De la pointe du jour jusqu'à l'aube, les oiseaux manifestent leur présence par leurs chants et leurs cris. Mais, quand surgit un épervier, plus de froufrou d'ailes ni de gazouillis!
Voici un souvenir impérissable: un épervier se tenait immobile sur la pelouse depuis quelques minutes. À peine avons-nous vu un oiseau se poser à trois mètres du rapace, qu'à la vitesse de l'éclair, l'épervier le saisissait et disparaissait rapidement avec sa proie.
Toujours présent dans les parages, un chardonneret se mit alors à lancer des cris d'alarme pour avertir ses congénères.
Aperçue la première fois en novembre 1991, puis la deuxième fois en décembre 1995, la Pie-grièche grise est un passereau au bec crochu et aux moeurs de rapace d'où sa présence dans cette catégorie.
Elle se nourrit d'insectes, de petits oiseaux et de petits rongeurs.
Probablement à cause de la faiblesse de ses pattes, la Pie-grièche empale ses proies sur des fils de fer barbelés ou sur des épines de l'aubépine, pour les manger.
La crécerelle est le plus petit et le plus coloré des faucons. Nous l'avons vue plusieurs fois perchée sur des fils électriques dans la région. Nous ne pouvons demeurer indifférentes devant ce joyau de la nature.
Photographiée en février 1993.
Connu par sa phrase musicale ressemblant à: "Où es-tu Frédéric, Frédéric, Frédéric? ", il est d'allure timide et paisible.
Il sautille sur le sol à la recherche de graines ou d'insectes. Il gratte énergiquement le gazon et les feuilles mortes. Il repousse des débris végétaux vers l'arrière d'un seul mouvement brusque des deux pattes en même temps.
Nous le voyons à tous les printemps mais le reste de l'été, il se fait plus discret.
Plus gros que les autres bruants, il nous visite au printemps et à l'automne, en même temps que le Bruant à gorge blanche.
Cet élégant bruant préfère se nourrir au sol, sous les mangeoires à chardon et à tournesol.
Avec ses rayures noires et blanches sur sa tête, le Bruant à couronne blanche ne peut passer inaperçu.
Plus discret que le Bruant chanteur, il affectionne les abords plus fournis en végétaux du jardin d'eau.
Il sautille et grappille au sol à la recherche de graines ou d'insectes.
Nous pensions qu'il séjournait également ici en hiver jusqu'à ce que nous découvrions qu'il s'agissait plutôt du Bruant hudsonien.
Ce dernier possède une petite tache noire sur la poitrine qui le distingue du Bruant familier.
Ce bruant émet un trille sec et monotone. Plusieurs personnes entendent certainement ce chant près de leur résidence sans soupçonner que c'est celui du Bruant familier. Si son trille est très audible, sa visibilité demeure toutefois discrète.
C'est le plus assidu des bruants à visiter notre cour. Le Bruant chanteur possède un répertoire de plusieurs phrases musicales très mélodieuses.
Nous apprécions l'entendre après ses baignades. Se perchant sur la clôture ou sur une branche, il débute son chant par des notes fortement rythmées suivies d'un trille et termine le tout par des notes irrégulières.
Pour se nourrir, il sautille au sol à la recherche de graines, d'insectes ou de larves d'insectes. Il scrute tous les recoins du terrain sans oublier le cabanon. Aucun coin ne lui échappe.
(Voici un exemple d'une photographie pas très réussie. Pourtant à travers le viseur de l'appareil-photo il était superbe!)
Chaque hiver, ce petit bruant visite notre cour. Il y a quelques années, lorsque nous avons commencé à observer les oiseaux, il nous arrivait de faire des erreurs d'identification. Ce fut le cas pour cet oiseau.
Mais, un bon matin, le déclic s'est fait et nous avons identifié ce charmant et discret petit bruant. Distinguant parfaitement le capuchon ocre et la petite tache sombre au centre de la poitrine grise, voilà que notre moineau devient "Bruant hudsonien".
Un coup d'œil trop rapide par la fenêtre, l'ignorance des espèces pouvant visiter les mangeoires selon les saisons, voilà les raisons qui font que nous l'avons sûrement confondu avec les moineaux.
Ce bruant mange les graines qui se trouvent sur le sol mais s'alimente également aux mangeoires. À chaque printemps, il retourne dans la toundra arctique pour y nidifier.
Toujours fidèles au rendez-vous, des juncos fréquentent notre cour tous les printemps, tous les automnes et certains hivers.
Le Junco ardoisé préfère se nourrir au sol. À cause de ses deux plumes blanches au bord de la queue, quand il sautille ou quand il vole, on peut voir comme un petit éclair blanc s'allumer et s'éteindre.
Autrefois, on le surnommait "nonne", car son plumage gris ardoisé et blanc ressemblait à l'habit de certaines religieuses.
Quand cet oiseau noir aux yeux jaunes arrive à la mangeoire, tout le monde décampe; il s'y installe en roi et maître.
Il ne se gêne pas pour nous écorcher les oreilles par ses cris discordants. C'est un grand consommateur d'insectes.
Le désagrément d'avoir un nid dans les environs... c'est que le quiscale vient jeter les poches fécales de ses oisillons dans l'étang.
Vu pour la première fois en mars 1996, ce quiscale nous avait intriguées, avions-nous la berlue? Légèrement plus gros que les autres quiscales et de nature plus agressive, il effectua de courtes visites cet été-là.
En mars 1997, surprise, il était de retour. De plus, il est venu nourrir ses oisillons dans la cour. Sera-t-il de retour en 1998? Eh bien! oui, nous l'avons revu à la mangeoire, le 12 avril.
Depuis, nous avons vu d'autres Quiscales bronzés ayant les mêmes caractéristiques. Ce phénomène se nomme albinisme partiel. Si un oiseau est entièrement albinos, son plumage est complètement blanc.
Observée en mai et juin 1997, cette Tourterelle triste venait régulièrement faire son tour.
À son approche, les autres tourterelles manifestaient un comportement plutôt hostile.
Et, du jour au lendemain, nous ne l'avons plus revue.

Au Québec, un seul oiseau pond ses oeufs dans le nid des autres oiseaux; c'est le Vacher à tête brune.
Plus d'une quarantaine d'espèces seraient parasitées par cet oiseau.
Plusieurs fois, nous avons vu des bébés vachers se faire nourrir par des parents adoptifs.
Nous avons observé ce phénomène chez des Moineaux domestiques, des Parulines jaunes et des Bruants chanteurs.
Sur cette photo, un Bruant familier a la lourde tâche de nourrir ce bébé vacher qui semble avoir un appétit vorace.

Parfois on entend parler de cas d'albinisme total chez les oiseaux. Ceux-ci sont entièrement blancs avec l'iris de l'œil rose.
La catégorie la plus fréquente est l'albinisme partiel. Le Quiscale "à tête blanche" en est un exemple.
Il existe aussi l'albinisme imparfait. Ce Roselin pourpré se situerait dans cette catégorie.
Merci à Carol et François de Ste-Anne-de-la-Pérade qui nous ont fait parvenir cette photo. Ce roselin fréquentait régulièrement leur mangeoire à partir de la fin de l'été 1998 jusqu'à l'automne 1999.