. Avec une conséquence saisissante:
aujourd'hui, compte tenu du brassage des générations, un Français sur vingt a eu un ancêtre
ou un proche de cet ancêtre guillotiné sous la Révolution.
En 1789, les contemporains sont horrifiés du spectacle des exécutions capitales.
Le long supplice des grands criminels, attachés à une roue et dont le bourreau brise
les membres avec son baton, avant de les achever d'un coup à la poitrine, indigne des
intellectuels. La pendaison, avec ses victimes gigotantes, ne paraît pas moins barbare.
On envie presque le privilège des nobles de périr décapités, même si la hache mal affutée
ou maladroite doit s'y reprendre à plusieurs fois. La foule voyeuse et scandalisée
crie à la boucherie, menace le bourreau.
Persuadé que la révolution doit permettre à tous de bénéficier des avantages de la
minorité, le docteur Guillotin propose dès 1789 la généralisation de l'éxécution
capitale par décapitation mécanique. On applaudit l'idée, aussitôt baptisée
"guillotine". Et l'aimable poête Sébastien Mercier s'interroge: Est-ce un supplice
doux que celui de la guillotine?
Le 2 août 1793, la Convention ordonne la destruction totale de la Vendée, rebelles,
maisons, récoltes.52% des condamnations à la guillotine auront lieu dans l'Ouest de la FRANCE.
Voici la liste officielle des Gautreau
Gautereau Jacques
Demeure à Château-Trehan, département de la
Loire-inférieur, condamné à mort le 11 nivôse an 2, par la com. milit. séante à Nantes,
comme brig. de la Vendée.
Gautereau Jean
Laboureur, demeure à Landrevieille, département
de la Vendée, condamné à mort comme brig. de la Vendée, le 21 avril 1793, par la com. milit.
séante aux Sables.
Gautereau Jean
Demeure à Bressuire, département des Deux-Sèvres,
condamné à mort le 11 nivôse an 2, par la com. milit séante à Nantes
Gautreau Georges
Vigneron, deneure à Martigné, département
de Mayenne et Loire, condamné à mort comme conspiration, le 6 nivôse an 2, par la com. milit.
de Saumur.