Suite 2 Mémorandum

 

Tu es ma création la plus raffinée.

En toi , il y a assez d'énergie atomique pour détruire n'importe qu'elle grande ville... et pour la reconstruire.

Es-tu pauvre? Ta bourse ne contient-elle ni or ni argent?

Non. Tu es riche! Nous venons ensemble de faire le compte de ta fortune. Étudies-en la liste. Recompte encore tes richesses. Pointe ton actif!

Pourquoi tu te sens trahi? Pourquoi as-tu pleuré en disant que toutes les bénédictions de l'humanité t'avaient été retirées? Pourquoi t'es-tu fait croire que tu étais impuissant à changer ta vie? Es-tu dépourvu de talents, de sens, de possibilités, de plaisirs, d'instincts, des sensations et de fierté? L'espoir t'a-t-il abandonné? Pourquoi te blottis-tu dans l'ombre, comme un géant vaincu, dans l'attente d'un transport sympathique qui te mènerait vers le vide attendu et l'humidité de l'enfer?

Tu as tellement. Tes bénédictions débordent de ta coupe... et tu n'y as jamais pris garde, comme un enfant élevé dans l'abondance, car je te les ai toutes données généreusement et régulièrement.

Réponds-moi

Réponds toi-même.

Quel homme riche, vieux et malade, faible et impuissant n'échangerait pas immédiatement tout l'or que contiennent ses coffres contre tes bénédictions que tu as traitées tellement à la légère?

Apprends alors le premier secret du bonheur et de la réussite. Tu possèdes maintenant chaque bénédiction nécessaire pour atteindre une gloire merveilleuse. Elles sont ton trésor. Tes outils avec lesquels tu vas construire dès aujourd'hui les fondations d'une vie nouvelle et meilleure.

Alors , je te dis, compte tes bénédictions et sache que tu es ma plus grande création. C'est là, la première loi à laquelle tu dois obéir pour accomplir le plus grand miracle du monde, ressusciter des morts-vivants.

Où sont les handicaps qui ont entraîné ton échec? Ils ne se trouvaient que dans ton esprit.

Compte tes bénédictions.

Et la seconde loi est comme la première. Proclame ta rareté.

Tu t'es toi-même condamné à un champ aride et tu restes là, incapable de pardonner ton propre échec, te détruisant par ta haine, tes accusations et le dégoût que t'inspirent les crimes que tu as commis envers toi-même et envers les autres.

N'es-tu pas perplexe?

Ne te demandes-tu pas pourquoi je peux te pardonner tes échecs, tes fautes, ton comportement... alors que tu es incapable de te pardonner?

Je m'adresse à toi maintenant pour trois raisons. Tu as besoin de moi. Tu ne fais pas partie d'un troupeau marchant vers la destruction dans la masse grise de la médiocrité. Et tu es très rare.

Prends l'exemple d'une peinture de Rembrandt, d'une statue de Degas, d'un violon de Stradivarius ou d'une pièce de Shakespeare. Ils sont d'une valeur immense pour deux raisons : leurs créateurs étaient des maîtres et ils sont peu nombreux. Et pourtant, il existe plusieurs exemplaires de ces oeuvres.

Par raisonnement, tu es le trésor le plus précieux de la terre, car tu sais qui t'a créé et tu sais que tu es un exemplaire unique.

Jamais, parmi les dix-sept milliards d'individus qui ont foulé le sol de cette planète depuis le début de tous les temps, il n'y a eu quelqu'un qui te ressemblait exactement.

Jamais jusqu'à la fin des temps, il n'y aura quelqu'un qui te ressemblera exactement.

Jamais tu n'as montré ta connaissance ou ton appréciation de ton unicité.

Et pourtant, tu es la chose la plus rare du monde.

De ton père, en un moment suprême d'amour, s'est écoulé un nombre infini de graines d'amour, plus de quatre cent millions. Et toutes, alors qu'elles se dirigeaient vers ta mère, ont péri. Toutes, sauf une! Toi.

Tu es le seul à avoir persévéré dans la chaleur amoureuse du corps de ta mère, à la recherche de ta moitié, une cellule de ta mère, tellement petite qu'il en faudrait deux millions pour en remplir une coquille de noix. Et pourtant, en dépit des chances pratiquement impossibles dans ce vaste océan d'obscurité et de désastre, tu as persévéré, tu as trouvé cette cellule infiniment petite, tu t'es joint à elle et tu as commencé une vie nouvelle. Ta vie.

Et tu es arrivé, portant en toi, comme le fait tout enfant, le message que je n'étais pas encore découragé de l'homme. Deux cellules maintenant unies dans un miracle. Deux cellules, chacune contenant vingt-trois chromosomes et, dans chacun de ces chromosomes, des centaines de gènes définissant tes yeux jusqu'au charme émanant de tes manières, jusqu'à la dimension de ton cerveau.

Avec toutes les possibilités que j'avais à ma disposition, en partant de cet unique spermatozoïde de ton père retenu parmi les quatre cents millions, avec les centaines de gènes contenus dans chacun des chromosomes de ton père et de ta mère, j'aurais pu créer trois cent mille milliards d'humains, tous différents les uns des autres.

Mais qui ai-je décidé de créer?

Toi! Unique. Le plus rare de tous. Un trésor sans prix, doté de qualité d'esprit, d'expression, de mouvements, d'apparence et d'actions telles que personnes ayant vécu, vivant ou qui vivra n'aura jamais.

Pourquoi as-tu écouté ceux qui te rabaissaient... et bien pire encore, pourquoi as-tu cru en eux?

Suis mon conseil. Ne  cache plus jamais ta rareté dans l'ombre. Sois-en fier. Montre-la au monde entier. Efforce-toi de ne pas marcher comme marche ton frère, pas plus que de parler comme parle ton chef, pas plus que de travailler comme le font les médiocres. Ne fais jamais comme les autres. N'imite jamais. Car comment sais-tu si tu es en train d'imiter le démon? Car celui qui imite le démon dépasse toujours l'exemple de son maître, alors que celui qui imite le bien n'atteint jamais celui qu'il contemple. N'imite personne. Sois toi-même. Montre ta rareté au monde et le monde te couvrira d'or.

Ceci est alors la seconde loi

Proclame ta rareté.

 

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