Symposium artistique 2000

Trombinoscope

Portrait des artistes invités


ALEXANDRE Roger, artiste peintre, St-Luc sur Richelieu.

Né à Montréal en 1942, il obtient des baccalauréats en Art et Pédagogie et complète sa maîtrise en Sociologie à l’Université d’Ottawa en 1969.

En 1972, il expérimente la peinture à l’atelier du Frère Jérôme et cet art devient alors une nouvelle passion. En mai 1975, il ouvre sa propre école de peinture créée sur le modèle des ateliers du Frère Jérôme et depuis 1976, il vit de son art et enseigne la créativité à l’Université du Québec dans le cadre du cours "L’Art et la Vie". Durant les années 80, la télévision communautaire de différentes régions enregistrait des émissions afin de faire connaître l’œuvre d’Alexandre et stimuler les gens à faire eux-mêmes l’expérience de la peinture.

Roger Alexandre, en 1986, remporte un 1er prix aux Nations Unies à l’issue d’un concours canadien d’affiches organisé dans le cadre de l’Année Internationale de la Paix. Il réalise plusieurs commandes dont entre autres l’illustration de "Ces enfants d’ailleurs", Tome 1, d’Arlette Cousture.


BECK Hélène, artiste peintre, I.A.F., Chicoutimi.

Dans les années 1950, après avoir remporté plusieurs prix au plan régional et provincial, Hélène Beck a commencé sa carrière professionnelle en 1960. Jusqu’à ce jour, elle a tenu au-delà de 25 expositions solos au Saguenay, à Québec, à Montréal, à Toronto. Elle fut invitée par l’association Amitié-France-Québec à exposer 38 tableaux au Salon d’honneur de l’Hôtel de Ville d’Angoulème en Charente, France. Le Musée du Saguenay-Lac St-Jean a présenté, en 1983, une rétrospective de ses œuvres. Hélène Beck a participé a au-delà 200 expositions collectives à travers le Québec et le Canada. Plusieurs livres d’art publiés au Québec ont consacré un article ou une reproduction d’une de ses œuvres. Plusieurs reportages télévision ont été réalisés au sujet de l’artiste et son œuvre par Cogeco et Vidéotron.

Gérard Morissette, conservateur d’art au Québec, écrivait ceci en 1953 : "Hélène Beck nous montre des toiles qui dénotent une vision toute personnelle des choses, un sens étonnant des harmonies de couleurs et une technique vigoureuse". (Le Lingot) Yves Thériault, écrivain, publiait dans La Patrie de 1960 : "Son dessin est tourmenté, comme l’est ce pays, l’écriture est drue, virile, dense, arrogante parfois autoritaire. Elle offre de très belles promesses". Guy Robert, docteur en esthétique et historien d’art, écrivait en 1983 : "Dans les œuvres d’Hélène Beck, l’expressionnisme de l’artiste s’empreint ainsi de gravité, peu importe le thème, fige le temps, interdit tout bavardage : on sent comme une intense urgence de démaquiller l’humaine condition… profonde, universelle et irremplaçable fonction de l’art."


BEER Hans Peter, artiste peintre, Lac Beauport.

Il est né le 20 août 1944, à Henrrliberg, en Suisse.

Il s’initie aux arts visuels en 1959 à Schauffausen en Suisse dans l’atelier du peintre Franz Holl et poursuit ses études à l’École d’art graphique de Zurich où il peint jusqu’en 1964. Il s’installe dans un petit atelier à Zurich où il peint jusqu’en 1967. Il quitte alors la Suisse pour voyager autour du monde sur des navires marchands, profitant des escales pour connaître et apprécier l’art des nombreux pays visités. Lors d’un séjour au Québec en 1970, il tombe amoureux du pays et s’y installe.

De son enfance dans les Alpes suisses, de ses années de navigation sur toutes les mers du monde, Hans Peter Beer garde à jamais la fascination des paysages intimistes ou grandioses et les gens de son pays d’adoption sont une inépuisable source d’inspiration.

Il tient des expositions solos dans différentes galeries du Québec et a également participé à une exposition de groupe au O’Keefe Center de Toronto. Il a pris part à des symposiums de peinture : Carnaval de Québec, Rodolphe Duguay, Baie-Comeau, Anse St-Jean, etc.


BELIVEAU Nicole, artiste peintre, St-Matthieu du Parc.

Native de Trois-Rivières, cette artiste autodidacte s’intéresse encore très jeune particulièrement au portrait et exécute son premier tableau à 7 ans. Après avoir touché à la sculpture, à l’orfèvrerie et expérimenté divers médiums et techniques, elle opte finalement pour le pastel sec.

Séduite lors d’une visite au jardin zoologique, elle cultive un art animalier dans des tableaux où interviennent la femme, son vêtement, son regard énigmatique. Son approche sensuelle l’amène à traiter son sujet en plans rapprochés où les yeux deviennent souvent centres d’attraction.


BERNIER Irène, artiste peintre, Cap-Rouge.

Elle est née à Montréal. En 1963, étudiante en nursing, elle participe à une première exposition de groupe, mais c’est en 1971 qu’elle commence à peindre plus régulièrement et s’intéresse à plusieurs techniques dont l’huile, l’aquarelle, la gravure, le batik, la sérigraphie. Elle fréquente au même moment le Moulin des Arts de St-Etienne et travaille avec Albert Rousseau. Elle a aussi travaillé la sculpture, bronze et aluminium, avec les maîtres Aristide Gagnon et Jean-Paul Garneau.

Elle peint surtout des natures mortes et le patrimoine québécois qu’elle affectionne tout particulièrement. Sa peinture révèle l’œuvre du temps sur la nature et les choses.


BOUCHARD Harold, verrier, Lac Kénogami.

L’artiste-verrier Harold Bouchard de Jonquière a fait ses débuts comme apprenti chez le maître-verrier Pierre Osterrath à Montréal. Il y est resté trois années durant lesquelles il a participé à la réalisation de plusieurs vitraux : la restauration des vitraux de la bibliothèque des sciences de l’Université McGill, les vitraux des cathédrales de London et de Windsor en Ontario et plusieurs réalisations pour des maisons privées, restaurants et édifices publics dont le métro de Montréal (Station Charlevoix).

Harold Bouchard a participé à diverses expositions de groupe et solo entre 1979 et 1995. Son travail a été récompensé par de nombreux prix d’excellence dont le "Prix d’excellence-Métiers d’Art 1992".

Parmi ses réalisations majeures, soulignons : les vitraux du musée du site de la Pulperie de Chicoutimi, le vitrail du musée du Fjord de Ville de la Baie, la restauration de vitraux à la Cathédrale de Chicoutimi et plusieurs sculptures et pièces gravées offertes à l’occasion de galas de reconnaissance ou à des regroupements tels l’Association touristique régionale, l’Association touristique de l’Estrie, le Chambre de Commerce de Jonquière et d’Alma, le Groupe CGI, Alcan, Ville de Jonquière, Ville de St-Félicien et l’Association des libraires du Québec.

Démarche artistique:

"Mon travail de verrier se concentre davantage sur une approche personnalisée du fait que je fonctionne presque uniquement sur commande."

Par contre, les réflexions et les recherches qui en découlent ouvrent grand les possibilités de création et de mise en valeur de matières nobles telles le verre, le granit, le bois et autres. Les techniques de verre à froid offrent un éventail multidimensionnel de par ses couleurs, la transparence, la superposition, le mouvement ainsi que les assemblages de matériaux. (Sculpture verre et granit, mise en plomb).


BOUDREAU Pauline, artiste peintre, Sherbrooke, I.A.F., S.A.S..

Née en 1942 à Sawyerville en Estrie. Obtient un baccalauréat en service social et travaille 25 ans dans ce domaine avant de se lancer dans la peinture. Suit des ateliers avec Jean-Paul Ladouceur, Jacques Hébert, Nicole Foreman, Gilles Archambeault et Zoltan Zsabo.

À l’aide de ce médium exigeant qu’est l’aquarelle, Pauline Boudreau nous fait le récit du plus beau poème qui soit, celui de la vie. Dans le détail de ses paysages aux couleurs d’amour et de tendresse, on se retrouve au cœur même de la vérité, du réalisme dans sa plus pure expression. Et ce n’est pas sans une certaine émotion que l’on se surprend à découvrir quelques souvenirs d’enfance d’une douceur un peu magique.

Pour cette artiste, la nature est source inépuisable d’inspiration, chacun de ses tableaux respire au rythme d’une constante recherche d’harmonie et l’aquarelle lui fournit les moyens de traduire la transparence, la netteté et la rigueur qui habitent les choses simples de la vie.

Alliant ainsi le talent et la persévérance à son goût marqué pour l’art, Pauline Boudreau nous rend spontanément complices de la sensibilité qui émane de ses œuvres.

"Depuis déjà quinze ans sur le marché des galeries, je manipule l’aquarelle depuis près de vingt-cinq ans.

J’aime peindre sur le motif pour capter le maximum de lumière.

J’aime m’imprégner des odeurs, de l’atmosphère, du froid, du chaud, du bruit, du vent…

J’aime aussi, à certaines périodes, le confort de mon atelier pour explorer de nouvelles avenues.

Je suis reconnue pour être une personne rigoureuse et exigeante par rapport à la qualité de mon travail.

Depuis huit ans, j’enseigne l’aquarelle à travers le Québec."

Asssociations professionnelles : Société d’aquarelle de Sherbrooke, Institut des Arts Figuratifs.

Collections d’entreprises et publiques : Mouvement des Caisses Desjardins, Hôtel de ville de Baie Comeau, Hôtel de ville de Sherbrooke, Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke, Fédération de natation du Québec et le Club de Hockey "Les Canadiens de Montréal".


BRETON Gilbert, artiste peintre, Victoriaville.

Né à Warwick en 1939, dans les Bois-Francs. Institut des Arts appliqués de Montréal. Animateur d’ateliers de peinture puis carrière d’enseignant. Paysagiste au style influencé par l’impressionnisme.

Gilbert Breton recevra plusieurs distinctions dont le trophée du Festival de la peinture en 1981. Fin observateur, il aime autant rêver devant un paysage que se mêler à la foule pour en tirer des scènes pleines d’animation. Il expose régulièrement au Québec et il a participé à une exposition itinérante, "VISAGE DE MON PAYS", organisée par la Maison de la Francophonie. Il s’intéresse surtout à l’acrylique, à l’aquarelle et à la gouache dans un style plus réaliste qu’impressionniste.

On voit que Gilbert Breton, dans Rivière Saguenay, vue de l’Anse St-Jean, à la fonte des neiges, cette "voie sacrée" semble s’éveiller – par ses couleurs et l’atmosphère qui en résulte – de la léthargie de l’hiver et préparer la reprise de la navigation sur le Saguenay.


BRUNI Umberto, A.R.C., I.A.F., artiste peintre, Laval.

À treize ans, il fut initié à la peinture et à la décoration de la murale et du vitrail sous la direction du professeur Guido Nicheri (Grand Prix de l’Académie de Florence).

Né à Montréal en 1914, il reçoit de l’École des Beaux-Arts de Montréal, trois médailles de premier prix et des mentions honorables. Pendant plus de quarante ans, il a œuvré dans différentes sphères de la création artistique, notamment la peinture, le dessin, la décoration, le modelage et la sculpture ainsi que le vitrail.

Il a consacré au-delà de trente ans à l’enseignement des beaux-arts. Il fut aussi boursier du Conseil des Arts du Canada, et à ce titre, a séjourné en France et en Italie dans le but d’y étudier les progrès réalisés dans l’art de la murale tant du point de vue technique qu’esthétique. En avril 1995, une fête au Château Frontenac réunissait les amis d’Umberto Bruni pour célébrer ses 80 ans et le public pouvait y admirer ses œuvres. Il est membre de l’Académie Royale des Arts du Canada et fut président d’honneur du Symposium de peinture de Baie-Comeau en 1991.


CHAVARIE Ginette, artiste peintre, Jonquière.

Médium : huile et pastel sec.

Formation :

Elle dessine depuis l’enfance. Elle reçut ses premières leçons de Gatien Moisan (1968-1969) puis elle s’inscrit aux beaux-arts à l’UQAC (1982-1983). Quelques sessions suivirent avec : "Andrès Maniste, Max Steible, Marcel Fecteau et Gilles Archambeault de 1987 à 1991.

Carrière :

Elle traite des scènes quotidiennes et son médium de prédilection est le pastel sec depuis plusieurs années. Ayant à son actif plusieurs expositions solos et de groupe, entre autres au "Jardin de l’œil, Les Maîtres Collectionneurs, Galerie André Lejeune de Victoriaville et le Centre national d’exposition." Elle participe à plusieurs symposiums dans la province de 1991 à 1998. Elle fut nommée présidente d’honneur de Villages en Couleurs en 1994. Elle reçut prix et mentions lors du gala régional et à la foire des artistes, Alcan. Quelques œuvres font partie de collections privées telles que Alcan, Ville de Fermont et Jonquière ainsi que des gens en particulier. Alcan choisit une de ses œuvres pour leur carte de Noël. Elle participe régulièrement aux encans pour de très bonnes causes : Rêves d’Enfant, Société Canadienne du Cancer, Canards Illimités. Elle est accréditée au RAAV 1997-1998 et à l’Association La Maestria, 1998.


CLARK Rémi, artiste peintre, St-Iréné.

Né à Québec en 1944, Rémi Clark a acquis ses connaissances du dessin et de la couleur à l’Institut des Métiers d’Art de Québec. Par la suite c’est avec ses maîtres : Arthur Genest, Paul Brien, Mario Mauro et Bruno Côté qu’il a découvert son moyen d’expression et le style qui le caractérise.

Il sait exprimer l’œuvre de la lumière. Son dessin est solide, ses couleurs justes dans leur sobriété et l’harmonie qui les rassemble n’achoppe sur aucun ton faux. Son imagination le pousse à présenter des thèmes dans le décor réaliste où des personnages apportent un message de calme et de paix. Ses toiles illustrent avec clarté et simplicité la vie des gens dans leur milieu. Plusieurs galeries d’art nord-américaines exposent ses œuvres avec succès, ses tableaux font partie de collections prestigieuses et ont été utilisés pour des ouvrages de communication. Lors de sa première visite à Baie-Comeau en 1991, Québec-Téléphone choisit sa toile "Les oiseaux de pluie, rue Champlain" pour figurer sur l’annuaire téléphonique de 1992.

Rémi Clark, de retour d’Europe, est un nom très connu dans notre coin de pays.


DALLAIRE Victor, sculpteur, La Baie.

Victor Dallaire est né en 1942 à Ville de la Baie. Le frère Isidore Bergeron de l’École des Arts et Métiers lui révèle très tôt son sens artistique.

Jean-Marc Gauvreault, directeur de l’École du Meuble de Montréal et directeur de l’Artisanat de la province de Québec, émerveillé de la perfection des œuvres et du talent exceptionnel de cet enfant de quinze ans, lui fait obtenir une bourse du ministère des Affaires culturelles.

De 1958 à 1960, il étudie à l’École de Sculpture de Jean-Julien Bourgault à Saint-Jean Port Joli.

L’œuvre de Victor Dallaire reflète la créativité et l’imagination du sculpteur. La sûreté de sa main au service du sens de la forme lui permet de s’exprimer sur des multiples sujets avec un égal talent. L’artiste travaille également sur commande. La visite de son atelier est à coup sûr un point à ne pas manquer lors de votre visite au Saguenay.

Grâce à son talent et à ses œuvres, Victor Dallaire s’est taillé une renommée internationale. Ses oeuvres ont été exposées partout au Canada, aux Etats-Unis et en Europe. Ambassadeur de la sculpture canadienne, Victor Dallaire a été l’invité d’honneur entre autres des fêtes du 450ième anniversaire de la venue de Jacques Cartier au Canada sous le patronage de l’Ambassadeur du Canada à Paris en juin 1984.


DEL SIGNORE Littorio, artiste peintre, I.A.F., Ville Lasalle.

Del Signore né en 1938 à Sulmona, Italie, commence à peindre à l’âge de 12 ans. Il étudiera par la suite à l’École des Beaux-Arts d’Annecy puis en 1976, Del Signore vient au Canada en touriste lors des Jeux Olympiques; c’est le coup de foudre pour Montréal où il s’installe en 1978.

Les peintres du Québec ont représenté avec force nos montagnes, nos lacs, nos forêts et nos villages alors que la ville restait un sujet ignoré ou peu valorisé. Del Signore nous présente sa vision de la ville faite d’événements, de situations et de moments de la vie quotidienne avec ses couleurs, sa lumière et son décor bien particulier. L’expression est à la fois réaliste, empreinte de poésie et suscite à certains moments une réflexion sur la vie en milieu urbain. Pour ces raisons, le Château RAMSAY était fier de présenter au grand public une exposition du peintre Littorio ayant pour thème principal "la ville".

Il se mérite plusieurs prix au cours de sa carrière dont le diplôme de grand finaliste au 14ième Grand Prix International de peinture de Deauville, France, un Premier prix à l’exposition d’art sacré à Chieti Sealo et en 1987, le 1er prix du Canada à Saint-Eustache.


FAUCHER François, artiste peintre, I.A.F., Montréal.

Né en 1959 à Thetford-Mines. Peintre autodidacte. Diplômé en architecture à l’Université Laval en 1983. Devient peintre professionnel à partir de 1989. François Faucher privilégie la peinture à l’huile et présente un style très personnel qu’il nomme : "VIBRATIONNISME". Cette forme d’art consiste à donner à un observateur l’impression que le tableau vibre, grâce à la déformation périphérique du sujet, aux éléments détachés qui entourent les objets ou personnages ainsi qu’au choix des couleurs qui maximisent cet effet de vibration. Les thèmes représentés sur ses peintures sont variés, mais François Faucher préfère de beaucoup les sujets se rapportant à la musique et les natures mortes qu’il traite d’une façon toute particulière.

Cet artiste a à son actif des expositions solos et collectives dans plusieurs pays.


FOURNIER Thérèse, artiste peintre, Jonquière.

"Dans la famille, elle n’est qu’une artiste parmi tant d’autres", chacun s’illustrant dans son domaine respectif. Un solide bagage académique, des études universitaires en arts plastiques alliées à un travail personnel auprès des peintres réputés assurent le respect de son œuvre. Aquarelliste de renom, c’est en 1990 que la Société Canadienne de l’Aquarelle reconnaît sa valeur en l’acceptant parmi ses membres signataires. Thérèse Fournier se laisse facilement découvrir par le biais de son art. En observant un Fournier, la première impression qui s’en dégage en est une de calme et d’équilibre, grâce à l’harmonie de sa composition. Tout comme sa façon particulière de s’exprimer, ses images chantent tout en transparence, empreintes de forts contrastes sans jamais heurter. Des tableaux, exécutés avec finesse, originalité et surtout une sensibilité s’infiltrant jusque dans la poésie des titres. L’idéaliste demeure toujours à l’affût du progrès, son évolution semble ne pas avoir de limites, demain nous réservant davantage.


HAMEL Micheline, artiste peintre, Chicoutimi.

Native de Chicoutimi au Québec, Micheline Hamel fait jouer et chanter les couleurs pour libérer ses émotions les plus profondes et faire naître une atmosphère captivante. Elle a perfectionné l’art de peindre à l’aquarelle avec de grands noms québécois, tels Jean-Paul Ladouceur, Gilles Archambeault et Jacques Hébert mais c’est avec le grand peintre américain Frank Webb qu’elle découvre cette façon de faire de chacun de ses tableaux une expérience créative. Elle est aux aguets, saisit les mouvements de l’eau, les exploite et fait naître ainsi, d’un sujet parfois banal, une atmosphère saisissante. Depuis 1986, elle a participé à de nombreuses expositions de groupe à Chicoutimi, Jonquière, Alma, Anse St-Jean, Roberval, aux expositions thématiques du Jardin Botanique de Montréal, ainsi qu’à des expositions de prestige au Musée de Vaudreuil-Soulanges, St-Jean sur Richelieu, Greenfield Park, etc. Ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections corporatives et privées au Canada, en Belgique, en France et aux Etats-Unis.


KIROUAC Louise, artiste peintre, I.A.F., Brownsburg.

Née en 1939 à Brownsburg. Apprend la peinture avec son père. Fait sa première exposition en 1975. S’intéresse au paysage en tant que patrimoine écologique et aux maisons en tant que patrimoine culturel. Style réaliste.

Dans sa famille, l’amour de la peinture se transmet depuis trois générations à partir de la Bretagne du grand-père jusqu’au Québec de la petite-fille et ses frères, Paul "Tex" Lecor et Jean-Claude Le Corre. Son père Henri-Paul, né en Bretagne et peintre de carrière, lui enseignera le dessin et la peinture sur le motif. À vrai dire, elle commencera par le portrait et la scène d’intérieur avant de s’attaquer, au début des années 1970, au paysage proprement dit, tant en ville qu’à la campagne, pour en faire ressortir toute la richesse des coloris. Depuis sa première exposition solo au Centre culturel de Lachute en 1975, Louise Kirouac n’a pas cessé de prêcher par ses tableaux une croisade pour la défense de l’environnement. Elle expose régulièrement un peu partout au Québec des œuvres qui témoignent d’un profond attachement au patrimoine national. Membre de l’Institut des Arts Figuratifs.


LABERGE Jean-Marie, sculpteur, Chicoutimi.

Doté d’une inspiration jaillissante, il n’a eu de cesse d’affiner son jugement esthétique au cours de sa carrière, ne laissant ainsi aucune prise à un hasard incohérent dans la réalisation de son œuvre.

L’œuvre de Jean-Marie Laberge doit sa marque originale à son inépuisable imagination servie par une technique du dessin impeccable.

En effet, ses sculptures sont des sortes d’écritures primordiales largement nappées dans l’espace. Le motif essentiel demeure toujours solidement déclaré, mais évanescent dans ses particularités.

"Laberge, c’est l’artiste en mouvement, en gestes et paroles. Oui, il met des mots dans les courbes du temps".


LAPENSÉE Michel, artiste peintre, Lachine.

Né en 1947 à Verdun. Étudie l’art publicitaire. Autodidacte. Stage à Limoges pour peinture sur porcelaine. Artiste professionnel depuis 1977. Paysages ruraux et urbains, portraits. Style réaliste.

Tout en peignant, Michel Lapensée exerça le métier de facteur pendant 12 ans pour payer ses études en art publicitaire. Tout en se perfectionnant en peinture, il s’intéressera au portrait et aux scènes de genre. En 1970, il va commencer à enseigner la peinture à l’école primaire en continuant d’étudier avec un professeur privé. Il aime le réalisme en peinture et, tout en étant autodidacte, réussira à s’imposer comme peintre figuratif. Au début des années 1980, il décide de faire seulement de la peinture et commence à parcourir les différentes régions du Québec en s’intéressant surtout aux paysages de Charlevoix et du Saguenay-Lac St-Jean ainsi qu’aux scènes des grandes villes. Il peint aussi bien à l’huile qu’au pastel avec un seul objectif en tête : travailler pour son plaisir.


LAPOINTE Jean-Paul, artiste peintre, I.A.F., Chicoutimi.

Né en 1935 à St-Charles de Bourget au bord de la rivière Saguenay, il quitta la campagne à 12 ans avec ses parents pour vivre à Jonquière, secteur Kénogami. Il vagabondera dans la région et aura le coup de foudre pour la peinture quelques semaines plus tard en voyant un tableau exposé dans la galerie de Chicoutimi.

Après avoir mené une vie professionnelle animée, cet autodidacte décidera en 1973 de faire seulement de la peinture. Il s’installe à Shipshaw, village de cette même région du Saguenay-Lac St-Jean.

Depuis 1973, il expose dans de nombreuses galeries du Québec et en 1975, il reçoit le 4ième Grand Prix de la Peinture du Festival International à Sherbrooke. En 1985, il voyage en France et expose d’abord à Angoulème puis en Suisse et à Martigny.

Bon illustrateur, il réalisera plusieurs couvertures pour un éditeur de Chicoutimi. Il sera l’objet de plusieurs reportages et entrevues à la télévision et à la radio au Canada et en France. La société Radio-Canada a fait une émission d’une durée d’une heure sur ses œuvres, intitulée "Reflets d’un pays".

En 1987, il expose dans une galerie de Paris où il aura un vif succès. En 1990, Roussan Éditeur publie un album sur son œuvre et sa carrière. En 1991, il expose à Guadalajara au Mexique et les Mexicains se sont arrachés ses toiles. En 1992 et 1993, il expose à Bruxelles, en Belgique et l’Europe lui conserve son amour et il ne rapporta aucune toile au Québec.

Jean-Paul Lapointe, peintre figuratif, traite le paysage avec infiniment d’esprit et avec une surprenante liberté. Il fait jouer couleurs et lumière sur une dessin schématique, en restant en contact permanent avec la nature.


LAPOINTE Lucie, artiste peintre, Jonquière.

La carrière publique de l’artiste peintre, native et résidente de Jonquière a progressé de façon remarquable. Sa technique très personnalisée et son style coloré se marient admirablement bien avec les paysages de sa région. Les galeries d’art et les collectionneurs sont de plus en plus charmés par l’authenticité de son œuvre.

La passion du dessin emballait Lucie depuis sa tendre enfance alors qu’elle s’amusait à faire le portrait des gens de son entourage. Vers l’âge de 7 ans, elle eut le coup de foudre pour la peinture lors de la visite de l’atelier d’un artiste, ami de la famille. Depuis ce temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. En effet, elle possède une feuille de route plutôt impressionnante. Elle a d’ailleurs participé à plusieurs expositions collectives et solos et a été l’objet de nombreuses distinctions, dont le premier prix du jury au concours régional des arts visuels, édition 1995. On retrouve de ses œuvres dans plusieurs collections corporatives et particulières. Elle expose dans plusieurs galeries. En 1998, elle fut présidente d’honneur du Symposium d’Anse St-Jean et Petit Saguenay.

Peintre autodidacte, Lucie utilise l’huile pour exprimer la beauté et la joie qui nourrissent son inspiration. Dans chacun de ses tableaux, elle fait renaître une scène de la vie, peuplée souvent d’enfants et d’adolescents. Ses petits mousses sont bien joufflus, toujours en mouvement. Elle a délibérément opté pour le monde rural, situant ses personnages dans des villages de sa région et de Charlevoix. Ce style l’a amenée, entre autres, à réaliser de nombreuses cartes de souhaits comme celles publiées par la maison Création Pour le Dire, ainsi que l’Édition Galerie l’Imagerie.

Dans l’ensemble de ses tableaux se dégage une même atmosphère de sérénité, de candeur et de sécurité. On a l’impression que la vie est heureuse et paisible. Sa palette de couleurs est très variée. Elle manie les tons chauds et froids avec dextérité. C’est chaleureux, attirant.

Elle brosse ses tableaux en coups larges, carrelés, donnant un effet très vivant. Elle peint les formes en rondeur. Les courbes de ses maisons attirent le regard. Ses œuvres sont joyeuses, vivantes et rafraîchissantes.

C’est un besoin de s’exprimer ainsi que l’amour de la peinture qui l’ont amenée à pratiquer cet art.


LEBLANC Albini, artiste peintre, St-Jean, Ile d’Orléans.

Natif des bords de la Baie des Chaleurs, il obtient un diplôme en éducation physique de l’Université Laval et amorce une carrière dans l’enseignement. Il pratique le dessin, surtout le portrait en autodidacte, puis aborde la peinture à l’huile maniant d’abord le pinceau pour ensuite se plaire au travail à la spatule. Depuis 1984, il se consacre entièrement à la peinture. Il est remarqué pour la qualité de ses scènes de rues rendues de façon saisissante. En continuelle évolution, il se plaît à réaliser aussi des natures mortes et verse dans le non figuratif, étant d’avis que l’artiste doit être capable de s’exprimer de plusieurs façons.


LECLERC Raynald, I.A.F., Québec.

Il est né le 12 décembre 1961 à Saint-Michel de Bellechasse, Québec.

Dès son enfance, il subit l’influence de la vie riveraine, riche en couleurs et en perspectives. Une formation technique en architecture déclenche chez lui un processus autodidacte d’apprentissage, dans la vingtaine.

Il débute comme dessinateur industriel et devient artiste peintre professionnel vivant de son art dans les années 1980. Il habite maintenant le Vieux-Québec.

Paysagiste et membre de l’I.A.F., il peint entre autres dans la région de Charlevoix, en Nouvelle-Angleterre, à Québec, dans les Laurentides et dans la Beauce.

En solo, il a exposé à différentes galeries et participé à plusieurs symposiums dont celui de Baie-Comeau. On a aussi pu admirer ses œuvres au Congrès provincial du Barreau à St-Hyacinthe et au Salon national des Arts à Montréal. Ses tableaux font aussi partie des collections Bombardier, Gaz Métropolitain, La Laurentienne.


LECOR Paul "Tex", artiste peintre, I.A.F., St-Louis de Terrebonne.

Nous l’avons accueilli deux fois comme président d’honneur des Symposiums de 1989 ayant comme thème "Le Geste de L’Art" et de 1990 ayant comme thème "L’Art tisse un Pays".

Rares sont ceux qui n’ont pas entendu parler de "Tex Lecor". Cet artiste jovial, féru de motocyclisme, s’est d’abord fait connaître par ses talents d’animateur radiophonique et d’humoriste. Il a donné plusieurs entrevues et sa carrière polyvalente a fait l’objet de quelques reportages à la télévision.

Diplômé des Beaux-Arts en 1956, ce peintre réputé est un véritable monument de la peinture figurative, car ses œuvres sont répandues d’un océan à l’autre. Homme énergique et dynamique, il peint avec passion tout ce qu’il voit, tout ce qui vit par toutes saisons. Il a acquis une réputation internationale.


LORD Bruno, artiste peintre, Victoriaville.

Natif de Victoriaville, cet artiste autodidacte commence à peindre à 16 ans principalement à l’huile. Les paysages l’inspirent, donc il puisera ses sujets dans la nature pour chercher à en découvrir la beauté et l’intimité. Peintre qui se plaît à faire chanter la grandeur de la vie simple, il a aussi développé une complicité avec le portrait, la nature morte et les marines. Ses couleurs claires et propres procurent beaucoup de lumière à ses toiles.


MAIN Stuart, artiste peintre, Bishopton.

Natif de l’Estrie, il a d’abord fait carrière durant trente années à titre d’artiste commercial dans la région de Montréal. En 1975, il adopte un second métier, celui de paysagiste qui devient son nouveau travail à plein temps, ou plutôt un amusement, comme il dit, dont il raffole.

Les petites fermes actives du Québec rural, de l’Estrie ou en Charlevoix, sont les sujets qu’il aime particulièrement peindre. Tout en lumière, peu importe la saison, ses scènes champêtres empreintes de calme et de sérénité expriment le repos que l’auteur retrouve après une vie active et trépidante.


PAQUET Guy, artiste peintre, Baie St-Paul.

Il est né à Québec le 2 juin 1949. De formation autodidacte, Guy Paquet utilise l’huile comme médium.

Il tient des expositions individuelles à la Galerie d’Artagnan de Québec, à la Galerie d’Art Charles Huot de Québec; à la Galerie Walter Klinkhoff de Montréal et à la Galerie de Baie St-Paul, en 1984 et 1985.

Il participe également à des expositions collectives au Studio Notre-Dame de Québec, en 1975, à la Galerie d’Art Canadien et à la Galerie d’Art Français en 1977. En 1982, il prend part au Symposium de Baie St-Paul. Il tient une exposition à la Galerie Christin de Toronto en 1989. En 1992, il expose chez Iris et en 1993, à la Galerie Au P’tit Bonheur.

Ses toiles se retrouvent dans différentes collections à Montréal et Toronto. En 1983, à l’invitation de l’Ambassade Canadienne en Côte d’Ivoire, il collabore à la réalisation d’une toile avec le peintre africain Michel Kodjo.


PAQUIN Pauline, artiste peintre, Ste-Adèle.

Pauline T. Paquin est née en 1952 à Sainte-Monique, Québec. D’une famille de douze enfants, elle est la neuvième. Mariée et mère de trois garçons, elle travaillait au début comme infirmière à l’urgence. Très tôt, le domaine des arts la fascine et aussi loin qu’elle puisse se souvenir, elle se retrouve avec crayon et papier en train de dessiner, esquisser, créer, tant à l’école qu’à la maison.

Le hasard voulut qu’à la suite d’une migration dans les Laurentides, à la suite de leur mariage, Pauline et son mari se retrouvent voisins d’un peintre professionnel qui l’initia aux rudiments et à la technique de la peinture à l’huile.

Sous sa supervision, elle apprit les rudiments de la peinture à l’huile et très rapidement, elle en vint à développer son propre style en combinant de rapides coups de pinceau à la fois précis et énigmatiques, tout en utilisant de fortes couleurs. Le résultat : des scènes vivantes, illustrant l’univers des enfants et leur monde particulier, empreintes de l’entité québécoise comme "background".

Son œuvre se caractérise donc par l’action des enfants à travers leur univers et l’omission volontaire des traits de figure, laissant aux contemplateurs de ses œuvres, l’opportunité de faire un voyage à travers sa propre enfance.

À son palmarès, Pauline possède plusieurs expositions. D’un commun accord, le public et la critique ont été unanimes à lui reconnaître une qualité d’exécution, une fraîcheur particulière et une honnêteté qu’on ne peut démentir.


POIRIER Marcel H, artiste peintre, Magog.

Né en 1946 à Verdun. Il se verra refuser par ses parents d’étudier à l’École des Beaux-Arts de Montréal et à 18 ans, s’engagera dans les Marines américains. Il reviendra à Montréal où il exercera plusieurs métiers. Victime d’un accident au printemps 1968, il restera alité pendant plusieurs semaines et, pour se désennuyer, va commencer à faire de la peinture. Depuis lors, il n’arrête plus de peindre. Il fera la connaissance de Léo Ayotte qui lui montrera comment peindre sur le motif ainsi que de René Richard, à Baie St-Paul et d’Albert Rousseau qui l’encourageront fortement. En 1972, il présentera sa première exposition et en 1973, participera à une exposition de groupe, "LES MOINS DE 35 ANS", présentée dans 7 centres dont le musée du Québec. Victime d’un second accident en 1973, il va lutter pour continuer de peindre. En 1978, il recevra la médaille des arts au Festival de peinture de Québec et en 1982, la médaille d’or au Salon international de peinture de Sherbrooke. Il expose régulièrement au Québec. Depuis 1968, il a réalisé plusieurs expositions solos dont celles du musée Marc-Aurèle Fortin en 1989, en 1992 au musée Beaulne et à la galerie Harrison au Centre du Commerce Mondial de Montréal en 1995. Bibliographie sommaire : Artistes du Québec, Artistes plasticiens, Art actuel au Québec, biographies par Guy Robert et celle des Éditions Broquet, Dictionary of Canadian Artists et Reader’s Digest 1995.


POIRIER Jacques, I.A.F., artiste peintre, St-Roch de l’Achigan.

C’est dans les Cantons de l’Est, à Drummondville, que naquit le 13 octobre 1942, Jacques Poirier. Né de parents artistes, sa mère étant professeur de musique et son père excellent en dessin, il fut aussi influencé par le talent de peintre de sa sœur. Il étudie en pédagogie à l’Université de Sherbrooke, puis les Arts à l’Université de Montréal et termine ses études en communication à l’UQAM.

Sa vision très personnelle de nos paysages, Jacques Poirier la transpose sur sa toile en des tableaux où les couleurs et les formes chantent l’espace qu’elles animent. Il se dégage toujours de ses tableaux, des sentiments à la fois de joie de vivre, de calme et de quiétude. Affectionnant surtout la Gaspésie, la Basse Côte-Nord, Charlevoix ou Québec, il traduira ces expéditions en grands tableaux où la lumière devient en quelque sorte le sujet principal. Avec sa palette aux couleurs chantantes et son sens inné de la composition, Jacques Poirier devient le chantre d’une nature toujours en éveil pour lui.

Jacques Poirier participe à plusieurs expositions et en 1959 à la fondation du Studio d’Art de l’Université de Sherbrooke. Il est membre de l’Institut des Arts figuratifs et de la Canadian Art Print de Vancouver.


SAVARD Benoît, artiste peintre, La Baie.

Né en 1950 à Chicoutimi, il poursuit d’abord ses études avant de se consacrer entièrement à la peinture et trouver un style à la fois réaliste et poétique pour peindre les gens et les lieux où ils évoluent. Poursuivant une démarche presque ingénue, il déploie une certaine naïveté dans l’intention, si ce n’est dans le traitement, pour mettre en valeur le désir du rêve. Excellent dessinateur, il a recours à l’huile ou au pastel pour donner à ses compositions une douceur souvent empreinte de nostalgie. Il s’intéresse beaucoup aux scènes d’intérieur et d’extérieur avec personnages, le plus souvent des enfants au jeu ou dans leurs occupations quotidiennes. Il a illustré plusieurs couvertures de livre et il expose régulièrement au Québec après avoir, en 1985, participé à un tel événement à Angoulème, en kuuéuu uuuuuuuil;kl;`kl;`kaFrance.

On dit de Benoit Savard qu’il est "un merveilleux marchand de rêve et de paix". Il parvient à intégrer ses personnages dans des paysages ou des scènes qui ont une touche véritablement féérique, tandis que les personnages eux-mêmes nous invitent à pénétrer dans un univers à caractère romantique. La qualité graphique dans l’œuvre de cet artiste va de pair avec l’importance qu’il accorde aux détails, lesquels soutiennent la scène avec beaucoup de vraisemblance. La monochromie de la palette, à peine rehaussée de petites touches vibrantes et gaies, crée cette atmosphère indispensable à ce genre pictural. Qu’il s’agisse d’un paysage ou d’une scène d’intérieur, l’artiste nous parle "d’évasion dans un monde de beauté pure" ou le merveilleux fait partie du quotidien.


SIMARD Benoît, artiste peintre, A.R.C., Québec.

Né en 1942 au Québec à Dolbeau, Lac St-Jean, il étudie la psychologie à l’Université de Sherbrooke pour en faire une carrière jusqu’en 1980 tout en s’intéressant activement à la peinture. Depuis lors, il se consacre entièrement à son art qui se situe à mi-chemin entre le réalisme et le symbolisme. S’inscrivant dans le mouvement néo-figuratif, il cherche avant tout à sublimer la forme et la couleur en un ensemble où l’harmonie prend une nouvelle dimension. S’intéressant autant aux paysages qu’aux personnages et aux scènes de genre, il puise jusque dans l’abstraction une atmosphère parfois irréelle. Il a participé à de nombreuses expositions au Québec, en France et en Italie et il a illustré trois livres d’art avec des sérigraphies. En 1990, il a représenté le Canada au 22ième Festival international de la peinture à Cagnes-sur-Mer, en France. Dans sa démarche néo-figurative, Benoît Simard unit la réalité à une liberté d’interprétation où se rejoignent personnages, éléments abstraits et synthèse spatio-temporelle. Membre de l’Académie royale des Arts du Canada. Représente le Québec et le Canada à plusieurs reprises dans différents pays. Peintre de la nouvelle figuration "techniques mixtes".

Collections privées : SNC Lavallin, le Groupe Archambeault, Peerless Tapis, Sélection du Reader’s Digest "Canada et Etats-Unis", etc.


SIMARD Raynald, artiste peintre, Ville de la Baie.

Raynald Simard a grandi sur le bord de la Baie des Ha!Ha!, près du fjord du Saguenay où il vit toujours.

Peintre autodidacte, il a développé au fil des ans une grande maîtrise des harmonisations en transposant avec succès "les couleurs de sa jeunesse".

À ses débuts en 1978, il choisit l’huile comme médium d’expression qu’il délaissera en 1990 pour l’acrylique.

Fines tonalités, sérénité des compositions, œuvres homogènes, Raynald Simard affine sa technique sans jamais se départir de ce regard unique sur la nature et sur les hommes.

Une fraîcheur s’exhale de son œuvre, une innocence s’en échappe et vient raviver les mythes de l’enfance. En peignant de cette façon intimiste et naïve, il parvient à exprimer une douceur universelle, la candeur de l’enfant et l’odeur sucrée des souvenirs.

En 1999, il consacre une partie de sa production à la réalisation d’un rêve d’enfant. Il participe aussi depuis plusieurs années à l’encan bénéfice de la Société canadienne du Cancer. Les plaisirs simples sont réellement à l’honneur dans son œuvre et son évolution en ce qui a trait au choix de couleurs, est particulièrement frappante. Aujourd’hui représenté par des galeries de Québec, Baie St-Paul et Ville de la Baie, il a produit quatre expositions solos jusqu’à présent dont la dernière, à la galerie d’art Nouvelle Acadie de St-Jacques. Très actif, il participe régulièrement à des expositions collectives notamment les symposiums de peinture de l’Anse St-Jean et Petit Saguenay, de Baie-Comeau et de la Mauricie.

Les toiles de Raynald Simard ont aussi fait l’objet de publications, entre autres, l’album de prestige "Royaume aux cents trésors" et le Répertoire biennal des artistes canadiens en galeries.


SOUCY Hugues, sculpteur, Québec.

Année et lieu de naissance : en 1955 au Saguenay Lac St-Jean. Formation : principalement autodidacte; cours de formation professionnelle en moulage et en fonderie d’art.

Carrière : sculpteur polyvalent, il travaille autant sur bronze, aluminium, pierres semi-précieuses et bois fins, "ébène, famille des bois de rose et autres". Au cours de dix années d’expositions et de participation à divers événements à caractère public, Hugues Soucy s’est surtout fait connaître par ses intégrations "agencement de bois fins, pierre et métal dans la même forme sculpturale" et par la création de différents prix d’excellence. Il conçoit les sculptures pour le prix Carrière et Réalisations de l’École Nationale d’Administration Publique "ENAP", le prix Design urbain de l’Association des architectes paysagistes du Québec "AAPQ" et le prix Droits de la personne du Québec. Depuis 1991, il réalise aussi la sculpture du prix Mérite Desjardins, ainsi que celle du prix Villes, villages et campagnes fleuris.

Distinctions : il a remporté de nombreux prix à l’Exposition nationale de sculpture sur bois de Toronto : 2ème et 5ème prix, catégorie "abstrait"; 1er prix Irénée Lemieux, en février 1990. Hugues Soucy a été boursier de la Biennale Québec-France "27 pays représentés – 5 bourses", en octobre 1988.


ST-GILLES Gilles Côté, artiste peintre, Québec.

Gilles Côté voit le jour en 1956 à Québec. Formation en esthétique de présentation depuis 1979, c’est la peinture qui le passionne. Bruno Côté, Mario Mauro et Paul Brien le guident les premières années et influencent sa peinture.

Depuis sa prime jeunesse, il subit l’envoûtement du chatoiement des formes et des couleurs au gré des luminances qui l’ont amené à découvrir tôt les beautés du Québec qu’il a parcouru de la Terre de Baffin aux Îles-de-la-Madeleine. En 1974, il choisit pour ce faire d’avoir recours à l’art, en particulier à la peinture. Il saisit l’essentiel du paysage, exprime toute la richesse et la beauté de la nature. Son désir de perfectionnement, sa recherche de la qualité, font de lui un peintre reconnu tant au Québec qu’en Ontario. Ses dessins, ses aquarelles, ses peintures à l’huile lui valent un accueil enthousiaste. D’après Paul de Cougnac, critique d’art : "Quand on contemple les toiles de St-Gilles, une idée nous vient tout de suite à l’esprit : la vie et le métier de ce peintre sont intimement liés à un grand respect des lieux et des gens". Il a tenu plus de quinze expositions solos dans les plus grandes villes canadiennes.


TANGUAY Michel, artiste peintre, sculpteur, St-Gédéon.

Voilà l’itinéraire artistique des œuvres de Tanguay à travers ses trente dernières années de création. Il faut cependant ajouter que Tanguay est un peintre surréaliste d’avant-garde dont les tableaux sont marqués par un dessin où l’originalité et la performance n’ont aucun équivalent véritable dans la peinture québécoise. Les "pointes" de Tanguay, ses cercles aussi, ses assemblages hétéroclites, sa vision "au-delà du réel" des objets qu’il transpose sur la toile avec l’huile, le crayon, l’acrylique et de bien d’autres façons, donnent un ton de "vision nouvelle" aux choses les plus banales de la vie.

Sa grande passion pour les paysages écorchés, par exemple l’archipel des Îles Mingan, les arbres tordus par le vent, les débâcles printanières des rivières, la nostalgie de l’eau aussi sont autant de facteurs qui interviennent dans la façon de traduire la nature et donne lieu à des compositions paradoxalement harmonieuses dans leur morcellement. Ce surréaliste peut "commettre" des tableaux d’un réalisme frappant empreint d’une certaine douceur et souvent tourmentés par cette même douceur, comme si l’artiste ne pouvait s’empêcher de traduire à travers sa propre vision l’étrangeté des choses, de la vie, de la mort, à travers un mouvement continu.

Cette transformation subconsciente de la vie des êtres et des choses est l’un des phénomènes de l’art de Tanguay qui mériterait sans doute une plus longue réflexion. Mais toute l’œuvre de l’artiste est ainsi faite de paradoxes dont la beauté transcende toute signification dans cette œuvre déjà fort importante en qualité et aussi en quantité. (Extraits de "Mieux connaître" de Guy-Marc Fournier)

On retrouve ses tableaux dans la collection de Glenayre Communications à Chicoutimi, Toronto, Montréal, New York et Paris.


THÉRIAULT Alain, artiste peintre, Saint-Ambroise.

Tout jeune garçon, Alain Thériault fut profondément marqué par les deux fresques qui ornaient l’église de sa paroisse. Celles-ci avaient été peintes par deux frères, artistes peintres italiens venus au Québec pour exécuter des fresques dans certaines de nos églises dont celle de Saint-Ambroise.

Alain Thériault s’initia à la peinture en faisant du dessin et du paysage mais ne n’est que lorsqu’il découvrit les grands maîtres que son véritable apprentissage commença. Il fit copie sur copie d’œuvres de Léonardo tout particulièrement. Néanmoins, ce n’est qu’après avoir vu le film "Extase et agonie" sur la vie de Michel-Ange qu’il comprit toute la dimension de sa vocation.

Afin de mieux comprendre et intérioriser l’œuvre de Michel-Ange, il passa des mois, des années même, à copier et recréer les œuvres du maître à partir de reproductions dénichées dans des livres. Il exécuta ainsi de nombreuses toiles, pour la plupart maintenant détruites.

Alain Thériault est préoccupé par le souci du détail, la précision de la ligne, l’expression et le mouvement des personnages. Son médium favori est l’huile soutenu par un dessin bien maîtrisé qui, pour lui, est le secret de toute forme d’expression. Inspiré par la poésie et les sujets bibliques, ses œuvres nous plongent dans un monde imaginaire où les choses sont réinventées avec un grand bonheur.

Aujourd’hui, il peint des œuvres de sa propre inspiration, mais à l’instar de Michel-Ange, toujours en cherchant à découvrir dans la figuration et l’anatomie humaine la révélation de notre humanité.


TREMBLAY Judith, artiste peintre, Alma.

Née à Alma en avril 1953, Judith se découvre un goût particulier pour le dessin. De crayons à pinceaux, elle touche à plusieurs médiums comme l’acrylique et l’huile.

Cependant, en 1989, elle découvre l’aquarelle et s’y consacre entièrement. Elle est envoûtée par la transparence, la légèreté et la variété d’expression de ce médium.

À plusieurs reprises, des œuvres de Judith sont sélectionnées au Salon canadien de l’Aquarelle dont certaines ont reçu une mention. Cela lui permettra de vivre l’expérience de l’événement "Alma l’Aquarelle en Ville" et de peindre aux côtés des plus grands artistes canadiens. Au cours de l’année 1991, Judith s’implique à l’atelier d’art d’Alma en siégeant au comité de direction et en donnant des cours d’aquarelle et de dessin aux jeunes ainsi qu’aux adultes.

Pour peindre ses tableaux, Judith s’inspire de son environnement visuel et affectif. De nombreuses personnes se portent acquéreurs de ses "Tableaux magiques", reconnaissant ainsi son immense talent.

Pour ceux qui aiment ses tableaux, leur vue apporte le rêve, leur toucher le bonheur… À travers eux, Judith essaie de transmettre un peu de paix et d’harmonie, elle cherche à peindre une seule chose : LA BEAUTÉ!


TREMBLAY Louis, artiste peintre, I.A.F., Baie St-Paul.

Né en 1949 à Baie St-Paul, il fréquentera surtout les Amérindiens pendant son enfance et, tout en allant à l’école, préférera passer son temps en forêt. Sa famille ayant déménagé sur la Côte-Nord, il y rencontrera souvent le peintre René Richard qui, sans vraiment l’initier, lui donnera le goût de peindre. Il apprendra par lui-même. L’été, il travaille comme bûcheron dans le parc des Laurentides. À 17 ans, il quitte l’école pour de bon et veut s’inscrire à l’École de Marine à Rimouski mais il n’y a pas de place libre. Déçu, il retourne chez ses parents et décide de devenir peintre tout en continuant d’explorer toute la rive nord du Saint-Laurent. En 1969, il gagne le grand prix du Symposium de Baie St-Paul : un voyage de six semaines en France. Au retour de cette aventure, il s’installe à Baie St-Paul pour se consacrer uniquement à la peinture et parcourt le pays de Charlevoix où l’attirent autant les goélettes échouées sur la berge du fleuve que les vieilles maisons d’une autre époque. Cet artiste qui aime la solitude expose régulièrement dans plusieurs galeries du Québec et de l’Ouest canadien. Chacun des paysages de Louis Tremblay est en quelque sorte une porte donnant accès à d’autres lieux. Grâce à la subtilité des tons de sa palette, il réussit sans peine à imposer cette manière de voir les choses.


TREMBLAY Odet, artiste peintre, Chicoutimi.

Odet Tremblay est originaire de Jonquière au Québec. Bachelière en enseignement de l’éducation physique de l’Université du Québec à Montréal en 1974, elle réoriente sa carrière après sa rencontre avec l’aquarelliste Pierre Tougas en 1984. Elle fait son apprentissage de l’aquarelle en ateliers avec de grands maîtres québécois tels que P. Tougas, J.P. Ladouceur, J. Hébert, M. Domingue et G. Archambeault. Elle est reconnue par ses pairs pour les qualités techniques et artistiques de ses œuvres dès 1988. Elle participe à de nombreuses expositions collectives et solos et remporte plusieurs prix en région et à l’extérieur.

Peintre d’atmosphère, elle affectionne les gros plans, les marines, les scènes en mouvement, l’eau et ses reflets. On la rencontre dans différents symposiums (Anse St-Jean, Vaudreuil et Shawinigan) et expositions de prestige comme le Salon de la Société Canadienne de l’Aquarelle (1963), le "Printemps en Art" au Musée de Vaudreuil (en 1995 et 1996), "Rencontre VI-VII" à St-Jean sur Richelieu (1996-1997). Depuis 1997, elle est reconnue membre professionnel du Regroupement des Artistes en Arts Visuels du Québec (RAAV).

"Odet Tremblay privilégie les tons gris-bleus, elle sait saisir l’essentiel de la forme tout en jouant avec les heureux effets de transparence". (Christiane Laforge, Le Quotidien, 1er juin 1995) Elle travaille avec la technique "Wet on Wet" en se servant d’un large pinceau plat pour éviter de s’attarder sur des détails superflus. Son geste est spontané et direct, les coups de pinceau sont apparents, donnant une impression dynamique et virtuelle.

Reconnaissances officielles :

1995 : Concours régional, arts visuels, Chicoutimi, mention d’excellence.

1992 : Salon régional de l’aquarelle, Chicoutimi.

Expo-concours, Mont St-Hilaire, 3ème prix du jury.


1989 : Salon régional de l’aquarelle, Jonquière, prix du public.

1988 : Salon régional de l’aquarelle, Jonquière, 1er prix.

1987 : Salon de l’aquarelle, Chicoutimi, 2ème prix.