Histoire du Parc Belmont
par Yves Gaudreau

Page d'acceuil
1960
Trois nouveaux manèges: Le CORTINA BOB, le HOT ROD à deux ponts et le SILLY LILLY.
Au pavillon de danse: DEAN MORGAN et son orchestre de sept musiciens.
Plusieurs spectacles d'acrobatie aérienne durant la saison.

Vue aérienne du parc Belmont-"carte postale"
Incendie au parc Belmont
L'incendie a détruit la galerie de tir ainsi que la piste des petites automobiles électriques appelées "SCOOTERS". Une vingtaine de ces petites voitures et les 20 embarcations du manège "SCOOT-A-BOAT" qui étaient toutes remisées dans les kiosques sont incendiés.


Dégats, bris d'ampoules et de certaines molestations faites aux dames au parc Belmont.
Avertir les concessionnaires qui vendent ou donnent des cannes, que ces choses sont prohibées et avertir également les préposés à la réception des billets de refuser l'entrée de tout manège aux personnes porteurs de ces dites cannes.

MINUTES du PARC BELMONT
M. Pierre Eliott-Trudeau assermenté avocat en 1944, sa carrière a été partagée entre l'enseignement, la politique puis la pratique du droit en cabinet privé. Bien que M. Trudeau possède des actions depuis longtemps à cause de son père, il sera actif dans le conseil d'administration seulement de janvier 1956 à février 1961 comme directeur du parc Belmont.


Comme le Président d'assemblée s'exprimait tantôt en anglais, tantôt en français, M. Ernest Beaupré demanda si le secrétaire prenait des notes en français ou en anglais et si le procès-verval de cette assemblée serait écrit dans la langue prédominante dans la province de Québec.

A la suite d'un échange de points de vue, M. Pierre Elliott-Trudeau demanda que le français soit utilisé pour la conduite de cette assemblée et que les procès-verbaux soient écrits en français, remarque qu'endossa M. Ernest Beaupré.

Ces remarques qui en soit, pouvaient être bien fondées d'après le Président, lui semblèrent prématurées et déclara hors d'ordre.


Une publicité du parc Belmont.
Merci à M. Bureau pour le document publicitaire.

1962
Pour la première fois le parc Belmont sera ouvert en hiver.
LE PARADIS D'HIVER

Pour la première fois le parc Belmont sera ouvert en hiver.
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1963
Louis Perron est celui qui fit la nouvelle façade du Parc en 1963. Louis Perron a réalisé au cours de sa carrière plus de mille jardins privés. Il réalisa aussi plus de soixante parcs et terrains de jeux.




Merci au donnateur pour son affiche en métal sur le parc Belmont.
Une publicité que l'on retrouve sur les autobus de la CUM.
Une pièce de collection.

1964
On demande à Monsieur Pierre Ranger du Reader's Digest afin d'avoir une traduction pour les manèges ayant des noms anglais.

Skooter : Skooters
Whip : Fouet
Laff-in-the-dark : Maison hantée
Round-up : Tornade
Hot-Rod : Auto de course
Scoota-boats : Bateaux-mouches
Wild Mouse : Souris folle
Tilt-A-Whirl : Tourbillon
Flying Scooter : Skooters volants
Flying Coaster : Tremplin volant
Scrambler : Vrille
Ferris Wheel : Grande roue
Paratrooper : Parachutes
Cortina Bob : Cortina Bob
Shooting Gallery : stand de tir
Tower Slide : Slalom
Magic Carpet : Tapis Magique
Trabant : Trabant
Silly Lilly: Grosse tasse

1965
Article d'un journal en 1965
La construction de "La Ronde", le fabuleux parc d'amusements permanent sur le site d'EXPO 67, entraînera probablement la FERMETURE du parc Belmont. Les propriétaires ont déjà des offres alléchantes de constructeurs de maisons d'appartements.

Etude par les propriétaires pour l'installation d'un terrain de Golf miniature.


1966
La maison PEPSI-COLA offre des "journées d'épargne" au PARC BELMONT.
Merci À Mme Val pour la publicité.

1967
Avec la venue de la Ronde pour l'exposition Universelle de 1967, une compétition féroce entre les deux parcs.
Un très bon site pour voir les pavillons de l'expo 1967.
expo 1967


Suite au décès du Colonel J.-Roméo Gauvreau en 1967, le parc désigne M. Jacques Gauvreau comme sixième Président.


Anecdote d'un neveu de Jacques Gauvreau
Je sais que les 3 frères ont hérité des actions de leur père. Je me rappelle quand j'allais sonner au bureau administratif (je me rappelle du bruit dee la sonnettte comme si c'était hier. Ensuite, on entend un buzz qui nous permettait de monter les escaliers jusqu'au bureau. Les bureaux étaient au 2e étage. La je demandais le plus souvent à Jacques de me donner des billets de faveur. Vous vous rappeler des liasses de billets du Parc Belmont. La dernière fois que j'ai vu de tels billets c'est à Old Orchard l'an dernier. Mon grand-père étant très occupé allait moins souvent au Parc Belmont: Il travaillait comme administrateur de la cie Concordia. C'est lui qui fut à la tête du projet de la Place Bonaventure. Il fut également président de la Commission de transport de Montréal. De plus, étant l'ancien commandant (et brigadier général) des Fusiliers Mont-Royal, ce dernier s'occupait encore du Régiment comme Colonel honoraire. Cependant quand il venait au Parc Belmont, je crois que tous les employés le saluaient cordialement. (c'est ce que je rappelle). Je me souviens aussi à 7 ou 8 ans (soit vers 1978-79) juste avant que mon grand-père subisse une trombose au cerveau, il m'amenait dans les montagnes russes. J'avais la chance de monter avant tout le monde à l'endroit où tout le monde descendait. Donc, une fois je m'asseyais avec lui aux premières places à l'avant. Ensuite au milieu et finalement aux places arrières. Que de beaux souvenirs.


Merci au donnateur. Voici une plaque d'identification que portent les travailleurs dans le parc.

1968
Nouvelle maison de publicité
Le major Gauvreau donne sa confiance à M Bourbonnais

Hommage à l'institution
Ma perception du Parc Belmont se traduit par deux mots : Institution et magie. En fait, je crois que le Parc fut une institution nationale pour le Québec durant plusieurs décennies, soit depuis 1923 jusqu'à la fermeture en 1983. Ce nom, Parc Belmont, me plonge dans mes souvenirs d'enfance des années 40. Je me revois, petit bonhomme, avec ma mère et mes soeurs dans cette ambiance magique.

Devenu un homme, dans le cadre de mon entreprise, je fus le publicitaire officiel du Parc Belmont entre 1968 et 1980 et dans les années 70, concessionnaire du Village Enchanté que j'avais conçu et administré. Je crois que le mot institution est approprié, car depuis sa fondation, jusqu'en 1967, avec l'arrivée de La Ronde, il n'y avait au Québec aucun endroit pour divertir les petits et les grands comme le Parc Belmont.

Durant les 12 années de ma carrière professionnelle, alors que j'étais lié au Parc, j'ai rencontré des visiteurs de toutes les régions du Québec et des provinces voisines. Ce lieu fut une référence synonyme de joie et d'enchantement. Les gens en province qui venaient en famille à Montréal, pour une raison ou pour une autre, ne voulaient jamais manquer une visite au Parc Belmont.

Pour ce qui est de la magie, il faut l'avouer elle était perceptible. Dès que vous faisiez les premiers pas dans le Parc, vous deveniez envoûter par le charme des lieux. Je crois que c'est le soir que la magie fonctionnait le mieux. Les sons et les rotations des manèges flamboyants, les jeux d'adresse, les musiques, les multiples couleurs, l'odeur des friandises et surtout les milliers de visages illuminés où l'on reconnaissait, par leurs sourires, la joie et un bonheur réel. Les secrets de cette magie des soirs au Parc, s'expliquent par l'obscurité qui dissimulait les fils et autres objets nécessaires pour ne laisser voir que des jeux de couleurs se déplaçant rapidement et offrant des visions spectaculaires, féeriques! Les employés et la direction du Parc Belmont appelaient, la grande allée centrale, le Midway où les gens déambulaient comme dans un rêve enchanté.

D'avoir travaillé à concevoir la publicité et des promotions pour le Parc Belmont a gravé en moi des souvenir inoubliables. En fait, ce fut pour moi beaucoup plus qu'un travail mais des années gratifiantes. Suite aux résultats, plus que satisfaisants, obtenus par ma maison de publicité, j'avais la confiance totale du major Jacques Gauvreau, qui était le PDG du Parc, durant mon époque. J'ai rarement vu un homme aussi impliqué et dévoué à son entreprise que lui.

Puis un jour, j'eus l'idée de créer le Village Enchanté, mon concept fut accepté immédiatement par Jacques Gauvreau et ce fut une expérience inoubliable. Ainsi je devenais concessionnaire au Parc Belmont en plus de mon travail de publicitaire. Mon épouse et mes filles Sylvie et Louise se sont investies totalement en travaillant avec nous durant les étés de cette époque. Je retiens de bonnes pensées pour le personnel du Parc avec qui nous avons collaboré.

Puis un jour ce fut la fin. Suite à la nouvelle concurrence de La Ronde, le Parc possédant trop de manèges anciens ne pouvait investir les millions de dollars nécessaires pour renouveler les manèges, ni suffisamment d'espace disponible pour agrandir. Aussi ce fut la fin d'une institution nationale québécoise.
Ma plus grande tristesse fut de voir démolir le Parc Belmont pour être transformé en projet domiciliaire. C'est le coeur brisé que mon épouse et moi visitions l'endroit où nous avons été impliqués durant 12 années. On avait détruit ce Parc mais rien ne pouvait effacer les beaux souvenirs d'une grande époque. En marchant dans les rues de ce développement domiciliaire nous pouvions retracer l'endroit où fut jadis le Midway, le restaurant principal et les bureaux du major Jacques Gauvreau.

Bon succès, Jean-Guy Bourbonnais


Un nouveau spectacle avec Monsieur Sam Alexander et sa tente exotique. « sideshow » ou « freak show»


Cet homme portait toujours un masque et pour un 25¢ supplémentaire il enlevait son masque dans un coin caché de la tente de cirque prévue à cet effet. Il était présenté comme l’homme sans visage. Cet homme avait été défiguré lors d’une explosion alors qu’il travaillait comme chimiste. Son visage était monstrueux à cause du trou béant qu’il avait au visage. Il a fait sa fortune ainsi.

Voici une curiosité du parc.
Chaque curiosité avait une photo à vendre de lui.
Merci au donnateur.


L’époque du « sideshow » ou « freak show » se trouvait près de l’entrée du Parc Belmont. En ce temps-là, un tambour retentissait pour attirer l’attention des spectateurs et un maître de cérémonie nommé Pancho (dont le vrai prénom était André) invitait les gens à s’approcher du « stage » pendant qu’il attachait à une croix une belle jeune fille à demi vêtue. Ce spectacle attirait les foules.
Merci Mme Jobin pour vos précisions
1969
Oncle PIERRE "Désiré Aerts" avec la Cabane à MIDAS "Roger Giguère" CFTM-TV .
Pochette du disque

Un petit zoo installé à l'attention du public, comprenant une vingtaine d'animaux.
Le Chef Assiniwi avec son petit village indien dans le parc.


Au Parc Belmont, la famille au complet pour le 10e anniversaire de Manon et Rachel Dufour.
La photo est une gracieuseté de Yolande Dufour.
La promenade sur le site avec l'odeur des frites et la dégustation d'une Barbe à Papa.

Les années 70
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