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Explication des notes sur 10
| Jouer
avec la mort
The Game (1996) |
7 sur 10 |
Un jeu qui sort de l'ordinaireNicholas Van Orton (Michael Douglas) est un homme riche, seul et dur qui contrôle tout dans sa vie. Pour sa fête, son jeune frère lui offre (« Que peut-on offrir à celui qui a tout? ») une partie d'un jeu très particulier, organisé par une société appelée Consumer Recreation Services. On constate rapidement que ce jeu n'est pas comme les autres, à commencer par le fait qu'on n'en connaît d'avance ni le but ni les règles, et qu'on ne sait pas non plus exactement quand il commence, ni surtout comment il finira.
Assez tôt, on peut comprendre que le but de l'exercice est de redonner un certain sens des proportions, un certain sens des valeurs, voire de redonner une certaine vie intérieure à Van Orton, comme la leçon d'humilité servie à Scrooge dans A Christmas Carol de Charles Dickens (ou à Francis Xavier Cross (Bill Murray) dans l'excellent Fantômes en fête / Scrooged (1988)). Mais le jeu est-il si innocent? Et s'il s'agissait plutôt d'une arnaque pour soutirer les centaines de millions de la fortune personnelle de Van Orton, ou pire, d'un complot pour le tuer? Assez rapidement, Nicholas aura des signes plus que patents qui lui feront croire l'un et l'autre. Qui est derrière tout ça? Son frère, avec qui il a toujours été si froid?
Pour apprécier ce film, il faut croire que des êtres humains et limités (autrement dit, qui ne sont pas Dieu) sont capables de contrôler à ce point des impondérables. Sans avoir analysé chacune des péripéties, mon esprit cartésien regimbe. Encore une fois, il est facile d'éblouir le spectateur quand on lui montre des choses carrément impossibles! Tant qu'à s'engager dans la voie d'un « jeu » qui met la vie des personnages en péril, je préfère un film comme Jumanji (1995), où l'on campe l'histoire franchement dès le départ dans un contexte fantastique. Dans ces conditions, on peut y aller gaiement.
| Karmina
(1996) |
3 sur 10 |
Gildor Roy sauve la miseUne très mignonne Isabelle Cyr (quand elle est mortelle évidemment), un Yves Pelletier aussi vide que son personnage, et un talentueux Gildor Roy (notre Bill Murray québécois) qui ne semble pas se rendre compte de l’ineptie du scénario et qui se donne avec autant d’efficacité que s’il jouait dans un chef-d’oeuvre de comédie.
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