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    Dieu, c'est par où?

    Mon deuxième recueil de nouvelles, intitulé Dieu, c'est par où?, est paru en librairie à la mi-septembre 2006. J'ai le bonheur de le voir publié chez Guy Saint-Jean éditeur.

    Le titre est tiré de la dernière nouvelle, laquelle raconte l'histoire d'un homme qui se retrouve au ciel après sa mort, impatient de « voir Dieu » pour lui montrer son « parcours sans faute ». Malheureusement pour lui, ce ne sera pas si simple...
     

    • Quatrième de couverture
    • Extrait de l'invitation au lancement
    • Où acheter le livre?
    • Critiques
    Quatrième de couverture
    On s’en veut, pour mille et une raisons, mille et une fois par jour.

    Est-il possible de se libérer de ce sentiment de culpabilité? En fait, pour bien des gens, on dirait que la dureté envers soi-même est une sorte de vertu.

    Et fatalement, quand on est dur envers soi-même, on l’est aussi envers les autres. Tout ça, pour une sorte de quête d’idéal: on veut devenir meilleur, on voudrait que les autres le soient.

    Un père convaincu de l’importance de faire connaître les grands classiques du théâtre à ses enfants, un homme écoeuré par le regard condescendant de ses amis mélomanes, un commis outré du comportement des clients vis-à-vis des revues pornographiques, un professeur certain du désir d’une de ses étudiantes, et plusieurs autres personnages fascinants. Ce recueil de nouvelles de François Lavallée remet en question l’interprétation souvent trop rapide que chacun fait de la réalité.

    Dieu, c’est par où? amène le lecteur à réfléchir sur ses certitudes, à remettre en question sa vision du quotidien, pour finalement faire surgir une évidence ; on croit toujours que sa vision de l’univers est conforme à la réalité, mais l’est-elle vraiment?


    « D’un texte à l’autre, Lavallée s’intéresse à des tranches de vies à la limite du banal et qui pourtant porte en elle les grandeurs et misères de nos existences. »  (Stanley Péan, La Presse, 25 février 2001)

    François Lavallée est traducteur agréé et diplômé en traduction à l’Université Laval où il est également professeur. Son premier recueil de nouvelles, Le tout est de ne pas le dire, est paru aux éditions Triptyque en 2001. Dans le présent ouvrage, il continue d’explorer l’âme humaine à travers des situations quotidiennes — parfois fantastiques — toujours avec un style riche et personnel qui manifeste son amour de cette langue avec laquelle il travaille tous les jours. Il est également l’auteur d’un guide de traduction intitulé Le traducteur averti paru aux éditions Linguatech en 2005.

    Extrait de l'invitation au lancement

    « Je sais bien que la perfection n’est pas de ce monde », aime-t-on à répéter. Mais y avons-nous vraiment renoncé? Dans ce cas, quel est ce sentiment de culpabilité qui nous colle à la peau, qui nous pourchasse jusqu’au tréfonds de notre âme? D’où vient donc cette exigence que l’on a envers soi-même, et envers les autres? Qui ne souhaiterait pas être irréprochable?

    Chercher Dieu, est-ce rêver d’un idéal, d’un absolu... ou ne pourrait-ce pas être, justement, chercher à se libérer de cette quête qui nous mine de l’intérieur?

    Dans ce recueil de nouvelles, tous les personnages – parfois à leur insu – cherchent la perfection d’une manière ou d’une autre, ce qui empoisonne leur existence... voire celle de leur entourage. Y a-t-il une porte de sortie?

    Où acheter le livre?

    Le livre est en vente « dans toutes les bonnes librairies ». À Québec, il a été repéré entre autres à Place Sainte-Foy (Archambault et Boutique du livre). Selon le site Web de Renaud-Bray, il serait aussi en stock dans plusieurs succursales de Québec et de Montréal. Il y en a aussi plusieurs exemplaires à la librairie Zone de l'Université Laval (pavillon Desjardins).

    On peut aussi le commander par Internet, entre autres chez Archambault, chez Renaud-Bray, à la Librairie Pantoute ou chez Guy Saint-Jean.

    Guy Saint-Jean éditeur a aussi pignon sur rue en France (voir au bas de la page d'accueil de son site).
     
    Critiques
    • La bibliothèque d'Allie (septembre 2006)
    • Culturehebdo.com (septembre 2006)
    • Planète Québec (septembre 2006)
    • Lecteurs.ca (octobre 2006)
    • Quartier libre (novembre 2006)
    • Contact (hiver 2007)
    • Carnet d'Éric Simard (mars 2007)
    • Nuit blanche (été 2007)
    • Québec français (automne 2007)
    La bibliothèque d'Allie (20 septembre 2006)

    [...] L'écriture de François Lavallée coule et se lit aisément. Les nouvelles sont de qualité assez égales d'un bout à l'autre du recueil. J'ai vraiment adoré cette façon qu'a l'auteur de placer le lecteur face à une autre façon de voir, de le déstabiliser un peu, de remettre en question des événements banals. Mes nouvelles préférées sont:

    Sur le nez - L'histoire d'un homme qui tente de faire aimer les classiques à ses enfants.

    Intérêts masculins - La vision d'un commis sur ses clients qui achètent des revues pornographiques.

    L'aveu - Un homme qui se confie à un psychologue...

    Un vieux - Touchant.

    Poussière et Issue - Deux nouvelles sur la mort, qui glacent un peu par la rudesse du sujet...

    Inquisi-coeur - Vraiment originale!

    Les autres nouvelles sont aussi très bien. Un bon moment de lecture, un recueil à découvrir, si vous aimez les nouvelles. Un auteur à surveiller et à relire. [...] 9/10 » (Critique intégrale)
     

    Culturehebdo.com(25 septembre 2006)

    Dans la vie de tous les jours François Lavallée est  traducteur et professeur à l’Université Laval. S’il est habile à traduire les mots, il l’est tout autant à traduire les états d’âme des gens. Dieu, c’est par où? est un assemblage de nouvelles courtes, comme des esquisses. Les sujets sont très variés comme lorsqu’il prend la peau d’un commis qui analyse les clients qui lorgnent les revues pornographiques. Il y va en même temps de considérations sur la nature sexuelle des hommes. Ailleurs c’est un professeur qui transpose les soi-disant désirs d’une étudiante. [...] Pour le reste c’est un fin observateur de nos  travers. (Critique intégrale)
     

    Planète Québec, chronique de Louise Turgeon (26 septembre 2006)

    Sur l'être humain et sa quête absurde de perfection...

    Un père convaincu de l'importance de faire connaître les grands classiques du théâtre à ses enfants,

    Un homme fatigué des critiques condescendantes de ses amis mélomanes,

    Un commis outré du comportement des clients vis-à-vis des revues pornographiques,

    Un professeur certain du désir d'une de ses étudiantes,

    [...] 

    Les personnages semblent fautifs, responsables d'écarts de conscience qui nous poussent à réfléchir sur notre propre perception.

    [...] 

    Est-ce que finalement, on ne met pas toujours la barre trop haute? (Critique intégrale)
     

    Lecteurs.ca, Critique d'Anne Trépanier (début octobre 2006)

    Ce deuxième recueil de nouvelles de François Lavallée est un autre regroupement d'histoires empreintes de réalisme visant, cette fois, l'homme et son désir de perfection. Qu'il s'agisse de celui qui n'a succombé qu'à la mort, de la traductrice fautive ou encore du professeur nouvellement célibataire, les personnages sont modelés pour que le lecteur s'y reconnaisse forcément un tant soit peu. Par des textes tantôt plus lourds et bouleversants, tantôt plus doux et touchants, il est ainsi mené à reconsidérer sa perception du quotidien.

    Cette remise en question se fait tout naturellement à la lecture de ces histoires réfléchies; l'auteur manie habilement les mots pour intégrer subtilement la philosophie à cette oeuvre divertissante. Le style et la mise en contexte efficaces permettent d'entrer facilement dans la peau des personnages et la plupart des chutes attisent l'intérêt pour la prochaine nouvelle. Certaines histoires sont malheureusement plus difficiles à comprendre et obligent une réflexion plus laborieuse. Elles permettent malgré tout de comprendre sans trop d'efforts le secret du livre : nous n'entrevoyons pas toujours les choses conformément à la réalité, nous voyons souvent ce que nous désirons voir. (Critique intégrale)
     

    Quartier libre, Journal des étudiants de l'Université de Montréal, critique de Marie-Michèle Giguère (début novembre 2006)

    [...] Par moments, on est inconfortable face à ces personnages qui s’imaginent plus grands que nature, tel le protagoniste de la nouvelle qui a donné son nom au recueil. Lorsqu’il arrive au paradis, à 42 ans, lui qui a perdu la vie dans un accident de voiture, il exige de rencontrer Dieu sur-le-champ. "J’arrive ici avec un parcours sans faute", déclare-t-il, fier, à l’homme qui l’accueille, pour justifier son empressement. L’homme sera pourtant contraint de patienter avant d’apercevoir enfin celui qu’il souhaite impressionner. Attente qui – espère-t-on dès les premières lignes de cette nouvelle – lui apprendra à contenir son empressement et cette fierté mal placée.

    « C’est que l’auteur a pris le parti de sortir le lecteur d’une certaine zone de confort et de le confronter à des personnages dont les opinions – et surtout la ferveur avec laquelle ils les défendent – le font parfois sursauter. L’entêtement de l’un à faire découvrir Cyrano de Bergerac, "oeuvre parfaite et parfaitement méconnue", à ses enfants (déjà qu’on ne lui pardonnait pas d’avoir décoché un petit crochet à La vie est laide, de Jean Leloup); l’arrogance des autres qui tentent d’en mettre plein la vue avec leurs érudites connaissances musicales; l’obstination du dernier, qui cherche à convaincre un condamné à mort de demander pardon au gouverneur : les personnages de Dieu, c’est par où? ont parfois les idées arrêtées. Mais à notre grand plaisir, la plupart d’entre eux seront, à un moment ou l’autre, dépités.

    « [...] Et c’est parfois dans les nouvelles les plus courtes que l’auteur parvient le plus habilement à faire écho aux petites choses de la vie : "Comment l’homme perd son innocence" et "L’aveu" sont aussi charmantes que justes. 
     

    Contact, Magazine de l'Université Laval (hiver 2007)

    Dans ce second recueil de nouvelles, François Lavallée se plaît à faire ressortir les petites laideurs de personnages qui se voudraient pourtant vertueux, par exemple ce père déterminé à frotter ses enfants à la grande culture ou ce vieux prof fantasmant sur une jeune étudiante. 
     

    Carnet d'Éric Simard, animateur de CKRL (mars 2007)

    Dans son recueil de nouvelles Dieu, c’est par où (Guy St-Jean), François Lavallée soulève des questions existentielles auxquelles ses personnages sont confrontés. En utilisant des situations de tous les jours, il les prend à un tournant important de leur vie. Il le fait avec intelligence, humour, simplicité et vérité.
     

    Nuit blanche, sous la plume de Carole Pâquet (été 2007)

    Deuxième recueil de nouvelles pour l'auteur qui, d'entrée de jeu, nous entraîne dans une exploration peu banale de l'âme humaine. Qu'on ne s'y trompe pas cependant, il ne s'agit pas d'un ouvrage religieux, malgré le titre qui est d'ailleurs celui de la dernière nouvelle. Contentons-nous pour l'instant de dire que cette nouvelle nous réserve bien des surprises sur l'au-delà! 

    Un jour ou l'autre, même les plus nonchalents en sont victimes. De quoi donc? Mais de cette recherche de la perfection, de ce souci de trouver des certitudes dans une certaine vision de la réalité. On devient de plus en plus exigeant envers soi et envers les autres et surtout on se sent coupable de ne pas atteindre cette perfection tant souhaitée. [...] 

    [...] Subtilement, dans diverses situations transparaissent leurs travers, leurs imperfections, voire leurs laideurs, ce qui les rend paradoxalement très attachants. Ils finissent par se gâcher l'existence ainsi que celle de leur entourage. [...]

    Original et intelligent tout cela, bien campé dans une écriture solide, simple, subtile [...].

    Un recueil de nouvelles dans lequel l'on se plonge aisément, que l'on n'hésiterait pas à relire, rien que pour se reconnaître un peu, un tout petit peu... 

    Québec Français, sous la plume de Ginette Bernatchez (automne 2007)

    « Dieu, c'est par où? », s'enquiert Roch, catapulté accidentellement dans l'au-delà à l'âge de quarante-deux ans. Dans cette nouvelle, qui clôt le recueil de François Lavallée, le héros s'indigne du traitement injustifié qu'on lui fait subir au terme de son voyage sur la terre. N'est-il pas en droit d'accéder immédiatement à la place qu'il revendique auprès de son Créateur, lui, qui se fait fort d'afficher « un parcours sans faute »? Il possède heureusement l'éternité pour saisir le sens du mot « désintéressement ». 
     
    Les protagonistes de ce recueil aspirent tous à la perfection. Quand l'auteur adopte un ton humoristique, ses candidats à l'excellence affichent dans leurs propos une autosatisfaction grincheuse qui devient le ressort comique du récit. Lorsque le texte s'inscrit dans une perspective plus sombre, les personnages s'imposent - parfois à leur corps défendant - des sacrifices douloureux afin d'aimer ou d'être aimés davantage. 

    « Certes, la prière du pharisien se prononce à voix basse. La prétention est mal vue, alors quand on est intelligent, on sait qu'il faut jouer les modestes » (p. 63), observe le professeur séducteur de « Naïveté d'automne ». Or, la modestie est une vertu que l'on perd dès qu'on croit la posséder... En créant des situations qui se retournent souvent contre ses personnages, l'auteur dénonce cette quête de l'irréprochabilité qui brime l'abandon, la bonne foi et le plaisir de l'instant présent. 

    Il excelle dans l'ironie taquine, pique, sans tomber dans la condescendance. 
    « Sur le nez », « Intérêts masculins », « La cicatrice » et « Inquisi-cœur » sont des récits particulièrement expressifs et savoureux. « Fausse note », rédigé dans une sorte de bégaiement dyslexique, se distingue par son originalité audacieuse. En revanche, « Poussière » et « Issue » sont des textes empreints d'une gravité inquiétante. De toute évidence, Lavallée aime varier l'éclairage. En préservant chaque fois, faut-il le souligner, la qualité de la langue. Un perfectionnisme qu'on ne saurait lui reprocher.
     


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