Le missionnaire et le disciple
Le missionnaire est celui qui se protège de son vécu émotif par l'introjection de principes et de croyances qu'il présente aux autres comme des vérités absolues.
Le missionnaire n'admet aucune vérité en dehors de la sienne, ce qui explique son besoin de "convertir" ceux qui ne pense pas comme lui ou qui ne croient pas aux mêmes choses que lui. Il s'estime d'une certaine façon supérieur aux autres, plus avancé, plus parfait, la perfection étant, pour lui, la capacité de se mouler sur les principes et les croyances de la pensée qu'il représente. Convaincu que sa "croyance" peut sauver les autres, il juge ceux qui n'y adhèrent pas et va même jusqu'à les mépriser.
Le problème du missionnaire est un phénomène international. Des peuples entiers, habités par une croyance philosophique ou religieuse, tentent de convertir les autres à leurs convictions.
Le disciple est une personne qui a besoin d'un maître pour définir et trouver sa propre voie.
Toutefois, lorsqu'il se nie pour suivre le maître et sa pensée, lorsqu'il introjecte des valeurs et des valeurs sans vérifier si elle sont ou non en accord avec lui-même, il devient un automate, qui agit sur commande, comme une marionnette. Il devient alors un disciple sans âme, un être aplani qui répète ce qui a été enseigné et s'en sert comme une vérité pour niveler les autres.
Bien sûr, l'on ne devient pas disciple sans en avoir la responsabilité. Pour sortir de ce pattern, l'individus dois effectuer tout un travail de découverte sur lui-même. C'est la seule façon pour lui de bien distinguer ce qui lui convient de ce qui lui convient pas, la seule façon d'établir clairement ses propres points de ressemblance et de différence avec l'école de pensée qui choisi de suivre. Dans ce cas seulement, ses adhésions libres et propulsives. Autrement, il devient le disciple-missionnaire de principes qui lui servent de moules ne correspondant pas à ses états intérieurs.