| LES PASSEREAUX | page 1 | page 2 | |||
|
Coulicou à bec jaune |
Coulicou à bec noir |
Moucherolle phébi |
|
| LES PICS | |||
|
Pic à dos noir Pic à dos rayé Pic à tête rouge |
Pic à ventre roux Pic chevelu Pic flamboyant |
Pic, Grand Pic maculé Pic mineur |
|
La première fois que nous avons observé un Coulicou à bec jaune, c'est à Farnham en 2002. Ce fut une très brève apparition, comme il arrive parfois dans nos excursions. Mais, c'est ainsi avec ce beau passe-temps qu'est l'observation des oiseaux. Cependant, nous avons été grandement récompensées car avec celui que nous avons photographié le 16 mai 2004 sur le chemin Gowan à Hinchinbrook. Ce fut une belle découverte à annoncer aux autres observateurs d'oiseaux car le Coulicou à bec jaune n'est pas souvent observé au Québec.
Si généralement, c'est un oiseau assez discret et craintif, celui-ci s'est laissé admirer pendant un assez long moment. De plus, il a vocalisé à plusieurs reprises des "ka-ka-ka-ka-ka-ka-ka-ko-kou-kolpe-kolpe" le distinguant nettement du Coulicou à bec noir qui lui émet des "coucoucou, coucoucou, coucoucou" bien ponctués et rythmés.
Ainsi, nous avons pu le voir gonfler sa gorge lorsqu'il entonne son chant. Nous avons partagé ces beaux moments avec nos amis Jacques et Murielle Gauthier. D'ailleurs, Jacques a réalisé deux superbes photos le montrant la gorge gonflée pendant qu'il chantait.
À voir absolument sur le site de Jacques photo no 1, photo no 2
Le Coulicou à bec noir niche dans le sud de la province. Il est généralement plus souvent entendu que vu. Cette espèce se régale de larves de Livrée d'Amérique surnommée "chenille à tente". Les années où il y a des invasions de chenilles, la femelle peut pondre ses œufs dans le nid du Moqueur chat, de la Grive des bois, du Pioui de l'Est, de la Paruline jaune, du Bruant familier, etc.
Il se distingue du Coulicou à bec jaune par son cercle oculaire rouge et sa longue queue marquée en dessous par de petites taches blanches à l'extrémité des rectrices. La queue du Coulicou à bec jaune a de grandes taches blanches. Photographié le 6 juillet 2004 sur le chemin Gowan à Hinchinbrook.
Se promener dans une forêt ou dans un petit boisé et ne pas entendre les "fébi" de ce moucherolle est presque impossible.
Lorsqu'il est perché, ce passereau hoche souvent la queue.
Le Pioui de l'Est, le Moucherolle phébi et les autres individus du genre "empidonax" sont assez difficiles à identifier pour les novices. Le Moucherolle phébi a un bec tout noir, aucune barre alaire et aucun cercle oculaire. Les autres petits moucherolles nichant au Québec ont la mandibule inférieure jaunâtre ou blanchâtre et ont des barres alaires.
Photographié le 29 juin 2004 à Rigaud.
Les pics possèdent un bec dur et droit, en forme de ciseaux. Il est très efficace pour percer des trous dans des arbres morts ou vivants. La langue est effilée et se termine par une pointe cornée qui sert à transpercer les larves d'insectes et à les extraire des cavités profondes.
Elle est si longue qu'elle doit s'enrouler à l'intérieur de la tête lorsque l'oiseau ne s'en sert pas. Cependant, quand il s'agit de capturer un insecte, la langue surgit à la vitesse de l'éclair. Le crâne des pics est extrêmement robuste et dur, ce qui leur permet d'absorber les martèlements répétés des coups de bec.
La première mention québécoise de cette espèce remonte à 1944. D'après les banques de données, c'est généralement pendant la saison froide que le Pic à ventre roux fréquente la province. Dans les livres que nous avons consultés, il n'y a aucune mention de nidification de cette espèce au Québec.
Sa nuque est d'un superbe et ardent rouge orangé. Quant à son ventre roux… c'est plutôt un roux très dilué et plus ou moins visible quand l'oiseau est observé d'une certaine distance. Nous dirions même que c'est décevant compte tenu de son nom, Pic à ventre roux.
Photographié le 6 mars 2002 à Yamaska sur le rang du Pot-au-Beurre. Nous tenons à remercier chaleureusement le propriétaire de l'endroit qui nous a donné la permission de photographier ce pic sur son terrain.
Appelé autrefois Pic à huppe écarlate, le Grand Pic est, pour nous, un oiseau impressionnant!
Impressionnant… par sa taille remarquable. C'est en effet le plus grand pic nidifiant au Québec.
Impressionnant… par sa magnifique huppe rouge vif très voyante. Le mâle possède une moustache rouge et la femelle une moustache noire.
Impressionnant… par sa façon de voler. Quelques grands battements d'ailes laissant voir le dessous blanc de celles-ci, suivis d'un court arrêt lui faisant perdre un peu d'altitude donnent un mouvement ondulé à ses déplacements.
Impressionnant… par sa façon bien spéciale de creuser des gros trous de forme ovale ou carrée dans les arbres.
Impressionnant… par un de ses cris ressemblant à ceci "wok, wok, wok" .
Finalement, impressionnant… par les saccades en crescendo de son tambourinage.
Photographié le 18 avril 2003 dans la région de St-Antoine Abbé.
Légèrement plus petit que le merle, c'est le seul pic dont la tête est entièrement rouge. Vu de dos, on peut voir la nette démarcation de ces trois couleurs rouge, noir, blanc.
La population actuelle du Pic à tête rouge au Québec est estimée à moins de 15 couples nicheurs (données août 2001). La survie de cette espèce est jugée précaire. La perte d'habitats occasionnée par la coupe d'arbres morts, la disparition de bosquets d'arbres due à l'accroissement de l'agriculture et la compétition de l'Étourneau sansonnet qui convoite les mêmes sites de nidification que ce pic en sont l'origine.
Photographié au parc Mercier à Iberville le 8 juin 2001
En se promenant dans une pinède à St-Lazare, nous remarquons plein de copeaux de bois au pied de certains conifères. Trois femelles Pic à dos noir recherchent des petits insectes cachés dans l'écorce de ces arbres. D'ailleurs, l'écorçage pratiqué par cette espèce sur le tronc est spécial. On distingue des lambeaux d'écorce qui se détachent ou tout simplement qui pendent le long du tronc.
Le Pic à dos noir est surnommé le "charpentier de l'enfer". Après un feu de forêt, il est un des premiers pics à fréquenter les lieux. Des longicornes noirs apparaissent sur les arbres après un incendie et ces insectes sont très prisés par le Pic à dos noir.
Photographié le 29 janvier 2000 à St-Lazare
C'est également dans la même pinède de St-Lazare que nous avons photographié ce Pic à dos rayé. Le mâle possède une calotte jaune et son dos est rayé. Contrairement aux autres pics possédant quatre doigts à leurs pattes, le "dos rayé" et le "dos noir" en ont trois.
Lors de notre passage, le mâle Pic à dos rayé était affairé à marteler un conifère quand soudain, une femelle Pic à dos noir est venue le chasser. C'était un fait plutôt inusité quand on sait qu'habituellement ce sont les mâles qui ont un comportement territorial. Il faut dire que le Pic à dos noir réside en permanence à cet endroit alors que le Pic à dos rayé y était de passage car en général, il fréquente les forêts beaucoup plus au nord.
Le Pic à dos rayé portait récemment le nom de Pic tridactyle.
Ce pic creuse des rangées de trous bien alignés dans les troncs des arbres. Cela lui permet de se nourrir de la sève qui s'écoule de ces petits trous.
Le mâle possède une calotte et une gorge rouges. La femelle possède également une calotte rouge mais sa gorge est blanche.
Photographié le 30 avril 2000 sur le Mont-Royal
Le Pic chevelu et le Pic mineur sont les deux seuls pics à avoir du blanc sur le dos. L'hiver, ces deux pics visitent les postes d'alimentation qui offrent du suif, des arachides ou du beurre d'arachides.
Il n'est pas toujours facile de les identifier. Le Pic chevelu a le bec plus long et plus gros que celui du Pic mineur. Chez le mâle, il faut s'attarder à observer la tache rouge à l'arrière de la tête. En effet, la plupart du temps cette tache est séparée au centre par une bande noire.
C'est cette particularité que nous avons voulu illustrer sur cette photo prise en novembre 1999 au parc nature de la Pointe-aux-prairies.
Le Pic mineur est la réplique miniature du Pic chevelu. Pour les distinguer, voici un petit indice: la longueur du bec du Pic mineur ne dépasse pas la moitié de la longueur de sa tête, alors que le bec du Pic chevelu est plus long que la moitié de sa tête.
Ses pattes ont deux doigts vers l'avant et deux doigts vers l'arrière, lui assurant une meilleure prise sur les troncs d'arbres. Autour de ses narines, de petites plumes empêchent l'entrée de la sciure de bois.
Il se nourrit principalement d'insectes, mais il ne dédaigne pas le suif et la sève d'érable.
Ce pic va très souvent au sol pour se nourrir d'insectes; il aime spécialement les fourmis. Au temps de la nidification, le pic tambourine sur une branche morte, sur un arbre creux, sur une tôle, bref sur une surface qui résonne.
Avec son collier et sa nuque rouge, il est flamboyant. Le mâle se distingue de la femelle par une "moustache" noire à la racine du bec.