LES GUILLOTINÉS
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La liste des quelque dix-sept mille cinq cents Français et Française officiellement guillotinés sous la Révolution établie au lendemain du Directoire, remplit deux épaix et rarissimes volumes qui depuis deux siècles n'étaient généralement accessibles qu'aux érudits.

La lecture de cette liste permet de mieux comprendre comment une foule de gens de tous âges et de toutes conditions sociales ont été livrés au bourreau pour leur militantiste contre-révolutionnaire, mais aussi, souvent, désignés par hasard, par imprudence, par malveillance, par fanatasne de droits communs, objets d'une sanction exemplaire.

Ce sont les paysans (28%) les ouvriers ou artisans (30%) et les marchands (20%), qui composent la masse des . Avec une conséquence saisissante: aujourd'hui, compte tenu du brassage des générations, un Français sur vingt a eu un ancêtre ou un proche de cet ancêtre guillotiné sous la Révolution.

En 1789, les contemporains sont horrifiés du spectacle des exécutions capitales. Le long supplice des grands criminels, attachés à une roue et dont le bourreau brise les membres avec son baton, avant de les achever d'un coup à la poitrine, indigne des intellectuels. La pendaison, avec ses victimes gigotantes, ne paraît pas moins barbare. On envie presque le privilège des nobles de périr décapités, même si la hache mal affutée ou maladroite doit s'y reprendre à plusieurs fois. La foule voyeuse et scandalisée crie à la boucherie, menace le bourreau.

Persuadé que la révolution doit permettre à tous de bénéficier des avantages de la minorité, le docteur Guillotin propose dès 1789 la généralisation de l'éxécution capitale par décapitation mécanique. On applaudit l'idée, aussitôt baptisée "guillotine". Et l'aimable poête Sébastien Mercier s'interroge: Est-ce un supplice doux que celui de la guillotine?

Le 2 août 1793, la Convention ordonne la destruction totale de la Vendée, rebelles, maisons, récoltes.52% des condamnations à la guillotine auront lieu dans l'Ouest de la FRANCE.

Voici la liste officielle des Gautreau
Gautereau Jacques
Demeure à Château-Trehan, département de la Loire-inférieur, condamné à mort le 11 nivôse an 2, par la com. milit. séante à Nantes, comme brig. de la Vendée.

Gautereau Jean
Laboureur, demeure à Landrevieille, département de la Vendée, condamné à mort comme brig. de la Vendée, le 21 avril 1793, par la com. milit. séante aux Sables.

Gautereau Jean
Demeure à Bressuire, département des Deux-Sèvres, condamné à mort le 11 nivôse an 2, par la com. milit séante à Nantes

Gautreau Georges
Vigneron, deneure à Martigné, département de Mayenne et Loire, condamné à mort comme conspiration, le 6 nivôse an 2, par la com. milit. de Saumur.