Bonjour ma
belle et douce amie,
cette forme
de violence
des hommes faite aux femmes est vraiment insidieuse quand on vient d'une
famille que la violence était présente. Je te partage un peu de vécu.
A 17 ans j'avais rencontré un homme qui n'avait pas peur de la
violence. Mais, elle n'est pas arrivée toute suite dans notre
relation. C' est après la naissance de ma fille que tout a commencé.
Deux semaines après l'accouchement il arrive chez nous saoul, me prend
de force. En premier, je me laisse faire mais aussitôt j'ai une épée
qui
me rentre en dedans de moi. J'ai mal, je cris d'arrêter, stop, mais il
continu, sourd à mes cris de détresse. A ce moment, je ne sais pas que
c'est un viol car c'est mon chum. Pendant les deux autres années qui
ont suivi, quand il voulait avoir du sexe, je me couchais et me
laissais faire ou je faisais tout pour me coucher après qu'il se soit
endormi. J'avais mal à chaque foi qu'il me pausait ses mains sur moi,
ce qui me revenait dans ces moments était ce viol.
Ensuite, la violence verbal et physique sont
arrivés. Pour lui, je n'étais bonne à rien: pas une bonne mère, pas
une
bonne amante, non plus ménagère.
Cet homme m'a brisé à petit feu. L'estime de moi je ne connaissais
plus. Les coups sont arrivés en même temps, surtout quand il était sous
l'emprise de l'alcool. Et, au lieu de s'excuser, il me disait qu'il
m'avait puni car je n'avais pas été fine et tout ce qui va avec. Moi,
j'ai enduré tout ça parce que de un: mes parents me punissaient
physiquement et qu'ils me disaient que s'ils avaient agi comme cela
c'étaient pour mon bien et qu'ils m'aimaient, alors, lui, je l'ai pris
de la même manière. Et, de deux c'était pour ma fille, je ne voulais en
aucun cas avoir une famille éclatée. Il m'avait tellement lavé le
cerveau que j'étais sur de n'être bonne à rien.
Ma
fille en a goûté aussi de sa violence et très jeune.
J'étais tellement terrorisée par lui que je n'osais faire ou dire quoi
que ce soit. J'avais trouvé un moyen pour qu'il soit plus dur à mon
égard. Je me suis rendu à l'évidence qu'avec de la cocaïne, il était
plus souple. C'est comme cela que j'ai connu l'enfer de cette drogue.
Nous n'étions déjà pas riche alors la pauvreté est arrivée très vite car
il buvait presqu'à tous les soirs. Moi aussi je consommais mais pour
oublier ce que je vivais. Un soir, à bout de sa violence j'ai couru
jusqu'à la chambre pour en revenir avec un couteau mais en descendant
les marches j'ai tombé alors il s'est rué dessus pour ensuite me le
mettre sous ma gorge. Ce que j'ai ressenti? La peur de mourir mais
aussi la délivrance car je savait qu'il ne me laisserait jamais en
paix. Je l'ai imploré de me tuer mais il m'a tabassé à la place.
Tout
le monde du voisinage était au courant mais personne n'a jamais fait
quoi que se soit pour me sauver sauf mon propriétaire qui a essayé de le
calmer mais mon ex lui a couru après. c'était la seule fois.
Un jour, j'allai chez mes parents, une belle poque sur
mon front. J'ai eu beau trouvé des défaites mais ma mère savait qu'il y
avait anguille sous roche.(faut dire que je n'allais pas voir mes
parents quand j'avais des marques) Je me suis mise à pleurer et je lui
ai tout avoué. Mon père lui a juré que s'il me touchait encore juste
une fois, il le turrait. En arrivant à la maison ce soir là, un autre
calvaire m'attendais mais fini la peur de lui. J'ai eu le temps de
prendre le téléphone et d'appeler la police avant qu'il me frappe. J'ai
attendu une heure pour qu'elle finisse par se pointer. Je sais, j'ai
mise ma vie en danger et celle de ma fille aussi mais dans le village
que je restais, je ne connaissais personne. Et, je n'avais plus d'amie
non plus, il m'avait isolée de tout. Quand la police est venue, un
agent m'a demandé de voir mon bail car l'autre lui avait dit qu'il ne
connaissait personne(mensonge). C' était chez moi, le logement était à
mon nom. Mais, ma peur de lui n'était pas tout à fait partie de moi.
Vu que ce soir là il ne m'avait pas frappé je ne voulais pas porter
plainte et je me disais que je n'étais pas aussi méchante que ça. Alors
ils lui ont permis de dormir dans son auto. Je n'ai pas dormi de la
nuit. J'avais peur qu'il vienne mettre fin à mes jours dans mon
sommeil. Le lendemain matin, à mon réveil, j'ai fais ma valise, celle
de ma fille en vitesse et àprès un coup de téléphone, ma mère est venu
me chercher.
Quelque jours après, il me faisait encore des promesses qu'il était pour
changer et qu'il voulait me marier. J'ai décidé alors de le fréquenter
de nouveau mais mes parents me juraient que si je retournait avec ce
malade, il n'était plus question de leurs aides et de retourner chez
eux. L'amour que j'ai pour mes parents et la peur de les perdre ont eu
raisons de cette relation malsaine. Je déménageais donc toute seule
avec ma fille. Et en sept ans, je n'ai jamais eu (et ma fille
comprise)à revoir cet homme. Je ne sais pas ce qu'il est devenu,
peut-être mort et enterré mais une chose que je veux dire c'est que je
protège ma fille pour que jamais elle aie à revoir ce monstre.
Mais, je peux vous dire que je ne me suis pas guéris
toute suite car c'est moi qui est devenu violente par la suite. C' est
en arrêtant de consommer et en acceptant l'amour que mon entourage me
donne chaque jour que je guéris . Il existe dans la vie des hommes qui
ne sont pas violents, il s'agi de casser la chaîne que l'on vis pour en
découvrir des merveilleux. Je me suis fais la promesse que jamais plus
un homme va pauser ses poings sur moi. Je n'aurai jamais peur de crier
à l'aide. Aucune femme ne mérite de vivre ce genre de cauchemars là,
que ça soit physiquement. Je ne me suis pas guérie toute suite de cet homme.
Pendant quelque années, je prenais courage à deux mains pour me promener
toute seule, me retournant à chaque fois vérifier derrière moi. Je
marchais très vite, armée de mes clés ou d'un petit couteau, prête à me
défendre. Je croyais le voir partout. Je dormais avec un gros
couteau
sous mon matelas, un bâton de base ball près de la porte. J'ai même
avisé
la direction de l'école de ma fille que je ne l'autorisais pas de venir
la voir. Avec les autres hommes qui ont venu dans ma vie, ce n'était
pas rose non plus pour eux. Je les rendais à bout de leur capacité pour
vérifier s'ils étaient violents. Ils en ont mangé de la misère avec
moi. Aujourd'hui, je suis avec un homme extraordinaire qui prend soin
de moi et de mes enfants. Mais, je vis toujours avec une certaine
crainte de voir rebondir cet homme qui m'a fait tant souffrir. Mais,
je ne me gênerai pas de faire appel à la loi si tel chose se produit.
ANONYME
XXXX
al ou verbal. On a tous le droit de vivre.