Sommaire
Volume 22, numéro 1
L'influence du rapport d'expertise psychologique sur les perceptions de jurés potentiels
Cherchez l'exigence Une entrevue avec Albert Ellis
Les effets protecteurs de trois ressources de support interne: l'estime de soi, le lieu de contrôle et l'efficacité personnelle
Interventions infirmières et psychologiques précoces post-infarctus du myocarde: relations entre la dépression, l'auto-soin et l'auto-efficacité
Volume 22, numéro 2
Le trouble panique avec ou sans agoraphobie: introduction
Les modèles étiologiques du trouble panique
L'impact thérapeutique de l'information dans la thérapie cognitivo-comportementale du trouble de panique: une étude préliminaire
Le sexe de l'agoraphobie: réflexion critique sur la fonction sociale sexuée des comportements d'évitement
L'impact de la présence de troubles de la personnalité sur la réponse au traitement béhavioral-cognitif du trouble panique avec agoraphobie
Une recherche clinique sur le traitement en groupe de l'agoraphobie avec et sans partenaire
Volume 22, numéro 3 et 4
L'Échelle de l'humeur de l'Université Memorial: étude psychométrique avec une population francophone
Étude de la fréquence des symptômes dépressifs chez les adolescent-e-s francophones
Profil des intérêts de loisirs d'étudiants universitaires québécois des deux sexes selon la traduction française d'un inventaire américain
La consommation de médication et les gains thérapeutiques dans le traitement cognitivo-comportemental du trouble de panique
Validation québécoise d'un inventaire mesurant le bien-être de l'enfant
Pour une perspective éducationnelle dans l'évaluation des élèves en trouble du comportement
Le problème du recrutement et du maintien d'une population de milieu socio-économique défavorisé dans une étude longitudinale
Les chercheurs en psychologie sociale ont relevé plusieurs facteurs influençant les décisions que les membres d'un jury doivent prendre concernant un accusé. La présente recherche vise à vérifier si le rapport d'évaluation psychologique présenté en cour influence la perception et l'impression des jurés potentiels et, à déterminer où se situe cette influence dans les décisions des jurés concernant un accusé. Plus spécifiquement, les hypothèses de recherche prévoient que la présence du rapport d'expert et le type de preuve interagissent sur le verdict de culpabilité et sur la sentence recommandée. Participant à une simulation de jury, 240 individus doivent prendre connaissance du procès verbal écrit d'une cause de droit pénal. Ils doivent ensuite répondre à des questions portant sur ce document. Un plan factoriel variant la nature de la preuve (incriminante et non incriminante) et celle du rapport d'expert (favorable, défavorable et absent) est utilisé. Les analyses de variance confirment la présence de l'interaction prédite. Si la preuve n'est pas incriminante, la présentation d'un rapport d'expertise psychologique défavorisant l'accusé augmente le degré de culpabilité ainsi que la sentence recommandée. Ce type de rapport contribue aussi à faire voir l'accusé comme plus agressif et à diminuer la confiance que les jurés potentiels ont dans leurs décisions. Finalement, le rapport favorisant l'accusé a moins d'influence mais, lorsque la preuve est incriminante, le rapport fait quand même diminuer le degré d'agressivité que les jurés potentiels attribuent à l'accusé.
Aujourd'hui âgé de 77 ans, Albert Ellis a écrit, depuis son premier livre paru en 1962, plus de 50 ouvrages traitant de la méthode émotivo-rationnelle et a signé à ce jour quelques 600 articles dans diverses revues professionnelles. Il est reconnu par ses pairs comme l'un des psychologues les plus influents du 20e siècle et comme l'une des autorités mondiales dans le domaine de la psychothérapie. Il exerce toujours en pratique privée à l'Institute for Rational-Emotive Therapy de New-York, en plus de consacrer une large part de son temps à des activités de formation aux États-Unis et ailleurs dans le monde.
Cette recension de la littérature s'intéresse à l'hypothèse selon laquelle un haut niveau d'estime de soi, une localisation interne du lieu de contrôle et une perception de son efficacité personnelle amortissent les effets des événements stressants de la vie sur le niveau des symptômes physiques et psychologiques. Après avoir défini ces trois variables et exposé les problèmes méthodologiques propres à leur étude, l'auteur expose les mécanismes par lesquels elles exerceraient leurs effets protecteurs puis révise les recherches empiriques concernant ces effets. La littérature supporte surtout la localisation du lieu de contrôle comme variable d'amortissement du stress. La conclusion aborde quelques préoccupations cliniques sujettes à orienter les recherches ultérieures.
Les infirmiers(ières) et psychologues sont amenés à intervenir précocement durant un épisode dépressif pendant la période post-infarctus du myocarde de leurs patients. Malgré que chacun intervienne avec une approche et un modèle conceptuel différent, il existe des liens communs entre la dépression, la capacité d'auto-soin et la perception d'auto-efficacité chez les patients qui ont subi un infarctus du myocarde récent. La capacité d'auto-soin permet à la personne de satisfaire ses propres exigences continuelles de soin pour assurer la régulation de ses processus vitaux, maintenir et favoriser son intégrité structurale et fonctionnelle et promouvoir son développement et son bien-être (Orem, 1987). Elle englobe la perception d'auto-efficacité qui est la conviction de pouvoir accomplir avec succès le comportement requis pour atteindre le but recherché (Bandura, 1977). Ceux-ci sont affectés par des facteurs cognitifs, psychosociaux et physiques. Selon Beck (1967), le patient déprimé qui vient de subir un infarctus du myocarde traite l'information de façon déformée et produit des erreurs de cognition qui conduisent à des conclusions très négatives. Ces erreurs de cognition produisent une vision négative de soi, de l'expérience et de l'avenir. Ceci atténue la perception d'auto-efficacité et de contrôle et diminue la capacité d'auto-soin. La dépression post-infarctus est donc induite par des distorsions cognitives des événements, par la perte physiologique ou psychosociale, la perte de contrôle et par les facteurs de stress intra et extrapersonnels.
Au cours de la dernière décennie le trouble panique avec ou sans agoraphobie a fait l'objet d'un intérêt croissant dans le milieu clinique et de la recherche. Notre compréhension scientifique de cette problématique et notre capacité à la traiter se sont considérablement développées. Le clinicien peut maintenant avoir recours à plusieurs traitements efficaces afin de réduire les diverses conséquences psychologiques et physiques dont souffre cette population. Ce trouble répond bien à certaines techniques d'intervention propre à l'approche béhaviorale ou cognitivo-comportementale ainsi qu'à la pharmacothérapie. En fait, les chercheurs continuent d'étudier le phénomène sous différents angles et la présente série d'articles sur le trouble panique avec ou sans agoraphobie veut refléter ces nouveaux développements. Le but principal de ce numéro spécial est de faire le point sur les orientations théoriques et les connaissances contemporaines quant à la nature de ce trouble et sur les recherches actuelles au niveau de la compréhension clinique. Ce numéro permet également de mieux connaître les travaux des chercheurs québécois dans le domaine et offre au clinicien un modèle de pratique dans le cadre béhavioral cognitif.
Cet article fait état des principaux modèles étiologiques du trouble panique. Les modèles médicaux présentés sont les hypothèses génétiques, les anomalies des systèmes noradrénergiques, GABAergiques, sérotoninergiques, les théories de Klein et Sheehan, les anomalies cérébrales, le prolapsus mitral et l'hyperventilation. Les modèles psychologiques abordés sont les théories de Marks, Wolpe, Barlow, Rachman, Rapee, Clark, Beck, et Margraf, Ehlers et Roth. Chaque modèle, ainsi que ses caractéristiques distinctives, sont exposés. À la lumière de la littérature disponible, les modèles médicaux et psychologiques font l'objet d'une critique. La principale conclusion est que les modèles psychologiques expliquent mieux le trouble panique et les données empiriques que les modèles médicaux. Cependant, des modèles bio-psycho-sociaux devraient être développés pour mieux intégrer l'interaction entre les aspects psychologiques et médicaux.
La présente étude a été conçue pour évaluer l'impact thérapeutique de l'information fournie au patient dans le traitement cognitivo-comportemental du trouble de panique. Un protocole à cas unique expérimental à niveaux de base multiples A-A-A-B à travers les sujets avec réplication a été utilisé pour comparer l'impact thérapeutique d'une thérapie d'information à celui du traitement cognitivo-comportemental chez sept sujets souffrant d'un trouble de panique. Pendant la phase du niveau de base (A), les sujets ont tenu un auto-enregistrement quotidien de leurs attaques de panique. Puis lors de la phase A, ceci dans le but de contrôler les facteurs non-spécifiques reliés à l'amélioration des sujets, un programme d'information sur le trouble de panique a été présenté comme une forme de psychothérapie. Ensuite, les sujets ont dû se soumettre à une seconde phase de niveau de base (A), et enfin, la thérapie cognitivo-comportementale a été administrée (B). Les résultats démontrent que la thérapie cognitivo-comportementale est significativement supérieure à la thérapie d'information dans la diminution des attaques de panique.
Cet article se veut une réflexion critique sur la fonction sociale sexuée des comportements d'évitement. Nous présentons quelques hypothèses pour expliquer la plus grande prévalence de l'agoraphobie chez les femmes. Le rôle des facteurs de personnalité et des relations interpersonnelles, particulièrement des relations conjugales, est examiné. Nous abordons ensuite l'hypothèse selon laquelle les comportements d'évitement caractéristiques de l'agoraphobie sont liés au rôle féminin traditionnel. Ces comportements proviendraient de la socialisation différenciée des sexes, qui amène les femmes à devenir des personnes peureuses, dépendantes et passives. De plus, les conditions de vie des femmes font en sorte qu'elles sont souvent dépendantes, matériellement et affectivement, de leurs conjoints. Ces facteurs pourraient expliquer pourquoi on retrouve plus d'agoraphobie chez les femmes que chez les hommes. Enfin, nous examinons les implications de ces hypothèses pour l'intervention thérapeutique et proposons des pistes de recherche afin de mieux comprendre les facteurs d'ordres individuel, interpersonnel et social qui contribuent au développement et au maintien de l'agoraphobie chez les femmes.
Cette étude a pour but d'évaluer l'impact de la présence ou de l'absence d'un trouble de la personnalité sur la réponse au traitement en groupe d'individus ayant un trouble panique avec agoraphobie. Soixante-quatre participants souffrant d'un trouble panique avec agoraphobie sont également évalués pour un trouble à l'axe 2 en fonction des critères diagnostiques du DSM-111-R. Ils sont ensuite traités pour leur phobie à l'aide d'une approche thérapeutique de groupe d'orientation béhaviorale-cognitive. Diverses échelles de mesure sont utilisées pour mesurer l'impact du traitement et comparer les résultats obtenus en fonction de la présence (TP) ou de l'absence d'un trouble (NTP) de la personnalité. Les résultats révèlent une amélioration significative chez tous les participants après le traitement pour toutes les mesures. Les données obtenues révèlent aussi un effet négatif de la présence de troubles de la personnalité sur la réponse au traitement. Les sujets avec un TP s'améliorent moins rapidement que les sujets sans TP. En plus de fournir une interprétation des résultats, la discussion porte sur les limites méthodologiques de cette étude, sur la pertinence de tenir compte ou non de la présence de troubles de la personnalité dans le traitement de l'agoraphobie, et sur l'orientation des recherches futures.
La présente étude tente d'évaluer l'efficacité du traitement en groupe de l'agoraphobie avec différents niveaux d'implication des partenaires. Trois groupes sont comparés: dans le premier, les partenaires participent à toutes les séances (12); dans le second, ils participent à 25% des séances (3); dans le troisième, ils ne participent pas au traitement. Les trois groupes eurent lieu successivement à six mois d'intervalles et le traitement inclut: a) des procédures d'auto-traitement expliquées dans deux manuels, un à l'usage de l'individu agoraphobe et l'autre à l'usage du partenaire; b) des interventions individualisées caractérisées par des exercices d'exposition in vivo établies selon une hiérarchie personnelle; c) des rencontres hebdomadaires pour réévaluer et préciser les exercices d'exposition appropriés; d) des séances hebdomadaires d'exposition in vivo effectuées sous la supervision des thérapeutes et incluant les partenaires, lorsque présents; e) des rencontres spécifiques avec les partenaires dans les deux premiers groupes. Les effets du traitement sont évalués à l'aide des questionnaires suivants: a) l'inventaire des objets et sentiments générateurs de peur; b) le questionnaire sur les pensées phobiques; c) le questionnaire sur les sensations physiques; d) une hiérarchie individuelle et collective de situations anxiogènes. L'analyse des résultats révèle une amélioration significative au post-test pour les trois groupes sur chacune des mesures. Les résultats au post-test se maintiennent lors d'une relance effectuée après trois mois. Cependant, la participation des partenaires ne semble pas augmenter l'efficacité du traitement en groupe de l'agoraphobie.
Les recherches qui abordent l'humeur, en tant qu'état affectif du moment, sont limitées par l'absence d'instrument de mesure valide et applicable à tous les groupes d'âge adulte. Généralement ce courant de recherche considère que le concept de l'humeur inclut deux composantes: la composante énergétique et la composante affective. McNeil, Stones, Kozma et Andres (1987) ont avancé que cette structure à deux composantes est valide pour tous les groupes d'âge adulte. De cette analyse, ces auteurs ont dérivé un instrument de mesure de l'humeur, le MUMS (Memorial University Mood Scale). L'objectif de la présente recherche consiste à étudier la validité de la version française de ce questionnaire, l'Échelle de l'humeur de l'Université Memorial. Deux échantillons d'âge différent constituent les sujets de cette étude: un échantillon de sujets jeunes composé de 118 étudiants de premier cycle universitaire, et un échantillon composé de 55 personnes âgées. Les résultats correspondent généralement à ceux rapportés par McNeil et al. (1987) avec la version originale anglaise. La discussion porte sur les implications théoriques et méthodologiques des résultats.
La présente étude constitue la première étape d'une étude longitudinale visant à identifier la fréquence des symptômes dépressifs auprès d'un échantillon d'adolescent-e-s francophones. Deux cent sept adolescent-e-s de la première année du niveau secondaire ont répondu à un Questionnaire de renseignements démographiques, à l'Inventaire de dépression de Beck, au Reynolds Adolescent Depression Scale ainsi qu'à un Questionnaire d'événements de vie stressants. Les résultats indiquent que, selon l'instrument utilisé, 5,31 à 10,14% des sujets présentent des symptômes dépressifs. Également, les sujets ayant un score élevé aux inventaires de dépression affichent des intentions suicidaires élevées de même qu'un haut niveau de stress. Ces résultats sont discutés à la lumière de travaux similaires traitant de l'épidémiologie de la dépression chez les adolescent-e-s.
La présente étude propose une version française du Leisure Interest Checklist mis au point aux États-Unis par Rosenthal et Rosenthal (1983). Sont d'abord décrites les opérations de traduction et de passation normative auprès de 600 étudiants québécois francophones. Caractérisée par un degré élevé de consistance, la structure factorielle des intérêts manifestés par cet échantillon révèle la présence de six facteurs dont cinq s'apparentent à des facteurs identifiés chez des sujets américains. Par ailleurs, le profil des similitudes et des différences intersexes n'est pas le même dans les échantillons québécois et américain, sauf au rayon des sports, lesquels sont jugés plus attrayants par les hommes des deux échantillons. Cet inventaire des intérêts de loisir peut être exploité dans une optique de psychologie sociale comparative. Il est également apte à éclairer le travail du clinicien lorsqu'il s'agit d'établir la configuration des préférences récréatives d'un patient aussi bien avant qu'après une démarche d'intervention.
Cette étude a pour but de déterminer si les patients qui ont recours à une médication pour gérer leurs attaques de panique au moment de débuter une thérapie cognitivo-comportementale pour le trouble de panique. Pour ce faire, 21 patients ayant complété une thérapie cognitivo-comportementale pour le trouble de panique ont été divisés en deux groupes selon qu'ils utilisaient ou non une médication pour contrôler leurs attaques de panique pendant la période de pré-traitement. Les résultats n'ont révélé aucune différence significative entre les deux groupes qui se sont améliorés de façon significative sur le plan statistique et sur le plan clinique. Des analyses de puissance statistique faites à partir des données de l'étude ont permis de déterminer que les différences pouvant exister entre les deux groupes (en supposant qu'elles existent vraiment) étaient négligeables au point de n'expliquer tout au plus que 11% de la variance des données. Il s'ensuit, du point de vue psychologique, qu'il n'y a pas lieu de voir la consommation de médication pour le trouble de panique comme une contre-indication pour la thérapie cognitivo-comportementale dans le traitement du trouble de panique.
Cette recherche a pour objectif de vérifier les qualités métrologiques, en contexte québécois, d'un instrument américain The Child Well-Being Scales (Magura & Moses, 1986). Il s'agit d'un inventaire composé de 43 échelles explorant entre autres, les problématiques de négligence, d'abus et de troubles de comportement. La validation est réalisée à partir de 130 dossiers actifs de 33 intervenants sociaux oeuvrant en protection de la jeunesse dans deux régions du Québec. Les résultats indiquent que l'instrument dans son ensemble ainsi qu'au niveau des différents regroupements d'échelles possède une bonne consistance interne. L'instrument obtient également une bonne validité de convergence, de concomitance et de différenciation.
Cet article décrit un point de vue éducationnel sur l'identification des élèves présentant un trouble du comportement et l'évaluation de leurs besoins. Abordant tout d'abord les difficultés associées à une définition des troubles du comportement, ce texte propose une typologie des problèmes comportementaux ainsi que deux méthodes d'évaluation adaptées au milieu scolaire. Elles visent à fournir une information pertinente sur la nature des difficultés de l'élève, tout en facilitant la conception et l'évaluation d'interventions pour lui venir en aide au moment même où il en a besoin. Par la suite, les auteurs suggèrent une démarche de prise de décision éducationnelle où chaque agent d'éducation exerce sa responsabilité dans la mise en oeuvre de services adaptés aux élèves en trouble du comportement.
La solution à de nombreuses questions dans le domaine de la recherche en santé mentale et de la recherche sociale réclame souvent de devoir suivre pendant un certain temps une ou des populations en recourant à des devis longitudinaux. De telles études se caractérisent par la difficulté à recruter les participants désirés et, par la suite, à maintenir leur participation tout au long des successives prises de mesures. Ces difficultés se révèlent particulièrement importantes si la population cible provient d'un milieu socio-économique défavorisé. Ces problèmes et les moyens d'y pallier font rarement l'objet de recherches spécifiques. Ce n'est qu'accessoirement que les chercheurs rapportent les moyens utilisés pour parvenir à recruter et maintenir leurs échantillons. Après avoir présenté une synthèse des stratégies les plus courantes rapportées dans la littérature, le présent article fait état des démarches suivies pour recruter 209 familles dont 156 sont de faible niveau socio-économique et s'assurer de leur participation dans une étude longitudinale du développement de nourrissons au cours de leurs premiers 10 mois de vie. L'étude comprend sept visites, quatre à domicile et trois au laboratoire. Grâce aux moyens utilisés, le pourcentage des familles participantes se maintient à 90,4% à la fin de la période de cueillette des données.