Au printemps, le Roitelet à couronne rubis est un visiteur régulier dans notre cour. Très petit oiseau verdâtre et rondelet, il lui arrive parfois d'exhiber sa modeste couronne rouge. Les roitelets ont l'habitude de battre nerveusement des ailes lorsqu'ils sont posés sur une branche.
À l'automne, il peut être confondu avec la Paruline à flancs marron.
Photographié le 17 avril 2002 dans notre cour.
Qui ne l'aimerait pas? Vive, toujours en éveil, espiègle, fureteuse, acrobate, très familière et presque déjà apprivoisée, elle peut venir facilement manger sur la main.
Même si les mangeoires l'attirent, la mésange est avant tout un insectivore. Dans les fissures des arbres et sur les branches, elle recherche des oeufs ou des larves d'insectes.
L'hiver, les battements de son coeur peuvent atteindre 480 à 800 battements par minute.
Il est l'un de nos préférés. Il fréquente la mangeoire surtout tôt le matin ou à la brunante.
Pendant la saison des amours, il est fréquent de voir le mâle offrir une graine de tournesol à la femelle; en général, cela signifie aussi la présence probable du nid dans les environs.
À cause de sa huppe, il semble casqué comme un pompier. Son chant ressemble au chiffre huit.
Comment passer inaperçu quand on est d'un jaune éclatant coupé de noir et d'un peu de blanc? Chaque ondulation du vol de cet oiseau est rythmée par quatre notes bien scandées "ti-di-di-di".
Il arrive aussi qu'en vol, deux mâles s'affrontent et piquent en chute libre après quelques secondes de rivalité.
À l'automne, les mâles muent donnant l'impression qu'il n'y a que des femelles aux mangeoires.
Les Chardonnerets jaunes passent l'hiver ici; parfois, ils disparaissent pendant quelques semaines... auraient-ils la nostalgie du sud?
C'est ainsi que se nomme maintenant le Chardonneret des pins. Pourtant assidu à la mangeoire pendant l'été 1994, le tarin a un tempérament vagabond. Certaines années, il est présent sur le terrain et d'autres années, il y est absent.
Perchés à la mangeoire à chardon, nous avons cru pendant un instant, que c'étaient des femelles Roselins familiers. C'est en les observant plus attentivement que nous avons finalement réalisé notre erreur.
Le Tarin des pins possède un soupçon de jaune sur les ailes et sa queue est plus encochée. Cet oiseau n'est pas très farouche et on peut facilement l'approcher.
Cette sittelle visite plus régulièrement notre cour que celle à poitrine rousse. Cette photo, cependant, a été prise lors d'une randonnée pédestre au Mont Saint-Bruno. Nous accordant une pause collation, une Sittelle à poitrine blanche, est venue cueillir sa pitance gentiment.
Nous avons savouré pleinement ce moment privilégié qui nous a remplies d'émotions. Le premier contact de ses griffes sur le doigt étonne; elle le sert délicatement tout en s'emparant d'une graine puis elle s'empresse d'aller la coincer dans l'écorce d'un arbre.
Ce court instant de familiarité fut tout simplement magnifique. L'hiver, les sittelles apprécient plus particulièrement les blocs de suif que nous plaçons dans la cour.
Elle est plus petite que la Sittelle à poitrine blanche. Agile, elle descend le long des arbres la tête en bas, repérant et cueillant au passage des insectes que d'autres oiseaux grimpeurs ne peuvent dénicher.
L'hiver, elle fréquente également les mangeoires contenant des graines de tournesol, du suif, du beurre d'arachide et des noix concassées.
La sittelle coince les graines dans les fentes de l'écorce d'un arbre pour les faire éclater à coups de bec.
La Tourterelle triste nous est venue des États-Unis depuis une vingtaine d'années pour demeurer en permanence dans certaines régions du Québec.
Qui n'a pas confondu un jour son roucoulement lent et plaintif "o-hou-hou" avec le hululement d'un hibou? Lorsqu'elle s'envole, la tourterelle fait siffler ses ailes en saccades.
Les deux parents couvent les oeufs: le mâle incube du matin au soir et la femelle du soir au matin!
Originaire de l'ouest américain, le Roselin familier a été introduit dans la région de New-York au début des années 1940. Il est alors vendu comme oiseau de volière. Puis, pour éviter des poursuites judiciaires, les oiseleurs ont libéré les roselins en leur possession. Maintenant, ces roselins sont devenus "familiers", surtout dans les localités du sud de la province.
Les Roselins familiers et pourprés se ressemblent beaucoup. Chez les mâles, le pourpré semble avoir été trempé dans du jus de framboise tandis que le familier est plutôt de couleur rouge orangé avec des raies foncées sur les flancs et la poitrine.
Les roselins fréquentent régulièrement nos mangeoires en égayant leurs visites de gazouillis pleins de vivacité. Comme ils sont peu farouches, nous pouvons les approcher pour mieux les observer.
C'est ainsi qu'à l'été 1994 et à celui de 1995, nous avons constaté un problème au niveau des yeux chez certains roselins. L'œil était globuleux et avait des sécrétions. L'oiseau ne s'envolait que lorsque nous étions à quelques centimètres de lui. C'est en soumettant ces observations sur le site Nature.Net dans le forum des oiseaux qu'enfin nous avons connu la réponse à ce problème. Merci à Mme Louise Turgeon de nous avoir permis de reproduire ici sa réponse.
C'est une maladie causée par une bactérie dont le signe le plus évident est justement une conjonctivite. La maladie n'est pas mortelle pour l'oiseau en tant que tel, sauf qu'il n'a plus une bonne vision. Il devient aveugle et il ne peut plus s'alimenter et se protéger contre les prédateurs. C'est ce qui cause sa mort.
Les premiers cas ont été rapportés vers janvier 1994 sur la côte est. Ce n'est pas une maladie contagieuse pour les humains, les chats ou les chiens. En 1996, selon les études, la maladie s'est répandue de la Virginie, du Maryland aux Montagnes Rocheuses, jusqu'au Québec et en Géorgie.
Les chercheurs de l'Université de Cornell recommandent de bien nettoyer les mangeoires avec une partie d'eau de javel pour neuf parties d'eau et d'attendre que les mangeoires soient bien sèches avant d'y mettre d'autres graines.
Chez moi, j'avais remarqué cette maladie vers 1994. Il y en avait plusieurs à la mangeoire cette année là qui étaient malades. Depuis le seul cas que j'ai vu c'est il y a environ trois mois. Voilà une bien triste histoire.
Le Geai bleu annonce souvent sa présence par un double cri retentissant : djé, djé. À l'automne, il visite assidûment le plateau d'arachides et casse les écales à grands coups de bec.
Comme il aime également se faire des provisions, nous l'avons vu cacher des arachides sous des feuilles mortes, dans les arbres, dans un vieux nid et même dans le compost.
Également friand de graines de tournesol, il en accumule dans sa gorge qui possède une poche gulaire.
Quand il adopte un endroit, il devient pratiquement impossible à déloger.
C'est un fléau aux mangeoires qu'il fréquente rarement seul. Parfois, une dizaine de pigeons envahissent les lieux.
Ils s'installent sous les mangeoires et s'emparent voracement des graines qui s'y trouvent.
Ce parasite a mis au point un stratagème qui lui épargne toutes les tâches ardues nécessaires à la survie de l'espèce.
Il laisse à d'autres oiseaux le soin de construire un nid, de couver ses oeufs et d'élever ses petits.
Quelle désolation de voir parulines ou bruants nourrir un vacher!
Agressif et prolifique, il s'accapare effrontément les cavités que merlebleus, hirondelles et pics utilisent pour nidifier.
Il s'est approprié tant de nids de nyctales, de petits-ducs et de moucherolles qu'on ne voit presque plus ceux-ci nicher dans les jardins. À cause de lui, de nombreuses autres espèces d'oiseaux ont quitté aussi les abords des maisons.
Omniprésent, il s'est hélas! rapidement multiplié au détriment des oiseaux indigènes.
Il fait une concurrence féroce aux Merlebleus et aux hirondelles dont il détruit les oeufs ou tue les petits. Il s'empresse d'occuper tous les nichoirs.