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Excursions ornithologiques


LES GOÉLANDS ET LES MOUETTES
Goéland à bec cerclé
Goéland argenté
Goéland marin
Mouette tridactyle
Mouette de Bonaparte (adulte)
Mouette de Bonaparte (juvénile)

LES OISEAUX MARINS ET LES CANARDS
Cormoran, Grand
Eider à duvet
Fuligule à collier
Fou de Bassan
Harle couronné
Érismature rousse

LES GOÉLANDS ET LES MOUETTES

En comparant notre liste d'oiseaux observés au Québec avec la liste du feuillet d'observation de l'AQGO, nous avons constaté qu'il nous manquait certaines familles d'oiseaux. Pour ajouter certaines espèces à notre liste, nous devions "voir du pays" c.-à-d., visiter les endroits fréquentés par ces espèces dans la province. Forcément, cela nous amène à mieux connaître le Québec, à découvrir des régions extraordinaires et à admirer de magnifiques paysages. Cependant, il y a certaines espèces que nous n'avions pas encore observées attentivement, tout simplement parce que nous n'avions pas d'attirance pour celles-ci. C'est le cas pour les goélands et les mouettes.

Les goélands et les mouettes font partie de la sous-famille des Larinés. La plupart habitent l'hémisphère Nord. L'identification de ces oiseaux, de couleur généralement gris et blanc, est assez difficile en raison de la multiplicité des plumages. D'ailleurs, dans les guides d'identification, on utilise les termes 1er hiver, 1er été, 2e hiver, 2e été, etc. pour désigner un type de plumage correspondant habituellement à l'âge de l'oiseau. Il faut donc porter une attention spéciale à certains critères pour les identifier comme les couleurs du bec et des pattes. Quant à l'identification des juvéniles, armez-vous de patience et surtout de bons guides car c'est une tâche difficile et compliquée.

Dans ce tableau, vous remarquerez que plus la taille de l'oiseau est imposante, plus celui-ci prendra du temps pour devenir adulte.
Espèces inscrites sur le feuillet de l'AQGO* taille adulte/ans ailes (envergure)
  • GOÉLAND À BEC CERCLÉ
  • GOÉLAND ARCTIQUE
  • GOÉLAND ARGENTÉ
  • GOÉLAND BOURGMESTRE
  • GOÉLAND BRUN
  • GOÉLAND MARIN
  • MOUETTE ATRICILLE
  • MOUETTE DE BONAPARTE
  • MOUETTE DE FRANKLIN
  • MOUETTE DE SABINE
  • MOUETTE PYGMÉE
  • MOUETTE RIEUSE
  • MOUETTE TRIDACTYLE
  • 48 cm
  • 58-65 cm
  • 58-65 cm
  • 65-80 cm
  • 56-58 cm
  • 70-78 cm
  • 40-43 cm
  • 33 cm
  • 35-38 cm
  • 35 cm
  • 28 cm
  • 38 cm
  • 41-43 cm
  • 3
  • 4
  • 4
  • 4
  • 4
  • 4
  • 3
  • 2
  • 3
  • 2
  • 2 ou 3
  • 2
  • 2 ou 3
  • 122 cm
  • 137 cm
  • 147 cm
  • 152 cm
  • 137 cm
  • 165 cm
  • 102 cm
  • 84 cm
  • 91 cm
  • 84 cm
  • 61 cm
  • 102 cm
  • 91 cm

* AQGO Association Québécoise des Groupes d'Ornithologues




Goéland marin

Le Goéland marin

C'est le plus gros des goélands. Il a des pattes roses et comme le Goéland argenté, il possède lui aussi une tache rouge au gonys. Le dos et les ailes sont noirs. D'ailleurs, il a déjà porté le joli nom de Goéland à manteau noir. Il est toujours possible d'observer des Goélands marins dans la région mais, en plus petit nombre que les Goélands à bec cerclé.

Ils aiment se percher sur des lampadaires pour dominer les environs. Passant régulièrement sur le pont Honoré-Mercier, nous pouvons en voir très souvent. Avouons humblement qu'il y a quelques années, ces oiseaux n'attiraient pas notre attention et que pour nous, c'était tout simplement de gros goélands.

Photographié au quai de Rivière-du-Loup le 17 août 2002.

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Goéland à bec cerclé

Le Goéland à bec cerclé

À notre connaissance, c'est le goéland le plus commun et le plus abondant dans notre région. Nous pouvons l'observer près du fleuve, le long des rivières, etc. L'été, par exemple, une grosse colonie séjourne au barrage de Beauharnois. Ce sont également ces goélands ( et non des mouettes) qui fréquentent les abords des restaurants à service rapide (McDonald, Kentucky, etc.) ainsi que les dépotoirs. Lorsque les cultivateurs labourent leurs champs, aussitôt un groupe de Goélands à bec cerclé se régale de larves d'insectes ainsi délogés.

Le Goéland à bec cerclé possède un cercle noir autour du bec. Ses pattes sont jaunâtres ou verdâtre clair. Le Goéland argenté lui ressemble beaucoup mais ce dernier est plus gros et son bec a un point rouge sur sa mandibule inférieure. Cependant, de loin et sans jumelles ou sans lunette d'approche, il est possible de les confondre.

Photographié au barrage de Ste-Martine le 27 juillet 2000.

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Goéland argenté

Le Goéland argenté

Près de chez nous, à l'écluse de Ste-Catherine, nous pouvons voir occasionnellement certains individus. Le Goéland argenté est surtout un goéland côtier. Son bec jaune avec un point rouge sur la mandibule inférieure, ses pattes de couleur chair et sa taille plus imposante le distinguent du Goéland à bec cerclé.

Photographié au quai de Rivière-du-Loup le 17 août 2002.

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Mouette tridactyle

La Mouette tridactyle

Le 27 août 2002 à Cap-des-Rosiers près du plus haut phare canadien (37 mètres de hauteur), nous avons photographié cette Mouette tridactyle. Dans le parc Forillon, une impressionnante colonie de Mouettes tridactyles nidifie sur les falaises.

Dans la sous-famille des Larinés, c'est la seule mouette à plonger et à nager sous l'eau. Chez la Mouette tridactyle adulte, le petit bec tout jaune, les pattes noires et, lorsqu'elle vole, le petit triangle noir bien défini sur l'extrémité des ailes permettent d'identifier avec certitude cette mouette.

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Mouette de Bonaparte adulteMouette de Bonaparte juvénile

La Mouette de Bonaparte

Six mouettes ont la tête garnie d'un capuchon: la Mouette atricille, de Franklin, pygmée, rieuse, de Sabine et de Bonaparte. C'est cette dernière que nous observons le plus souvent dans notre région. Outre son capuchon noir, elle possède des pattes rouges et un petit bec noir. De plus, à l'extrémité de ses ailes, un triangle blanc bordé d'une fine ligne noire permet de la distinguer des autres espèces semblables.

Une mouette dans un arbre!?! Eh bien! oui, la Mouette de Bonaparte construit son nid dans un conifère à une hauteur d'environ 3 mètres.

Photo de gauche, adulte photographié au quai de Rivière-du-Loup le 17 août 2002.

Photo de droite, juvénile photographié au même endroit.

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LES OISEAUX MARINS ET LES CANARDS




Grand Cormoran

Le Grand Cormoran

Fin août 2003, nous avons fait un voyage dans les régions du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie. Une des espèces que nous espérions voir était le Grand Cormoran. Malgré les excellentes informations sur les endroits où il y avait possibilité d'en observer, nous n'en avons hélas vu aucun.

Fin octobre 2003, à Châteauguay sur la rivière près du parc Laberge, un Grand Cormoran juvénile a séjourné à cet endroit pendant quelques jours. Quelle ironie!

Photographié le 30 octobre 2003 à Châteauguay.

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Fuligule à collier

Le Fuligule à collier

Cette femelle se prélassait sur un tronc d'arbre surveillant attentivement ses canetons. Il n'est pas toujours facile d'identifier les fuligules. Premièrement, les mâles et les femelles ne se ressemblent pas. Deuxièmement, ils se tiennent souvent au fond des marais ou des étendues d'eau. Parfois, la distinction entre deux espèces est plutôt subtile.

La femelle Fuligule à collier a un cercle oculaire blanc, une bande blanche au bout du bec et une marque faciale claire.

Photographiée le 11 août 2004 au marais de St-Timothée.

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Eider à duvet

L'Eider à duvet

C'est le plus gros canard à nicher au Québec. L'Eider à duvet est le seul canard présentant un ventre noir et un dos blanc. Son cou est plutôt massif et son front est fuyant.

Il est observé régulièrement sur les côtes de l'estuaire du St-Laurent. Ce canard de mer passe l'hiver le long des côtes du Maine et du Massachusetts.

La femelle ne s'alimente pas pendant l'incubation qui dure environ 26 jours. Elle ne fait que quelques sorties pour boire. Certaines femelles perdent ainsi jusqu'à 50% de leur poids total.

Photographié le 25 avril 2003 au port de Cacouna.

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Harle couronné

Le Harle couronné

Les trois harles observés au Québec possèdent un bec mince, cylindrique et pointu qui se termine par un crochet à l'extrémité. Les mandibules sont munies de lamelles orientées vers l'arrière le tout, ressemble à une scie. D'ailleurs, pendant plusieurs décennies, cette espèce a porté le joli nom de bec-scie.

Le Harle couronné est le plus petit des trois et il est également le seul dont la répartition soit exclusivement nord-américaine. Le mâle arbore une belle tache blanche en forme d'éventail sur sa couronne. Le mâle Petit Garrot possède lui aussi une tache blanche sur sa tête noire. Il faut donc observer attentivement ces deux canards pour bien les différencier.

Pour nicher, le Harle couronné utilise des cavités que les pics ont creusées dans des arbres ou des souches. Il peut également utiliser des nichoirs artificiels comme le Canard branchu et les garrots. Photographié le 30 octobre 2002 à Châteauguay

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Fou de Bassan

Le Fou de Bassan

Débarquées sur l'île Bonaventure tôt le matin, nous avons pris un des sentiers pour nous diriger vers la colonie de Fous de Bassan qui comptent plus de 32 000 couples. Nous savions que nous approchions de la colonie car le cacassement s'intensifiait et surtout, l'odeur désagréable de leurs fientes devenait de plus en plus prononcée. Mais, le spectacle valait bien certains petits inconforts. Entassés les uns sur les autres, adultes, immatures et jeunes de l'année se côtoyaient. Les Fous de Bassan donnent naissance à un seul petit par année.

Cet oiseau de mer se nourrit de poissons. Lorsqu'il en repère un, il replie ses ailes à moitié, se laisse tomber tête première et au moment de pénétrer dans l'eau, il ferme complètement ses ailes. C'est un grand virtuose du plongeon car il est capable d'amorcer ses piqués d'une hauteur pouvant même atteindre 30 mètres.

Photographié à l'île Bonaventure le 24 août 2002

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Érismature rousse

L'Érismature rousse

L'Érismature rousse fréquente les marais et les étangs d'eau douce. Il est pratiquement impossible de se tromper sur l'identification de ce petit canard. Il nage souvent la queue dressée à la verticale et il possède un gros bec bleu clair. Cet habile plongeur est capable de s'enfoncer lentement dans l'eau sans en rider la surface.

Photographié à Baie-du-Febvre le 3 juillet 2003.

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