| LES VISITEURS EXCEPTIONNELS | page 1 | |||
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Grive à collier Oriole de Bullock |
Oriole des vergers Solitaire de Townsend |
Tangara vermillon Traquet motteux |
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| LES VISITEURS EXOTIQUES | |||
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Colin de Gambel |
Canard à collier noir |
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Le Nord-Ouest est le territoire de cette grive. En migration, elle s'attarde occasionnellement au Québec. La Grive à collier ressemble au Merle d'Amérique quant aux dimensions, à la forme et à la poitrine brun orangé. Elle s'en différencie par une large bande noire en travers de la poitrine chez le mâle. La bande pectorale de la femelle est grise. Une rayure chamois orange au-dessus et en arrière des yeux ainsi que des bandes et taches alaires brun orangé complètent la différence. Elle possède véritablement de jolies couleurs automnales!
Photographiée à Bergeronnes le 5 décembre 2002.
Cet oiseau nidifie dans la toundra arctique. Les individus de l'Ouest du Canada migrent vers la Sibérie et ceux de l'Est vont vers l'Afrique occidentale en passant par l'Europe, un trajet aller et retour annuel d'environ 16 000 km.
Le Traquet motteux aime s'installer sur des terrains à découvert. Il a un croupion blanc et le noir de la queue forme un T inversé. L'individu que nous avons observé se déplaçait dans le petit parc du quai Casgrain à La Malbaie. Il était tantôt perché sur une table à pique-nique, tantôt sur le dossier des bancs, tantôt sur le sol. Il ne semblait pas nerveux ou dérangé par notre présence.
Il fait partie de la famille des Turdidés tout comme le Merle d'Amérique. D'ailleurs, son comportement et ses déplacements nous faisaient penser à ceux du merle.
Photographié le 29 octobre 2002
Nous avons admiré ce jeune mâle Oriole des vergers à Cap Tourmente le 28 mai 2002. Il visitait sporadiquement les abreuvoirs à colibris au Centre d'interprétation. Bien qu'absent de la liste officielle des oiseaux nicheurs du Québec, deux couples Oriole des vergers ont nidifié dans le sud de la province cette année. Les observations ont été faites à Ste-Anne-de-Bellevue du 26 au 29 juin (4 jeunes) et à St-Armand du 25 juin au 3 juillet (3 jeunes).
L'Oriole des vergers a l'habitude de ne séjourner que très brièvement dans ses quartiers d'été. Dès juillet, il se prépare à regagner ses quartiers d'hiver qui s'étendent du sud-est du Mexique jusqu'au nord de la Colombie.
Une question nous vient à l'esprit : "Est-ce qu'il y aurait déjà eu d'autres nidifications ?" Nous sommes portées à répondre par l'affirmative car plusieurs endroits demeurent inaccessibles aux observateurs d'oiseaux. Mais la hausse du nombre d'observateurs patrouillant les routes du Québec permettra certainement de mieux connaître les effectifs plus réalistes de la faune aviaire.
L'Oriole de Bullock nidifie dans le sud-ouest du Canada. Un individu de cette espèce s'est retrouvé en territoire québécois en novembre 2001. Ce superbe mâle était présent aux mangeoires d'une résidence de l'Isle-aux-Coudres quand trois ornithologues chevronnés (Pierre Bannon, Guy Zenaitis et Samuel Denault) l'ont aperçu.
Les propriétaires ignoraient le nom de ce magnifique oiseau qui se nourrissait depuis quelques jours à la bûchette de beurre d'arachides. Comme c'est une première mention indiscutable pour le Québec, plusieurs ornithologues sont venus admirer cet oriole venu de si loin.
Photographié le 25 novembre 2001
Cet oiseau nidifie dans le centre et le sud des États-Unis ainsi qu'au nord du Mexique. Il hiverne du Mexique au Brésil. Ce jeune mâle de première année a séjourné à Baie Saint-Paul en novembre 2001. Le Tangara vermillon a tendance à redresser sa couronne donnant l'illusion d'avoir une huppe.
Son bec est une peu plus long et large que celui du Tangara écarlate. De plus, il n'y a pas de coche évidente sur la maxillaire comme c'est le cas chez les autres tangaras.
Peu farouche, il semblait totalement ignoré les observateurs venus de tous les coins de la province pour le voir. Le Tangara vermillon s'alimentait principalement au bloc de suif installé derrière une résidence de cet endroit.
Photographié le 25 novembre 2001
Il nidifie en Alaska et dans le nord-ouest du Canada. D'apparence terne et grisâtre, le Solitaire de Townsend est observé dans la province presque à tous les ans. Les motifs de l'aile et de la queue ressemblent à ceux du Moqueur polyglotte. Cependant, sa poitrine est plus foncée et le cercle oculaire blanc le distingue de ce dernier. Lorsque le Solitaire de Townsend s'envole, il est étonnant et intéressant de voir ses taches alaires chamois.
Photographié à Cap Tourmente le 3 novembre 2001
Originaire du sud-ouest des États-Unis, ce colin fréquentait régulièrement le terrain de gens fort sympathiques à Lennoxville. Comment s'est-il retrouvé à cet endroit? Serait-il embarqué par mégarde dans un camion de livraison en provenance des U.S.A.? Mystère! Mais cela reste une hypothèse plausible.
Il a établi une petite routine bien connue par les gens de l'endroit. Lorsque nous l'avons aperçu la première fois, il était perché sur le dessus de la balançoire. Pour souligner sa présence, il a chanté à quelques reprises. Il a un chant assez particulier!
Ce colin nous rappelle l'oiseau d'un dessin animé (Quentin Quail créé par Chuck Jones en mars 1946). Celui-ci avait la plume sur le devant de la tête qui retombait toujours vers l'avant.
Photographié le 12 juillet 2000.
Certaines personnes achètent des oiseaux aquatiques et exotiques pour agrémenter leur cour arrière. Il arrive que ces derniers s'échappent et se retrouvent en balade dans la nature. Une preuve, ce couple de Canards à collier noir que nous avons photographié le 28 juin 2000 à Baie-du-Febvre. Ces canards sont originaires de l'Amérique du Sud.