L'OR QUI DORMAIT
 

Enfoui sous le sable amer
Il était encore là le trésor
Que ces conquérants si fiers
Avaient pris pour l'or
Des fous.

La patine des ans
En masquait le prix
Le luxe des amants
Y était serti
Pour toujours.

Que de légendes démesurées
Avaient creusé l'oubli
De ces piécettes dépareillées:
Combien de flottes englouties
Pour si peu?

Il dormait près d'une île
Où sans jamais se croiser
Les guerriers prirent asile
Mais ne surent s'aviser
Du temps perdu.

Ballottés par ces mers
Qu'ils croyaient dominer
Nul de ces corsaires
N'avait su deviner
Le lieu sacré.
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TOUS DROITS RÉSERVÉS, Richard Poulin, 2001