| LES VISITEURS EXCEPTIONNELS | page 2 | |||
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Aigrette neigeuse Aigrette tricolore |
Avocette d'Amérique Bihoreau violacé |
Carouge à tête jaune Engoulevent de Caroline |
Fuligule morillon Milan à queue fourchue |
Nous avions prévu une cinquantaine de kilomètres comme limite à nos excursions. Cependant, notre loisir ornithologique nous amène quelquefois à sortir de ces limites. Oiseaux rares, exceptionnels ou exotiques font occasionnellement partie de nos découvertes. Ainsi, nous avons eu le plaisir d'observer et surtout d'entendre (quel chant!) la Paruline polyglotte à Hull; le Bihoreau violacé à ville de Lasalle; l'Aigrette tricolore à Neuville; l'Avocette d'Amérique à Baie-du-Febvre. Parmi les oiseaux exotiques qui se sont échappés, nous avons vu un couple de Canard à collier noir à Baie-du-Febvre, un Colin de Gambel à Lennoxville et un Canard mandarin à St-Eustache, etc.
C'est le plus grand engoulevent que l'on connaisse au Canada. C'est un visiteur rare au Québec. Il ressemble à l'Engoulevent bois-pourri, mais il est plus gros que ce dernier et sa gorge est brune et non noirâtre. Comme il y a absence de blanc dans la queue, cet individu est une femelle.
L'oiseau se reposait sur une branche à une faible hauteur et ne semblait pas dérangé par ceux et celles venus l'admirer. Ce qui nous a fascinées, ce sont les longues vibrisses de l'oiseau. Nous nous sommes rincées l'œil, car la chance de pouvoir observer un engoulevent d'aussi près et aussi longtemps ne se présentera peut-être plus.
C'est grâce à Yves Gauthier que nous avons pu cocher cette espèce. Yves est un ornithologue qui fréquente assidûment l'île Charron et il rapporte régulièrement ses observations sur le forum d'Ornitho-Qc.
Photographié le 10 mai 2004 à l'île Charron.
Les Carouges à tête jaune nichent de la Colombie Britannique jusqu'en Ontario. À l'automne, ils se joignent à de grands rassemblements mixtes d'oiseaux noirs (quiscales, étourneaux, carouges, vachers). C'est ainsi qu'en suivant ces rassemblements, certains individus peuvent se retrouver pour la saison hivernale au Québec. C'est le cas de cette femelle photographiée le 2 mars 2000 sur le rang 20 à St-Étienne-de-Beauharnois.
Parfois, il faut de la patience et du temps pour découvrir un oiseau. Mais, pour celui-ci, le jeu de cache-cache pour le trouver demeurera un souvenir impérissable. En effet, c'est à notre quatrième visite que nous l'avons finalement vu.
Imaginez la scène! D'un côté de la route, une maison, un bâtiment, des pacages et quelques îlots boisés; de l'autre, deux bâtiments dont une étable en forme de "L". Des centaines, voir des milliers d'oiseaux se déplacent entre ces différents endroits. La recherche commence. Systématiquement, nous examinons les oiseaux un à un. Ils sont perchés sur le silo, sur le toit ou dans les ouvertures de l'étable, sur les tas de fumiers, sur les monticules des différentes moulées servant à nourrir le bétail. Il ne faut pas oublier d'inspecter l'autre côté du chemin. Bref, les oiseaux sont éparpillés un peu partout. Puis soudain, c'est la chaise musicale! Tous ces volatiles s'envolent et changent de place.
Oh! la la! Combien de fois avons-nous recommencé à chercher la femelle Carouge à tête jaune? De plus, il y a une forte et repoussante odeur provenant du bétail, du tas de fumier et des amoncellements de moulée. À chacune de nos trois premières visites, nous l'avons cherchée plus d'une heure mais en vain. Le plus frustrant, c'est que nous apprenions à chaque fois que d'autres observateurs l'avaient vue avant ou après notre passage. Finalement, à notre quatrième visite, nous avons trouvé notre oiseau en moins de cinq minutes.
C'est la deuxième année consécutive qu'un Bihoreau violacé séjourne aux Rapides de Lachine à Lasalle. Il semble avoir adopté cet environnement où poussent surtout des saules. Familier en Floride, ici il fait courir les ornithologues. Ce bihoreau a été photographié le 10 juin 2000 avec l'aide de la lunette d'approche de marque Kowa.
Cette espèce est abondante en Floride. Elle a un ventre blanc qui la distingue des autres aigrettes. C'est au marais Léon Provancher à Neuville que nous l'avons photographiée le 7 mai 2000 avec également la Kowa.
Chez cet oiseau, on remarque son bec fin et retroussé. L'avocette l'enfonce dans l'eau pour se nourrir. Elle cueille ses proies en exécutant un mouvement cadencé comme une faux qu'on agite d'un côté à l'autre. Cette photographie a été prise le 28 juin 2000 à Baie-du-Febvre avec l'aide de la Kowa.
Le Fuligule morillon est un canard plongeur d'Eurasie. Sur le continent nord-américain, il fréquente l'Ouest de l'Alaska. Le Fuligule à collier lui ressemble beaucoup. Cependant, le mâle Fuligule morillon a une tête ronde ornée d'une huppe. La femelle en possède également une mais celle-ci est très courte. Finalement, les côtés blanc pur du Fuligule morillon le distinguent du Fuligule à collier.
Photographié le 27 avril 2003 à Venise-en-Québec.
Cette espèce ne niche pas au Québec. Aussi, quand une Aigrette neigeuse est signalée dans la province, plusieurs observateurs se déplacent pour admirer ce magnifique ardéidé. Pour identifier facilement cet oiseau, il faut regarder ses pattes noires qui se terminent par des doigts jaunes.
Comme c'est un oiseau qui se déplace lentement ou peut rester longtemps immobile, il est très intéressant de l'observer avec une lunette d'approche. Ainsi, il devient plus facile d'apercevoir toutes les caractéristiques inscrites dans les guides d'identification.
Photographiée le 20 mai 2002 à Baie-du-Febvre.
Ce Milan à queue fourchue a été observé dans la région de Forestville du 25 août au 4 septembre 2002. C'est la première mention confirmée de cette espèce au Québec. Son aire de nidification est le sud des États-Unis. Plusieurs ornithologues se sont déplacés pour voir ce magnifique oiseau.
Agile et gracieux, le Milan à queue fourchue nous a montré plusieurs facettes de son habileté à planer et à se nourrir en vol. Saisissant des insectes au vol avec une de ses pattes, il continue à planer et transfère sa petite proie vers son bec. Un vrai délice de voir à l'œuvre ce gracieux planeur! Tantôt la queue bien fourchue, tantôt en éventail, il se permet même de se secouer comme un chien sortant de l'eau. Pendant les quelques heures que nous sommes restées à l'observer, nous ne l'avons jamais vu se percher.
Photographié le 20 septembre 2002