François Lavallée > Le critique > Films > Critiques en français (G-H-I)


Explication des notes sur 10
Garçons ne pleurent pas, Les 
(Boys don't cry) (1999)
7 sur 10
Dure réalité
(Attention : cette critique révèle un élément mineur de la conclusion.)

Il est connu que les films d’Hollywood nous présentent presque toujours un monde de rêve, où les méchants sont laids et punis et les gens normaux beaux et heureux – du moins à la fin.

Cette tradition du merveilleux et du happy end est souvent dénoncée par les cyniques. Même un spectateur moyen comme vous et moi peut parfois trouver ce penchant excessif.

Puis, une fois de temps en temps, on tombe sur un film comme Les garçons ne pleurent pas et on comprend le pourquoi du phénomène.

Tout dans ce film est dur. Teena Brandon (ou Brandon Teena) est une fille qui se sent comme un garçon. À 20 ans, elle se coiffe et s’habille en garçon et drague les filles. Elle vit dans un trou perdu du Nebraska, où il ne se passe tellement rien de bon, ni dans les bars ni dans les cœurs, qu’on comprend tout de suite le mouvement d’exode rural qui afflige l’Amérique du Nord depuis des années.

Les films où l’on voit des hommes se déguiser en femme (Tootsie, MmeDoubtfire) ou le contraire (Le derrière) se multiplient depuis la fin du siècle dernier. Rarement cependant le thème aura-t-il été traité avec moins de désinvolture. Ce qui arrive à Brandon, c’est un drame. Sa vie se passe mal, et elle finit mal. (Désolé de révéler cet élément ici, mais à moins d’une intervention divine, on sait très tôt dans le film que cette histoire ne peut pas bien se terminer.)

Pas de clichés non plus dans ce film. Et pour une bonne raison : le plus dur, c’est que cette histoire est vraie. Un film qui vaut la peine d’être vu, ne serait-ce que pour figurer parmi les personnes, rares du vivant de Brandon, qui auront une pensée chaleureuse pour lui/elle et son sort. Mais aussi pour apprécier d’autant plus le merveilleux et la lumière dans le prochain film hollywoodien...


Grande séduction, La 
(2003)
8 sur 10
Une réussite sans conteste

J’ai souvent à mon grand dam déploré l’amateurisme du cinéma québécois, même en parlant de cinéastes considérés ici comme des vaches sacrés.

Heureusement, La grande séduction, premier long métrage de Jean-François Pouliot, vient s’ajouter à liste des films qui prouvent que la maigreur relative de nos ressources n’est pas une excuse pour faire du cinéma de seconde zone : c’est un film sans faille sur tous les plans. Les dialogues sonnent naturels, les images et la musique sont magnifiques, le découpage du récit est vif et brillant, le sujet est original (et représentait d’ailleurs d’autant plus un défi), presque tous les acteurs sont extrêmement bien dirigés et jouent parfaitement leur rôle, l’humour y est intelligent et efficace et l’intrigue est parfaitement construite, selon un schéma classique mais qui, apparemment, n’est pas aussi facile à appliquer qu’il en a l’air.

Bref, une réussite, sur le plan technique comme pour le fond. J’ai vu ce film le soir de sa première projection en salle (11 juillet 2003) et je lui souhaite tout le succès qu’il mérite.



Grincheux qui voulait gâcher Noël, Le 
(How the Grinch Stole Christmas) (2000)
7 sur 10
Bon petit film de Noël dont la profondeur et la réussite n'égalent pas d'autres classiques du genre comme Fantômes en fête (Scrooged, 1988, avec Bill Murray) ou L'étrange Noël de M. Jack (The Nightmare Before Christmas, 1993, de Tim Burton), mais qui nous permet tout de même de passer un bon moment. Amusant de reconnaître les mimiques de Jim Carrey derrière un masque aussi réussi.
Guerre des mondes, La 
(War of the Worlds) (2005)
Le jour où la Terre se mit à tourner dans l’autre sens
(Nota : Pourquoi n'ai-je pas attribué de cote à ce film? Parce que je ne l'ai pas vu!)

J’ai toujours considéré qu’une des plus grandes gloires de Steven Spielberg, et un des plus beaux cadeaux qu’il ait fait à ses contemporains, c’était de réaliser un film – non : deux! – où enfin, les extraterrestres n’étaient pas considérés comme une menace, où la mise en présence de terriens et d’êtres provenant d’un autre univers ne devait pas obligatoirement se traduire par l’anéantissement de l’un ou de l’autre. C'était toute une révolution, et une révolution qui augurait bien. Je pense évidemment à Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind), mais surtout à E.T.

(Il est vrai que Robert Wise l’avait précédé en 1951 avec Le jour où la Terre s’arrêta (The Day the Earth Stood Still). Mais ce dernier film ne fut qu’une goutte d’eau dans l’océan des invasions de toutes sortes dont les spectateurs du septième art ont été « témoins » durant les décennies suivantes.)

Par quel miracle a-t-il fallu que vingt ans après nous avoir fait découvrir son petit extraterrestre amical, Spielberg nous livre un film où le contact avec l’Autre redevient synonyme d’apocalypse?

Le critique de cinéma du Voir, après une réflexion similaire, conclut en ces termes : « Spielberg serait-il devenu pessimiste avec le temps? Réaliste, plutôt. L'éternel enfant aura finalement atteint l'âge adulte. » Pour ma part, je ne peux adhérer à cette association trop facile - et trop courante - entre « malheur-violence » et « réalisme ». L’ouverture, la bonne entente, l’harmonie font tout autant partie du domaine du réel. Le choix de Spielberg n’est pas du « réalisme ». Malheureusement, force est de croire que le maître du merveilleux a tout simplement succombé à la paranoïa typique et grandissante de ses compatriotes. D’ailleurs, que sa Guerre des mondes soit en plus truffée d’invraisemblances et d’incohérences (d'accord, je n'ai pas vu le film, mais tout le monde le dit) ne peut que nous rappeler les raisonnements fallacieux servis au monde par les États-Unis dans la foulée des attentats du 11 septembre, de la prétendue chasse à Ben Laden et de l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak. Si imaginaire soit-il, E.T. était plus convaincant.
 


Heure limite 2 
(Rush Hour 2) (2001)
6 sur 10
Certes, on n'a ici rien de plus qu'un film d'action, avec un peu d'humour. Mais l'intrigue ne comporte pas d'invraisemblances semblables à celles que Hollywood veut si souvent nous faire avaler, et les combats sont généralement assez originaux et bien orchestrés. Et puis, ça fait du bien, de temps en temps, de voir des gens se battre à l'arme blanche et à mains nues.

Homme sans ombre, L'
(Hollow Man) (2000)
7 sur 10
Comme c'est dommage
(Attention : cette critique révèle certains éléments mineurs de la conclusion.)

L’idée de rendre un être humain invisible fait rêver, et le cinéma l’a abondamment exploitée. Que l’on pense au bon vieux Now You See Him, Now You Don’t / Pas vu, pas pris (1972) de Walt Disney ou, plus récemment, aux Memoirs of an Invisible Man / Les mémoires d’un homme invisible (1992), les films les plus connus sur le sujet constituent surtout des comédies, et Dieu sait que le sujet s’y prête bien. Pensons aussi Ghost / Mon fantôme d’amour, qui exploite aussi de nombreuses possibilités du thème sous un autre angle.

La scène impressionnante du début de L’homme sans ombre où l’on injecte une substance au gorille cobaye invisible et où l’on voit cette substance se répandre dans ses veines, de même que la scène des Mémoires d’un homme invisible où l’on voit un à un les morceaux d’une tablette de chocolat que mange le héros s’entasser dans son estomac transparent, nous reposent sans cesse la même question : qu’est-ce qui est étranger au corps d’un homme invisible et qu’est-ce qui ne l’est pas? Logiquement, ne devrait-on pas voir continuellement le contenu de l’estomac... et des intestins des gens invisibles? Non pas que je tienne tant que ça à contempler ces substances, mais je tenais à poser la question incontournable avant de traiter plus avant du sujet; de toute façon, je suppose qu’on est prêt à fermer les yeux sur ce genre de détail pour le simple plaisir de rêver aux possibilités qu’offre la faculté de devenir invisible. Et en l’occurrence, ici, les scénaristes nous serviront des invraisemblances bien plus terre à terre qu’il aurait été bien plus facile d’éviter.

Donc, avec L’homme sans ombre, on s’attend d’abord à une sorte de mise à jour du sujet profitant des possibilités d’effets spéciaux des temps modernes. À mesure que le film avance, on constate avec plaisir qu’on a bien plus que ça. L’expérience clandestine du Dr Caine (Kevin Bacon), tête forte et jeune scientifique très brillant, qui tient à être lui-même le premier humain rendu invisible, tournera vite au cauchemar pour la petite équipe qui l’accompagne. Alors qu’on croyait au départ regarder un petit film de science-fiction gentil, après une heure, on se retrouve carrément dans une atmosphère à la Alien.

L’égoïsme et la cruauté du Dr Caine sont assez mis en évidence dès le début pour paraître vraisemblables lorsqu’ils viennent à s’exacerber. Jusqu’aux trois quarts du film, on sent avec délectation qu’on assiste à un film vraiment réussi en son genre.

Puis arrive la déception si fréquente dans les thrillers états-uniens (voir Frankenstein d’après Mary Shelley). Les auteurs, voulant être bien sûrs de nous en mettre plein la vue, perdent la boule et nous servent des scènes non seulement invraisemblables, mais carrément impossibles.

Précisons tout d’abord que l’on aura droit à l’enchaînement classique selon lequel le bon, laissé pour mort, survient à la dernière minute pour sauver l’héroïne des mains du méchant à la dernière seconde, après quoi le méchant, laissé pour mort à son tour, revient contre toute logique pour tenter une dernière fois d’accomplir son dessein.

L’utilisation de ces ressorts classiques ne pourrait constituer en soit qu’un défaut véniel, mais ajoutez à cela que le bon, avant de jouer les deus ex machina, a eu l’abdomen transpercé de bord en bord par une barre de fer mais arrivera tout de même, un peu plus tard, à accomplir un tas de prouesses que je pourrais à peine accomplir dans la meilleure de mes formes (vous me direz que je ne suis pas une référence, sauf que lui non plus n’est pas gymnaste : c’est un scientifique), notamment grimper à une échelle à la seule force de ses bras après que les échelons du bas se soient dérobés sous ses pieds. Quant au méchant, pour que sa dernière apparition soit crédible, il faut gober qu’il a traversé la fournaise qui fait rage dans le bas d’une cage d’ascenseur à la suite d’une série d’explosions (ces fameuses explosions qui surviennent en série et détruisent toutes les installations à la fin des films même si un seul explosif a été déclenché) et ce, après avoir été copieusement aspergé à la torche à souder par l’héroïne.

Il faut admettre que dans toutes ces situations, l’effet de surprise est réussi. Et pour cause!

Ce qui est dommage, c’est que le scénario et le suspense jusque-là étaient assez bien montés pour ne pas avoir besoin de ces dérapages.

Le plus remarquable de L’Homme sans ombre, cependant, ce sont les trucages employés dans les scènes où un homme ou un animal perd peu à peu (ou retrouve, selon le cas) ses tissus organiques pendant le processus de disparition ou de régénération. Ces scènes proprement spectaculaires valent à elles seules le détour.


Inconnu de Las Vegas, L'
(Ocean's Eleven) (2002)
8 sur 10
George Clooney à son meilleur

Vous avez vu Le grand coup (The Score)? Vous avez aimé, mais vous croyez qu'on peut faire mieux (pas nécessairement en fait de cambriolage, mais en fait de film de cambriolage)? Vous avez raison. Courez voir L'inconnu de Las Vegas (Ocean's Eleven).


Indiana Jones et le temple maudit 
(Indiana Jones and the Temple of Doom) (1984)
10 sur 10
Voilà ce qu’on voulait faire avec James Bond!

Les vingt-cinq premières minutes d’Indiana Jones et le temple maudit sont mémorables. Elles sont tellement abracadabrantes, tellement excessives, qu’on comprend tout de suite ce que l’auteur a voulu faire de cette oeuvre : le parangon des films d’aventure. Ni plus, ni moins.

Depuis la salle de bal où une chanteuse nous sert Anything goes (!) en chinois jusqu’à la périlleuse descente des pentes neigeuses et du torrent en canot pneumatique, en passant par la perfidie du gangster chinois, la recherche croisée d’un diamant et d’un antidote sur le plancher de la piste de danse au milieu de la panique générale (et de centaines de glaçons de la taille du diamant...), le saut de trois étages amorti par des auvents, la fuite du héros dans l’auto d’un chauffeur complice qui vient le cueillir sous la fenêtre et l’écrasement de l’avion déserté par les pilotes au-dessus de l’Himalaya, tout dans cette scène d’ouverture est à la fois prévisible et original, poussé à son comble et à la perfection, et en tout cas un régal pour les yeux et l’esprit.

Toutes les autres scènes sont ciselées de la même façon. Vous le voulez? On vous le donne. On ne lésine pas sur l’impressionnante scène du sacrifice humain, avec ses grands prêtres, sa foule hystérique, son jeune maharadjah hypnotisé et son gouffre de lave, ni sur celle du banquet où l’on vous sert de la soupe aux yeux de chèvre et un boa fourré aux anguilles. Ajoutons à cela le délicieux duel d’orgueil entre Indiana et sa compagne, qui lui crie des injures à travers la porte pendant que lui se fait étrangler. Et puis évidemment, tout le reste, tout ce qu’il faut : le vieux sage d’un village de l’Inde profonde, le bout de parchemin qui sert d’indice, le gros plan sur le héros en sueur, la grotte-piège qui rapetisse et bien sûr le pont de cordes, qui ne serait pas complet sans les crocodiles qui attendent en bas.

Clichés certes, mais clichés conscients de l’être, et surtout clichés sans bavure. Ce qui est clair dans Indiana Jones, c’est que le futur réalisateur de La couleur pourpre et de La liste de Schindler s’est ici amusé comme un petit fou à pousser jusqu’au bout les ressorts classiques du genre. On comprend enfin ce que les auteurs de James Bond essaient de faire depuis quarante ans. On comprend aussi qu’eux se sont peut-être trop pris au sérieux.


Infidèle 
(Unfaithful) (2002)
9 sur 10
Drame psychologique intelligent, efficace et bien tourné

Connie Sumner (Diane Lane) rencontre par hasard un jeune libraire séduisant et séducteur (Olivier Martinez) et se laisse tenter par une liaison. Presque tous les jours, elle va le rencontrer dans son loft pour vivre avec lui des expériences torrides, à l’insu évidemment de son mari (Richard Gere) et de leur fils de neuf ans (Erik Per Sullivan).

Cette histoire fait penser tout de suite à l’extraordinaire Bridges of Madison County (Sur la route de Madison), à quelques différences près. Ce dernier film était imbibé d’une sensualité qui suintait de partout, non seulement dans les scènes de corps à corps, mais dans de nombreuses prises de vue qui n’ont a priori rien à voir avec la sexualité. Sans aller aussi loin sur ce plan, Infidèle a été remarquablement bien tourné; ainsi, on y notera plusieurs images, symboles et parallèles qui frappent l’imagination, alimentent l’intrigue et nous font vivre des émotions fortes. Sur le plan abstrait et symbolique, pensons à cette scène finale où l’on voit de loin une auto dans une rue déserte, en pleine nuit, immobile devant un feu vert. Sur le plan concret, pensons au moment où le mari voit le lit défait chez l’amant de sa femme, ou à celui où l’épouse tout excitée profite du voyage de son mari pour étrenner un déshabillé acheté juste pour son amant. Ajoutons à cela le jeu magnifique des trois principaux acteurs, qui nous font suivre le fil de leurs pensées d’un simple regard ou d’un simple geste (Diane Lane mérite une mention particulière ici). Bravo donc au réalisateur Adrian Lyne, qui n'en est d'ailleurs pas à ses premières armes dans ce genre d'atmosphère (Liaison fatale, Flashdance, Proposition indécente, Neuf semaines et demie)...

Dans Sur la route de Madison, cependant, on a peu de sympathie pour le cocu, un homme brutal et replié sur lui-même. Dans Infidèle, c’est plus subtil. Le mari de Connie est beau, propre et gentil (pensez! C'est quand même Richard Gere!)... Cette absence de « méchant » (même Paul Martel, si séducteur soit-il, laisse Connie faire librement son choix) confère au film un réalisme, voire une tension, qui nous accroche jusqu’au milieu du récit. C’est alors que celui-ci prend une autre tournure, mais il serait indélicat d’en révéler davantage ici. (Petit indice pour les vieux et les cinéphiles : ce film est inspiré de La femme infidèle (1969) de Claude Chabrol.)

Ixe-13
(1971)
5 sur 10
Un film hors catégorie?

Il est embêtant de coter un film comme Ixe-13. En effet, on sait d’emblée que le manque de subtilité qui transpire de cette parodie est voulu : décors en carton pâte, dialogues hyper-conventionnels, intrigue cahoteuse, etc.

D’ailleurs, ce n’est pas sans plaisir, encore quelques jours après avoir vu le film, que je me remémorais certaines scènes volontairement cousues de fil blanc, comme l’explosion d’une voiture piégée dans la rue, où l’on nous montre en fait un poteau téléphonique en petits bâtons de bricolage tomber à côté d’un modèle réduit en flammes, ou encore le jeep jouet qui déambule sur des dunes de carton pendant que joue une petite chanson. J’ai beaucoup ri aussi en voyant Louise Forestier, qui joue le rôle d’une perfide espionne chinoise à la fois ennemie et secrètement amoureuse de « l’agent Ixe tleize », se métamorphoser en Québécoise pour le piéger... en perdant subitement ses yeux bridés et en acquérant tout aussi soudainement un gros accent montréalais des plus convaincants!

Toutefois, ce parti pris de non-raffinement n’excuse pas les gags simplistes. Il y a des personnages bruts et drôles (pensons à Cruising Bar (1989)), et des personnages bruts et plats. Il en va de même d’un dialogue. Lorsqu’un commerçant reçoit un journaliste qui lui annonce qu’il attend un agent de la « police montée » et lui répond de but en blanc : « La police montée? Voulez-vous des échasses? », on se demande dans quelle mesure la bêtise de cette question est calculée.

La musique de François Dompierre est bonne dans l’ensemble (notons en particulier Jean je t’aime), même s’il faut parfois deviner les mélodies au-delà des voix débiles de la plupart des acteurs. Par ailleurs, on aurait souvent pu imaginer des chorégraphies tout aussi bouffonnes mais moins insignifiantes (Faites de l’air).

Ai-je mentionné que les Cyniques1sont au cœur de la distribution? Pour ceux qui les connaissent, cela aurait peut-être suffi. Le film reflète la qualité d’humour très inégale de ce groupe, que je situerais une coche en-dessous de Rock et Belles Oreilles2Je me suis toujours demandé si Serge Grenier en curé a vraiment déjà fait rire quelqu'un.

Ajoutons, pour ceux qui ne le savent pas, que Ixe-13 était un feuilleton hebdomadaire très populaire au Québec dans les années 50. Quand j’ai vu Astérix et Obélix contre César (1999), je me suis dit qu’une personne qui n’a pas dévoré les albums de ces héros ne peut pas apprécier tous les clins d’œil du film. C’est peut-être la même chose ici.

Bref, malgré une cote de 5/10, qui exprime l’ennui que j’ai éprouvé à plusieurs moments pendant ce film à la fois coloré et terne, Ixe-13 n’est peut-être pas nécessairement à déconseiller. C’est en fait un film dans une catégorie à part qui mérite sans doute le détour.

Site très complet sur IXE-13 avec de nombreuses illustrations.
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1 Les Cyniques étaient un groupe d’humoristes québécois très populaire dans les années 60 et 70, composé d’André Dubois, Serge Gernier, Marc Laurendeau (eh oui!) et Marcel Saint-Germain.
2RBO était un autre groupe d’humoristes québécois populaire, cette fois des années 80.



 
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