François Lavallée > Le critique > Livres > S-T
| Saint-Exupéry, Antoine de, Le petit prince |
Voici qui devrait être le livre de chevet de tout être humain soucieux de ne pas rater son passage sur la Terre. Il y a la Bible et il y a Le Petit Prince.On dit souvent que la phrase-clé de ce livre est « L'essentiel est invisible pour les yeux ». C'est vrai, mais à mon avis, on n'accorde pas à cette phrase le sens que l'auteur a voulu lui donner. Saint-Exupéry, dans ce livre, ne donne aucune consigne, aucune règle de vie. Il constate et nous aide à constater. Il constate que notre perception du monde dépend entièrement de notre cœur, ce qui est différent de nous inviter à nous laisser guider par notre cœur. Chaque page, chaque ligne de ce livre nous redit ce constat dans des mots différents : l'éléphant dans le boa, le mouton dans la caisse, la fleur et le jardin, les étoiles qui rient.
Et Saint-Exupéry a réussi magistralement là où tant d'autres ont échoué, rédiger un conte vraiment simple, et non une prétention de conte prétendument simple, où tout est toujours exprimé aussi clairement que simplement, et où l'on sent qu'un homme nous a fait le cadeau de nous communiquer le trésor de sagesse simple et profonde qu'il avait accumulé.
Chaque nouvelle lecture de ce livre recèle pour nous un nouveau cadeau.
| Saint-Onge, Jean-Claude, L'imposture néolibérale |
Le mot « néolibéralisme » peut sembler un grand mot réservé aux économistes et aux intellectuels. Il n’en est rien : on parle ici d’une pensée exprimée et relayée tous les jours par les animateurs de radio populaire et les chauffeurs de taxi. Du genre : moins les citoyens payent de taxes, mieux s’en porte la société; il faut réduire les impôts des entreprises pour leur permettre de créer des emplois; le secteur privé est plus efficace que le secteur public; il faut déréglementer le plus possible pour ne pas mettre de bâtons dans les roues des entrepreneurs et leur permettre de créer de la richesse; etc.Théoriquement, ces idées sont très convaincantes; tellement que le monde occidental entier a opéré un changement de cap dans les année
s 1980 , tournant le dos à l’État-providence de Keynes et aux idéaux socio-démocrates des décennies précédentes pour décréter le règne du secteur privé, censé donner des résultats nettement supérieurs.Or, après vingt ans, il est temps de faire le bilan. Et on se rend compte que tout cela n’était que théorie; dogmatisme au mieux, tromperie au pire. Car en fait, les années de social-démocratie, les
« t rente glorieuses » , ont été plus prospères que les années de libéralisation des marchés (que l’auteur appelle ici les« tr entes piteuses » ). Le livre de Jean-Claude Saint-Onge l’expose clairement, avec de multiples exemples à l’appui : contrairement à ce qui avait été promis et annoncé, la déréglementation (téléphonie, aviation) a fait augmenter les prix et diminuer la qualité du service, s’est traduite par des mises à pied massives et a multiplié le nombre d’accidents du travail (sans parler d’incidents comme Walkerton ou la maladie de la vache folle); l’écart entre les riches et les pauvres se creuse (un p.-d.g. gagnait 42 fois plus qu’un travailleur d’usine en 1980; aujourd’hui, il gagne 419 fois plus); une entreprise privée peut être très inefficace, comme en témoignent les débâcles financières de tant de sociétés chaque année... Les chiffres et les exemples sont nombreux, solides et éloquents.Jean-Claude Saint-Onge consacre la première moitié de son ouvrage à un exposé détaillé de la pensée des « bonzes » du néolibéralism
e : Hayek, Nozik, Friedman et plusieurs autres (dont les classiques : Smith, Locke), qu’il a lus attentivement. Il réussit même, contrairement à bien des livres de la même mouvance (pensons à La globalisation du monde de Jacques B. Gélinas, également bon malgré tout), à ne pas sombrer dans la harangue et la diatribe pour plutôt se contenter d’aligner les faits et de montrer les failles de la pensée des auteurs néolibéraux.Écosociété, Montréal, 2000, 202 pages.
| Saladin, Jean-Christophe, Mieux parler en public |
Ce livre parle de trois grands types de situations caractérisées par le fait que vous devez vous exprimer« en public » : lorsque vous faites un exposé devant un groupe, lorsque vous rencontrez une personne seul à seul(ex. : entretien d’embauche) ou lorsque vous intervenez dans un groupe à titre de participant(p. ex. en réunion ou en assemblée).Le livre est court, bien rédigé et de facture sympathique. Il regorge de conseils et trucs pratiques, mais il faut admettre que la plupart relèvent simplement du gros bon sens. En gros, il faut savoir se préparer. Évidemment, il y a d’autres conseils
concrets : ménager des pauses quand on parle, être conscient du rapport hiérarchique qui existe entre vous et votre interlocuteur, ne pas s’empêtrer dans des tournures de phrases compliquées, ne pas bluffer. Tout cela sera utile comme aide-mémoire.L’auteur m’a étonné en faisant remarquer que, dans un groupe, les femmes se feraient interrompre plus souvent que les hommes lorsqu’elles prennent la parole. C’est pourtant une expérience qui m’est extrêmement connue malgré la pilosité évidente de mes joues et ma belle voix de stentor. Jusqu’ici, j’avais plutôt tendance à penser que c’était simplement
« lesgens » (et non spécifiquement« les hommes ») qui ne savent pas écouter. Serait-ce une erreur d’observation de l’auteur influencée par le féminisme ambiant, ou alors la France serait-elle radicalement différente du Québec sur ce point?Vuibert, collection « Guid’Utile », Paris, 2004, 188 pages.
| Salomé, Jacques, Lettres à l'intime de soi |
Recueil de textes d’une ou deux pages qui célèbrent la beauté de la vie et nous invitent à nous abandonner à l’amour, à l’autre et à l’éternité de l’instant présent. De nombreux passages sont remplis d’une sagesse qui nourrit; d’autres se laissent emporter par une poésie vaporeuse.C’est un message d’espoir – plus : un cri de joie – que lance ici l’auteur. Il n’explique pas, il ne démontre pas : il chante et il montre. Si votre tête est habituée à être reine quand vous tenez un livre entre les mains, elle risque d’être frustrée ici de ne trouver aucune niche.
Ce livre de vie se prête surtout à la méditation, à une méditation qui pourrait nous révéler un petit peu, graduellement, dans la mesure où il veut bien se laisser saisir, l’intime de soi.
Albin Michel, Paris, 2001, 179 pages.
| Salvatore, R.A., Homeland |
Menzoberranzan est une cité souterraine où vivent les elfes noirs. C’est un monde cruel et fortement hiérarchisé où l’ambition personnelle et la force brute font foi de tout. Drizzt y est né, mais tout comme son maître d’armes Zaknafein, cet univers de haine et de méfiance lui paraît vide, et il lui semble qu’un autre mode de vie pourrait être possible. Zak et Drizzt ne doivent cependant pas laisser transparaître leurs doutes au sujet de l’ordre social et (im)moral de Menzoberranzan, ne serait-ce que parce que ce sont des mâles et qu’au pays des elfes noirs, les mâles sont tout en bas de l’échelle.Pour les elfes de Menzoberrazan, tous les malheurs viennent du monde de la surface, un monde dit maléfique où vivent les elfes blancs. Pour punir ces êtres qu’ils détestent, les elfes noirs, guerriers jusqu’à l’os, mènent parfois des raids à la surface. Dès qu’il met le pied là-haut, Drizzt se rend compte que contrairement à ce qu’on lui a appris dès le plus jeune âge, les elfes blancs sont pacifiques. Mais ses congénères, aveugles à cette réalité, se contentent d’accumuler les trophées de massacre et de rentrer dans les profondeurs de la terre avant l’aube – car le soleil leur brûlerait les yeux.
Derrière cette intrigue en apparence simpliste se cache une symbolique profondément humaine auquel on ne peut rester indifférent. À la lecture du livre, on se prend à se demander en vertu de quoi nous vivons dans un monde où la confiance est possible et où il n’est pas obligatoire de constamment surveiller ses arrières pour survivre. Il existe dans notre monde des gens qui sont à l’image de Menzoberranzan, qui sont convaincus qu’il leur faut tuer pour ne pas être tués et qui ne peuvent soupçonner une autre façon de vivre. Avec leurs peurs transformées en agressivité, ces elfes noirs rendent notre monde dangereux, voire invivable.
Bien que certains éléments de l’intrigue soient assez prévisibles, on peut dire que R.A. Salvatore a un style riche et sait construire son histoire de manière à maintenir constamment l’intérêt.
Tome 1 de la « Dark Elf Trilogy ». Wizards of the Coast, 1980 (réimpr. 1990), 314 pages. L'histoire se poursuit dans Exile. Attention! Il existe une traduction française publiée chez Fleuve noir sous le titre Terre natale, mais c’est en réalité un condensé dont le volume fait à peu près les deux tiers seulement de l’original.
| Salvatore, R.A., Exile |
Suite de Homeland. Drizzt est en exil car il a brisé les règles de sa société fortement hiérarchisée, celle des elfes noirs. Condamné à errer seul dans les tunnels obscurs et sans fin d’Ombre-Terre, il a développé en lui le côté de la bête, son côté chasseur et sans pitié sans lequel il n’aurait jamais survécu dans ce monde cruel et méfiant où c’est chacun pour soi.Pendant ce temps, dans sa cité de Menzoberranzan, la matrone Malice Do’Urden ne ménage rien pour le débusquer et l’anéantir, allant jusqu’à ressusciter le corps de l’ancien maître d’armes de Drizzt, Zaknafein, en décuplant sa force et son habileté par la magie pour le mettre aux trousses du proscrit.
Encore une fois, on ne peut rester insensible à la dimension profondément symbolique de ce personnage, exilé d’un monde sans pitié pour avoir de la sensibilité, mais qui, au bout de plusieurs années de solitude, sent en lui, non sans effroi, l’instinct de tueur prendre le dessus et effacer ses penchants naturels de paix et de justice, faute d’avoir des compagnons avec qui les développer. Qui n’a jamais craint que ses bas instincts engloutissent tout ce qu’il peut avoir de bon en lui? Qui n’a jamais senti que cela pourrait lui arriver?
La partie centrale du roman, sorte de quête ou de road movie (à ceci près que le voyageur est à pied dans des souterrains...) d’un genre cher aux Anglo-Saxons, comporte peut-être des longueurs. Mais l’affrontement final qui s’annonce entre Drizzt et son mentor et maître d’armes désâmé et invincible suffit à tenir le suspense.
Tome 2 de la « Dark Elf Trilogy ». Wizards of the Coast, 2000, 306 pages. L'histoire se poursuit dans Sojourn.
| Salvatore, R.A., Sojourn |
Suite d’Exile et dernier épisode de la trilogie. Se sentant plus que jamais seul dans son monde souterrain caractérisé par un climat inexorable de peur et de cruauté, Drizzt décide enfin d’aller à la surface, dans l’espoir d’y trouver un chez-soi. Seulement voilà : les elfes noirs ont toute une réputation, et partout où il se montre, Drizzt n’inspire, au mieux que de la peur, au pire que de la haine. Ainsi, tel le Jean Valjean des Misérables, Drizzt a ici son Javert : Roddy McGristle, vieux chasseur de primes invétéré incapable de lui reconnaître la moindre rémission et prêt à le pourchasser jusqu’au bout du monde et à monter d’autres peuples contre lui. Seule différence: alors que Javert est aveuglé par son idéologie stérile du bien et du mal, McGristle est plutôt aveuglé par sa colère et sa haine.Heureusement, Drizzt rencontrera le vieux Montolio, aveugle vivant en ermite, qui l’hébergera et lui enseignera un tas de choses au sujet de cette nature animale et végétale nouvelle pour Drizzt, mais aussi au sujet de certaines réalités qui vont au-delà du monde matériel. Le court dialogue qu’auront les deux amis au sujet de Dieu est d’ailleurs digne de mention, et je me suis d’ailleurs permis de le traduire pour vous le livrer ici. Il n’empêche, comme on peut s’y attendre, que Montolio n’est pas éternel, et Drizzt devra à nouveau affronter la solitude, ainsi que ses monstres intérieurs, notamment une culpabilité irrationnelle et des doutes sur son destin.
On aura compris que je me suis à nouveau laissé charmer et toucher par la dimension psychologique et symboliquement
« h umaine» de cette trilogie. Il faut cependant préciser que comme dans les deux premiers tomes, si indéniable soit-elle, cette profondeur ne fait surface, si j’ose dire, que par bribes assez courtes. Pour le reste, on en revient invariablement aux récits de méchants malintentionnés, de poursuites et de batailles. Les talents de conteur de Salvatore sont tels qu’on ne peut pas parler de longueurs, mais le lecteur peut se prendre parfois à rêver avec Drizzt d’un monde – d’un récit – où il n’y a pas toujours, quelque part, un jaloux, un ambitieux ou un teigneux qui se terre pour vous gâcher la vie, sinon vous l’enlever.Tome 3 de la « Dark Elf Trilogy ». Wizards of the Coast, 1991, 309 pages.
| Simard, Danielle, Lia dans l'autre monde |
Lia la petite fée vit à Saugrenu, le pays des sorcières et des lutins, où le bruit court que les humains sont tellement méchants qu’ils enferment les habitants de Saugrenu dans des livres. Mais accompagnée de son ami, le téméraire petit ogre Urso, elle découvre un des rares passages secrets qui existent encore entre les deux mondes et en profite pour explorer l’univers des humains (qui sont aussi des nu-mains) en se liant d’amitié avec une petite fille.Danielle Simard maîtrise parfaitement l’art du roman-jeunesse. Débordante d’imagination, elle sait raconter une histoire regorgeant de vie, de poésie et d’humour où l’on ne trouve ni temps mort, ni lieux communs, ni extravagances gratuites non plus.
Une des caractéristiques de Saugrenu, c’est que que tous les animaux qu’on y trouve sont des croisements de ceux de notre monde à nous. Danielle Simard n’est pas la première à imaginer des mots-valises à partir de noms d’animaux, mais elle manifeste à ce jeu un talent inouï, à tel point que l’énumération des noms de ces animaux constitue presque un poème en soi : les chachouettes, les kangazelles, les oissons, les éléphangs-outans, les mouchenilles, les coucouistitis…
Cette petite histoire fait suite à Lia et le nu-mains et à Lia et les sorcières.
Héritage jeunesse, coll. « Libellule », Saint-Lambert (Québec) 1996, 91 pages.
| Sionnet-Thirion, Christine, Olinka, des chemins de terre et de ciel |
Il est des livres qui ne vous font pas une si grande impression pendant que vous le lisez. Vous vous dites que l’auteure a encore plus ou moins un style d’amateur, qu’elle tombe souvent dans le cliché, que l’histoire est assez prévisible...Puis vous le refermez, et il continue de vous habiter. Vous allez en forêt, et vous avez l’impression qu'Olinka vous accompagne, que tout cela, tout d’un coup, a du sens, que la forêt a des secrets cachés, que la vie pourrait être beaucoup plus grande et beaucoup simple que ce que les médias, vos parents et votre patron veulent bien vous le faire croire, qu’il suffit peut-être, après tout, d’être là, à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de soi, attentif à ce qui nous entoure, à la feuille qui pousse, au soleil qui se couche, à l’oiseau qui s’envole, au roc éternel, au rythme des saisons, au travail des mains, à l’univers de chaque mot, aux vérités éternelles, dont on nous dit qu’elles n’existent plus, mais qui sont simplement discrètes, si discrètes qu’on ne les entend pas si on ne prend pas la peine d’ouvrir un livre qui n’a pas peur des clichés...
Éditions Le souffle d’or, Barret-sur-Méouge (France), 247 pages.
| Troyat,
Henri, Alexandre Dumas, le cinquième
mousquetaire |
À la fin de sa vie, Alexandre Dumas père, dans une lettre à Napoléon III, s’enorgueillissait d’avoir « écrit et publié douze cents volumes ». Les plus informés savent que, pour ce faire, il bénéficiait de collaborateurs, appelés « nègres » dans le jargon du métier, qui rédigeaient ses textes selon ses indications et qu’il révisait par la suite pour « resserrer » et parfaire l’écriture. Il n’empêche que l’auteur aura lui-même écrit comme un déchaîné toute sa vie durant, d’abord dans l’ambition de devenir un des grands noms de la littérature française du XIXe siècle... et ensuite surtout pour faire rentrer de l’argent. Car Dumas menait une vie faste, chérissait le luxe et les voyages, et surtout, aimait gâter ses innombrables conquêtes féminines... à qui, dans certains cas, il devait ensuite verser pension en permanence pour qu’elles s’occupent des rejetons qu’il avait semés.Alexandre Dumas est-il effectivement un grand nom de la littérature? Lui-même n’hésitait pas à se comparer à Hugo et à Lamartine. Les critiques ont plutôt tendance à lui accorder une place de second rang, celui non pas d’un grand penseur, mais d’un bon mécanicien du roman qui nous aura livré quelques chefs-d’oeuvre dans le genre, les plus connus étant Les trois mousquetaires, Le comte de Monte-Cristo et Le vicomte de Bragelonne (aussi connu sous le titre L’homme au masque de fer). Toute sa vie, il aura craint de subir ce sort, et quand il se compare aux grands de son époque (notamment Balzac), il aime à faire remarquer que son double objectif était d’instruire (en choisissant presque systématiquement des thèmes historiques, pour lesquels il se sera toujours abondamment documenté), mais aussi de divertir, souci auquel son goût inéluctable de plaire ne pouvait le soustraire.
Henri Troyat, dont la feuille de route est elle-même impressionnante (plus d’une centaine de volumes, dont une trentaine de biographies comme celle-ci), semble lui aussi s’être parfaitement documenté pour nous raconter dans les moindres détails, dans un style clair et linéaire, la vie de cet auteur petit-fils d’une esclave haïtienne et fils d’un grand général de l’armée napoléonienne.
Grasset, Paris, 2005, 512 pages.
| Turiel, Frédéric, Précis de versification |
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le vers français et les formes poétiques : qu’est-ce qu’un alexandrin, une césure, un quatrain, une ballade, un sonnet? Comment compte-t-on les syllabes, qu’est-ce qu’un « pied » en poésie, quelles règles classiques président au choix d’une rime?L’auteur s’en tient aux faits sans jamais se laisser tenter par la pédanterie qui caractérise trop souvent les analystes du genre poétique ou littéraire. Son exposé est extrêmement clair, complet et concis, et il s’appuie sur des exemples pertinents, sur une présentation graphique agréable et sur une organisation logique et pratique.
Armand Colin, collection « Synthèse », Paris, 1998, 95 pages.
© François Lavallée pour tous les textes figurant dans le présent siteVoir la brève notice de droits d'auteurRetour à la page d'accueil de François Lavallée
Retour à François Lavallée... Le critique
Retour à l'index des auteurs et des titres
Réactions? Commentaires? Suggestions? Écrivez-moi!