus la force de résister et mon ego se dégonfle.
J'aurais pu l'éviter si j'avais cessé de m'entêter et de résister avec autant d'acharnement, plutôt que d'accepter simplement de changer.
Mon ego avait besoin de descendre de son piédestal pour que mon âme prenne la place qui lui revient.
J'ai commencé à trouver en moi tout ce dont j'avais besoin.
J'ai réalisé que j'avais une conscience qui pouvait se connecter à mon âme pour la rendre plus puissante et pour m'aider à être heureuse.
En abandonnant plusieurs de mes croyances et de mes jugement de valeur, mon ego se transforme, il devient l'ami de mon âme.
Je me rends compte que les autres n'ont fait que stimuler ce qui était déjà en moi.
Je ne veux plus attendre la confiance des autres pour croire en moi. Je sais qui je suis et je reconnais ma propre valeur en tout temps.
Cette compassion m'amène la paix et la douceur. C'est ainsi que je peux me détacher et cesser d'attendre des autres ce qu'ils ont à m'offrir pour que j'éprouve des sensations agréables.
Cet état d'être m'incite à m'aimer. Je n'ai plus besoin de l'amour des autres pour m'aimer. Mon coeur s'ouvre véritablement à l'amour.
J'éprouve de la gratitude pour tous ceux qui ont croisé ma route ... Surtout ceux qui ont permis de contacter autant de souffrance en moi-même. Ceux-là ont tellement contribué à mon bonheur et à mon apprentissage....
Je vous souhaite aussi de reconnaître votre valeur par vous même, c'est une plus grande joie de se ressentir comme je me sens présentement...
Espoir3