Table des matičres


Jean Ricard

"Nous ignorons la filiation et le lieu d'origine de cet ancêtre. Vers 1675, il épouse Madeleine Pineau, baptisée à Trois Rivieres le dimanche 25 avril 1660, fille de Pierre Pineau et d'Anne Boyer. De leur union naissent onze enfants.


Cet ancêtre qu'on qualifie de boulanger s'établit à La Pérade.

Cote : TL3,S11,P460
Centre : 3-Rivières
Titre, Dates, Quantité
Déclaration de Léonard Besset dit le Limosin (Limousin), serviteur de Michel Gamelin, âgé de 32 ans ou environ, au sujet de la traite de boissons avec les sauvages (Amérindiens), lequel s'est fait remontrer qu'il avait traité à Canon de Milan, sauvage, et au fils de Nigoret pour un castor gras, un castor noir et de la viande. Ledit Besset a affirmé avoir reçu un castor noir pour son maître le sieur Gamelin et de la viande pour du blé d'Inde (maïs) et des pois, non pas de l'eau-de-vie (alcool), boisson qu'il dit n'avoir jamais traité, non plus que son camarade Ricard . - 21 février 1667
- 2 document(s) textuel(s)
Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité de description
Autres formats
Pièce disponible sur support numérique et sur le microfilm M38/1.
Notes générales
Pièce provenant du Registre no 1 des audiences de la Juridiction royale des Trois-Rivières, p. 164 et 173. Voir les causes du 20 janvier 1667, 25 janvier 1667 et 29 janvier 1667 et 19 février 1667. Marque dudit Besset. Signatures de Leneuf (le Neuf) et Ameau.
Termes rattachés
NOUVELLE-FRANCE. JURIDICTION ROYALE DES TROIS-RIVIERES

Le 16 mars 1667, Michel Gamelin (qui avait reçu la concession de Jean Talon) lui concède l'Ile nommée Sainte-Anne dans sa seigneurie de La Pérade.

Cote : TP1,S28,P486
Centre : Québec
Titre, Dates, Quantité
Jugement condamnant à 50 livres d'amende, à un mois de prison et à être exposé pendant les derniers 15 jours sur le cheval de bois une heure par jour, plusieurs habitants et sauvages (Nicolas Gastineau (Gatineau), sieur Duplessis, Jean Lemoyne, Michel Gamelin, Barthelemy Bertrault, Jean Moufflet dit Champagne, Jean Bonneau dit la Graue, Jean-Baptiste et Nicolas Crevier, frères, Lachaise, Benjamin Anseau, François Faffard, Fouesy et Jean Ricard, Misabé, Victor, etc.), accusés d'avoir contrevenu à l'ordonnance du 5 janvier 1667, relative à l'interdiction de la traite des boissons aux sauvages (Amérindiens) . - 20 juin 1667
- 1 document(s) textuel(s)
Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de la pièce
Autres formats
Pièce disponible sur support numérique et sur le microfilm M9/1.
Notes générales
Pièce provenant du Registre no 1 des arrêts, jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France (18 septembre 1663 au 19 décembre 1676), f. 63-63v.
Termes rattachés
NOUVELLE-FRANCE. CONSEIL SOUVERAIN

Le 18 novembre 1669, le seigneur Michel Gamelin lui concède une nouvelle terre de deux arpents de front dans sa seigneurie. (Il y a donc plus de deux ans que Jean Riquart habite sous le même toit que le sieur Gamelin lorsque celui-ci lui concède le 11 mars 1667 sa première terre, soit deux arpents de front sur deux de profondeur à la pointe sud de l'Île Saint-Ignace.)

Le 18 novembre 1669 Riquart obtient une part dans la commune où d'autres colons viennent tout juste de s'installer, notamment Pierre Pinot dit Laperle.


Le 9 mai 1671, il échange sa terre de Sainte-Anne contre une terre de deux arpents de front que lui cède le sieur de Lanaudière au même endroit. Il promet de débiter dix arpents de bois sur la terre du sieur Lanaudière et reçoit en soulte 157 livres.

Le 13 octobre 1675, François Lonteau lui vend une terre de quatre arpents de front par quarante arpents de profondeur à Sainte-Anne, à condition qu'il lui débite dix arpents de bois sur son habitation.

Le 29 septembre 1676, c'est Jean de Broyeux qui à son tour lui vend une terre de quatre arpents de front par quarante arpents de profondeur à Sainte-Anne sur laquelle ce dernier promet de débiter six arpents de bois, moyennant dix minots de grain, jusqu'a concurrence de 300 livres.

Le 11 juin 1677, il passe un accord avec ce même Jean de broyeux qui devait lui défricher six arpents de terre et qui ne l'a pas fait. De broyeux le relève deson obligation de lui payer 300 livres et en retour, il promet de défricher six arpents de a terre de ce dernier.

PISTARD
Description
Cote : TL5,D21811⁄2
Centre : Québec
Titre, Dates, Quantité
Obligation par Jean Ricard à Antoine Trottier desRuisseaux . - 14 janvier 1678
- 1 document(s) textuel(s)
Portée et contenu
Acte du notaire Adhémar .
Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de la pièce
Autres formats
Dossier disponible sur support numérique et sur le microfilm M67/52.
Termes rattachés
ADHEMAR DIT SAINT-MARTIN, ANTOINE, 1634-1714

Le 15 avril 1679, il vend à Antoine Trottier une terre de deux arpents de front à l'ile Saint-Anne au prix de 175 livres et 11 sols, que l'acheteur promet de payer en son nom au sieur Desruisseaux à qui il doit cette somme par obligation passée devat le notaire Adhémar le 4 janvier 1678.


Le 3 février 1681, il passe un accord avec Mathurin Tessier et Élisabeth Létourneau qui suspendent leurs poursuites contre lui pour injures et mainmise, à condition qu'il paie les médicaments au chirurgien Pinard et laboure dix arpents de la terre de Tessier à la Saint-Jean. Au recensement de 1681, on le qualifie de boucher et il possède trois bêtes à corne et six arpents de terre en valeur. le 28 mai 1682, il loue deux boeufs de Pierre Cartier pour quatre ans à raison de dix minots de blé par année.

Le 23 aout 1713, Jean Brisset lui donne quittance de 325 livres pour une terre qu'il lui a vendue.

Le 13 juin 1714, avec Joseph Gouin, François Gariépy, Charles Ricard et d'autres habitants de Saint-Anne, ils conviennent de faire un chemin de de douze pieds de largueur.

Le 31 janvier 1721, il vend un demi-arpent de terre et un septième d'un autre demi-arpent à Pierre Rivard au prix de 400 livres.

Le 21 juillet 1723, avec l'assentiment de son épouse, il fait don à son fils François de la moitié du fief de sieur Dorvilliers et la moitié de sa terre et de ses biens meubles de Sainte-Anne. En retour François promet de prendre soin d'eux jusqu'à leur décès."


ANQ GN Latouche 16-03-1667;Roy 18-11-1669: 09-05-1971; 13-10-1675; 29-
09-1676; 11-06-1677; 15-04-1679; 03-02-1681; 28-05-1682; RageotFrs.
23-08-1713; Normandin 13-06-1714; Trotain 31-01-1721; Dubreuil 21-07-
1723.

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La carte cadastrale de 1685-1709, dressée par Gédéon de Catalogne, mentionne deux terres appartenant à Jean Riquart : l'une le long de la rivière, voisine de celle de Pierre Lévesque où il établira son aîné Jean, et l'autre de quatre arpents de largeur, face au fleuve, au bas de Sainte-Anne, où il demeurait. Son fils Charles-Simon cultivait lui aussi une terre près de celle-ci.
Jean Ricard, rend le dernier soupir le 8 juillet 1726 et est inhumé le lendemain dans le cimetière de sa paroisse. Le curé le vieillira d'une dizaine d'années dans son acte de sépulture, se fiant sans doute plutôt aux apparences qu'à son âge réel.

SRC: Dictionnaire bibliographique des anciens québecois de Michel
Langlois. Tome 4

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Le 25 mai arrive un vaisseau de Normandie conduit par le capitaine Pierre FILLYE. À bord s'y trouvent le Père jésuite Louis NICOLAS de la province de Toulouse, Jeanne MANCE et plusieurs autres passagers. C'est le premier vaisseau à partir de Québec le 22 juin en emportant les premières lettres vers la France. Le capitaine FILLYE ne repart de Québec que le 25 avec sa barque pour aller rejoindre son navire.
Le capitaine, représentant les sieurs DUHAMEL, GUENET et Cie, marchands de Rouen qui ont reçu 45 000L du roi pour faire venir 300 hommes de travail au Canada, demanda un certificat devant le Conseil
Souverain le 18 juin 1664 pour avoir << apporté dans son navire cinquante hommes et une fille, dix barriques d'eau de vie, quatre cents haches et six brebis >>. Bosher (1) rajoute que le capitaine du navire, qui amène 51 engagés, agit au nom de Jacques BULTREAU et Cie (de Rouen). Le navire est armé pour la Cie de Rouen. Le capitaine et Charles AUBERT de La Chesnaye sont propriétaires du navire. Le navire va faire la pêche après son départ de Québec.
Selon Tanguay, le régistre du Conseil Supérieur établi la répartition des 300 hommes comme suit: 150 à Québec et les environs; 75 aux Trois-Rivieres; 25 au Cap de la madeleine, et 50 à Montréal.(Il semblerait plausible que Jean Ricard aurait été un des hommes envoyés à Trois Rivieres puisque qu'on le retrouve comme serviteur de Gamelin peut de temps après.)

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Madeleine Pineault dit Laperle

"Le vingt-sept mai mil sept cent trente quatre j'ai inhumé dans le cimetière de cette paroisse Sainte-Anne près Batiscan, le corps de Marie-Madeleine Pinot veuve de feu Jean Riquart, décédée le jour précédent, dans la foy catholique, en la maison de son fils François Riquart, estant âgée d'environ soixante et quinze ans. la cérémonie a été faite en présence de plusieurs gens de la paroisse, et entreautres de Jean Charets et de Mathurin Baril, lesquels ont déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant l'ordonnance.  (J. Voyer, prêtre)."-

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Jean-Baptiste Ricard

Jean né vers 1676 ou 1677 (2e génération) et Charles-Simon, fils aînés de l'ancêtre, ont été tous deux coureurs de bois pour le compte de la Compagnie de la Colonie, au début du XVIIIe siècle, l'une des dix entreprises détentrices du monopole de l'écoulement du castor sur le marché français, qui ont succédé tout à tour à la Compagnie des Cent-Associés. Plus tard, Jean va s'établir dans la région de Montréal. Il se marie en 1708 à M.-Louise Morneau, fille de Jean et de Geneviève Tru (Trud).

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Marie-Louise Morneau

Portail Québec
PISTARD
Description
Ordonnance de l'intendant Jacques Raudot en faveur de Marie-Louise Moreau, femme de Jean Ricard, contre les nommés Feuilleverte, Saint-Cyr, Adam et la dame de La Pérade (Tarieu de LaPérade) qui l'ont traitée avec violence . - 19 février 1708
- 1 document(s) textuel(s)
Pièce disponible sur support numérique et sur le microfilm M5/1.
Notes générales
Pièce provenant du Cahier 2: Ordonnances et Commissions de monsieur Raudot (4 janvier-8 décembre 1708), f. 7v-8. Pour consulter les pages du registre permettant de comprendre son contexte de création, sa valeur juridique et administrative, son contenu ou l'historique de sa conservation, voir la pièce E1,S1,PBBB.
Termes rattachés
NOUVELLE-FRANCE. INTENDANT
RAUDOT, JACQUES, 1638-1728
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Centre : Québec
Titre, Dates, Quantité
Procédures criminelles contre Thomas Tarieu, écuyer et sieur de la Pérade, propriétaire en partie de la seigneurie Sainte-Anne, accusé d'avoir durement frappé, à coups de pied et poing (violence), les enfants et la femme de Jean Ricard, enceinte, suivant la requête et plainte de Jean Ricard, habitant du lieu nommé Sainte-Anne . - 25 septembre 1715 au 13 février 1716
- 7 document(s) textuel(s)
Portée et contenu
Ce dossier en matières criminelles provient de la Prévôté de Québec et contient les interrogatoires ou les dépositions des personnes suivantes : René Baribeau, demeurant en la seigneurie de Sainte-Anne, paroisse dudit lieu, âgé de 16 ans; Ignace Guyon, habitant demeurant à Saint-Charles-des-Roches, paroisse dudit lieu, âgé de 35 ans; Michel Dupéré, tonnelier, demeurant à Québec, rue Couillard, paroisse Notre-Dame, âgé de 25 ans et Antoine Rochereau, journalier, demeurant à Québec, rue Saint-Nicolas, paroisse Notre-Dame, âgé de 40 ans. Ce dossier comprend une requête de Jean Ricard adressée à l'intendant; une ordonnance pour procéder à l'information des témoins en la Prévôté de Québec; une ordonnance du lieutenant particulier au siège de la Prévôté de Québec, par laquelle il permet à Jean Ricard de faire preuve des faits contenus en la requête et d'administrer les témoins devant lui; l'information des témoins; des exploits d'assignation et de signification .
Autres formats
Dossier disponible sur support numérique et sur le microfilm M67/9.
Termes rattachés
NOUVELLE-FRANCE. COUR DE LA PREVOTE DE QUEBEC
NOUVELLE-FRANCE. INTENDANT
VOIES DE FAIT

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Marguerite- Josephe Marie Ricard

18 Avril 1738 (TR)
Pollet, A.-B. (1730-1754)
Vente d'une part de terre située à Ste Anne; par Jean-François Beaudouin, habitant et Marguerite Ricard, son épouse, de Ste Anne, à François Ricard, habitant, de Ste Anne.
Doc #: 17380418PA010851

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Francois Ricard

Le Parchemin
16 Avril 1738 (TR)
Pollet, A.-B. (1730-1754)
Convention entre Françoise Regnault, veuve de Jean Joubain, habitant, du fief des Grondines; et Charles Joubin, Françoise Joubin, François
Ricard, son gendre, Françoise Lecuyer, sa bru, et Pierre Limousin, son gendre, ses enfants.
Doc #: 17380416PA010849

18 Avril 1738 (TR)
Pollet, A.-B. (1730-1754)
Vente d'une part de terre située à Ste Anne; par Jean-François Beaudouin, habitant et Marguerite Ricard, son épouse, de Ste Anne, à François Ricard, habitant, de Ste Anne.
Doc #: 17380418PA010851

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Profil ethno-historique


Le toponyme Ste-Anne illustre bien l’impact qu’a eu la rivière Ste-Anne, surnommée originellement Ste-Marie par Champlain, sur la naissance et le développement de cette localité.  Vers 1735, le patronyme La Pérade se greffa au premier nom pour former Ste-Anne de la Pérade. 
Son territoire a englobé,  jusqu’à l’érection de la municipalité de paroisse (1845) , deux seigneuries, celle de Ste-Anne et celle de Ste-Marie, la première sise sur la rive Est de la rivière et la seconde sur la rive Ouest.  Le développement des seigneuries s’est fait dans une espèce de symbiose dont le processus aboutira à la fusion complète dans une même paroisse.

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Le Fief Ste-Anne


Michel Gamelin, médecin, colon et trafiquant de fourrure de Cap-de-la-Madeline, beau-frère de Pierre Boucher (Gouverneur de Trois-Rivières) se fait concéder la seigneurie de Ste-Anne et y installe un poste de traite sur la pointe sud de l’île St-Ignace avec l’aide de deux ou trois colons qui sont également ses employés.  La seigneurie mesure alors une demi-lieue de front sur une lieue de profondeur, et elle englobe l’Ile St-Ignace et l’Ile Ste-Marguerite.  Durant la période qui s’étend de 1667 à 1670, il concède une vingtaine de terres à des colons qui formeront le noyau original des pionniers de Ste-Anne.


Les Premiers Seigneurs : Thomas Lanouguère et Edmond de Suève
Le 29 septembre 1670, Gamelin vend ses droits dans la seigneurie de Ste-Anne pour 2 700 livres, à deux officiers du régiment de Carignan, Edmond de Suève, lieutenant de la compagnie de St-Ours, et Thomas de Lanouguère ( Lanaudière), enseigne dans la même compagnie. 
Leurs droits respectifs sont confirmés, le 29 octobre, par l’intendant Talon.  La seigneurie est divisée en deux parties :  Toutefois, les co-seigneurs se partageront bientôt la seigneurie de Ste-Anne, pour des raisons de mésentente; De Suève conservera la partie est, et De Lanaudière la partie ouest.  L’axe de départage passait à l’ouest du domaine de La Pérade, cette portion de terre ou se trouve actuellement le manoir.  Cependant, cette portion de terrain s’incorporera dans la partie propriété de De Lauaudière, lorsque De Suève la vendra à ce dernier en 1677.  Ainsi, en 1677, tout ce qui se trouvait à l’ouest du domaine de La Pérade, y compris le domaine, sera propriété de De Lanaudière; alors que ce qui se trouvait à l’est était propriété de Suève.


Marguerite René Denys de la Ronde et La Seigneurie de La Pérade
A la mort de Thomas de Lanaudière, en 1678, sa veuve, Marguerite René Denys de la Ronde prend en charge les intérêts de la seigneurie qui mesure alors environ ? de lieue de front sur une lieue de profondeur.  Celle-ci se verra augmentée une première fois de la quantité de trois lieues de terre de profondeur derrière la terre et seigneurie de Ste-Anne sur toute la largeur d’icelle et celle du Sieur de Suève le 4 mars 1697, et une deuxième fois par l’ajout des isles qui se trouvent devant sa terre de Ste-Anne et à l’entrée de sa rivière et entre autres celle où est son moulin, appelé l’isle du Large  le 6 avril 1697 par le Gouverneur Frontenac et l’intendant Talon.  En réalité, ces îles faisaient déjà partie, depuis 1670, du domaine seigneurial, mais elles n’avaient pas été officiellement accordées, il s’agit ici plutôt d’une ratification que d’une augmentation.  De son côté, De Suève, par donation testamentaire, lègue à son filleul Edmond Chorel de St-Romain sa moitié de la seigneurie de Ste-Anne, l’acte stipule qu’advenant le décès du donataire ses biens iront à son frère François Chorel de St-Romain. 


Ajout a la Seigneurie de Sainte Anne
Le 30 octobre 1700, le gouverneur Caillières et l’intendant Bochart Champigny concèdent à Pierre Thomas Tarieu de Lanaudière, fils de la veuve de Thomas Xavier de Lanaudière l’espace de terre qui se trouve au derrière de la seigneurie de Ste-Anne, laquelle espace contient environ 2 lieues de front entre les lignes prolongées des seigneuries de St-Charles des Roches (Grondines) et Batiscan sur une lieue et demie de profondeur ensemble la rivière qui peut traverser ladite espace de terre et les islets qiu peuvent s’y rencontrer.  Quatre ans plus tard, celui-ci devient officiellement propriétaire de la seigneurie quand sa mère lui cède ses droits seigneuriaux.  Il épouse Marie-Madeleine Jarret de Verchères le 8 septembre 1706.


Décès de Edmond de Suève
La mort d’Edmond de Suève, le premier mars 1707, marque le début d’un climat de mésentente entre ses héritiers et les nouveaux seigneurs de la moitié ouest dont le caractère irascible ne facilitera pas les relations.  Une véritable guérilla judiciaire se déclenche dans le but d’établir les droits respectifs des protagonistes.  En 1710, l’intendant Raudot émet deux ordonnances qui visent à régler légalement leur différend.  Celle du 8 janvier 1710 établi que le Sieur de La Pérade jouira des îles qui sont vis-à-vis de la seigneurie de Ste-Anne et celle du 28 mars qui homologue le procès-verbal d’alignement et partage de la seigneurie de Ste-Anne fait par Hilaire Bernard de Larivière et défend au Sieur Dovillier de troubler le Sieur de La Pérade dans la possession de sa seigneurie.  Le 14 mars 1714,René Chorel de St-Romain cède au Sieur François Chorel Dorvillier tous ses droits successoraux, sur le Fief Dorvillier, qu’il détenait de son frère Edmond Chorel de Champlain.
Par cette transaction François Chorel devient l’unique propriétaire du fief Dorvillier.  Le 16 février de l’année suivante, l’intendant Bégon légifère sur les droits respectifs des deux seigneurs sur le moulin seigneurial, et il ordonne qu’il sera permis audit Sir Dorvillier de faire construire un moulin sur la moitié aluy appartenant dans la seigneurie de Ste-Anne.  Ceci explliquerait, peut-être, la présence de deux moulins banaux signalés, à une certaine époque, sur deux cartes anciennes représentant la seigneurie de Ste-Anne.


Dénombrement et description du domaine seugneurial
Le 20 avril 1735, Beauharnois et Gilles Hocquart accordent à Thomas Tarieu de La Pérade une concession de trois lieues de profondeur à prendre derrière sur la même largeur de la concession du 30 octobre 1700.  Celui-ci conservera la seigneurie jusqu’en 1743, alors que son fils Charles-François Tarieu de Lanaudièrere assurera la relève jusqu’en 1772.
“Le 6 octobre 1736, Piere-Thonmas Tarrieu de La Pérade, officier dans les troupes franches et Seigneur en partie de Ste-Anne et du fief Tarieu, 
concède une terre située sur le travers de l’île à Ste-Anne à Pierre Rivard dit Lanouette.”, par acte notarié


Charles-Louis Tarieu de Lanaudière succède à Charles François Tarieu, son père, en tant que seigneur du fief familial le 10 novembre 1772.  Le nouveau seigneur déclare, dans l’aveu et dénombrement du 2 août 1781, qu’il; possède la seigneurie de Ste-Anne contenant une lieue de front sur trois lieues de profondeur située dans le district de Québec... il y a savoir une Église construite en pierres dédiée à Ste-Anne et un Presbytère aussi en pierres, un domaine et un moulin banal à deux moulanges. 
Le 20 février 1778, Pierre-François Chorel, fils de François Chorel, rachète les droits successoraux des héritiers de Marianne Dorvillier dans la seigneurie de Ste-Anne.  Il conserve le fief ancestral un certain temps puis le vend à Pierre Charest à une date indéterminée.
Le 11 novembre 1811, Marie-Anne de Lanaudière, fille de Charles-Louis Tarieu, hérite de la seigneurie et la garde en sa possession jusqu’en 1819, date à laquelle elle la vend à l’honorable John Hale, membre du conseil législatif, pour la somme de 6 000 livres.  Cette vente comprend aussi le moulin banal bâti en pierre, le moulin à scie, construit en bois, les îles et îlets en front de ladite seigneurie, sauf l’Ile des Pins et la commune de Ste-Anne.
La dynastie des Lanaudière sur la seigneurie de Ste-Anne aura donc duré 150 ans.  Et en la personne de John Hale, la seigneurie connaîtra son dernier vrai seigneur.
SRC: //lanouette.iquebec.com

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30-jul-10