Les guérisseurs


    De tout temps il y a eu ce qu'on appelle des guérisseurs. À toutes les époques, dans toutes les cultures. Et des gens de toutes les conditions sociales y ont fait appel. Car au-delà de nos croyances, ils sont souvent le dernier espoir qui nous reste. La médecine officielle les considère comme des charlatans qui exploitent le désespoir des personnes malades. Mais est-ce le cas? Peut-on mettre tous les guérisseurs dans le même sac? De nombreux guérisseurs offrent leurs services gratuitement, ou acceptent ce qu'on peut leur offrir. Ils ne sont pas là pour nous détrousser mais pour nous donner de l'espoir. Jésus était aussi un guérisseur.

    Je me suis beaucoup interrogée sur les guérisseurs. Quand j'étais plus jeune, je me rappelle que je rêvais d'avoir ce don de pouvoir guérir les autres. Était-ce  parce que cela m'aurait conféré un pouvoir, une aura? Bien sûr si j'avais pu j'aurais guéri ma mère, je l'aurais délivrée de ses souffrances! Et j'aurais aussi pris sur moi  les souffrances de mes enfants quand ils étaient malades! Quelle mère ne le souhaite-t-il pas? Et pourtant maintenant, avec du recul, je comprends que la maladie et la souffrance peuvent nous apprendre quelque chose, nous transformer. Dès lors est-ce une bonne chose de guérir les autres, les privant d'une expérience peut-être déterminante dans leur vie? Voilà tout un dilemne.

    Les guérisseurs n'ont pas suivi de cours de guérisseur, c'est quelque chose qu'ils ont en eux, qu'ils ne contrôlent pas. Ce sont habituellement des personnes très religieuses, qui reconnaissent qu'ils ne sont qu'un canal pour l'énergie divine. Et il semble que plus les gens croient en eux, plus cette énergie est forte. Ce phénomène était connu des chamanes, dont le pouvoir était proportionnel à la quantité de leurs "contacts" et à leur réputation. Cela me pousse à m'interroger: est-ce les guérisseurs qui nous guérissent, ou est-ce la foi que nous avons d'être guéri par eux? Que ce soit un guérisseur, un saint ou un lieu de pélerinage, la force de la croyance qui nous habite est certainement déterminante.

    Après avoir invoqué des forces extérieures (anges, guides, parents décédés...) j'ai réalisé qu'il y avait un guérisseur en chacun de nous. Alors plutôt que de remettre ma santé entre les mains d'un autre (plus fort, "meilleur"...) j'ai choisi de me faire confiance, de faire confiance en mon guérisseur intérieur.

    Cela dit, je respecte beaucoup le travail des guérisseurs, qui consacrent leur vie à soulager les souffrances et à donner de l'espoir. Ce qui n'est pas le cas de certains médecins qui assènent froidement des diagnostics qui ne nous laissent aucun ou très peu d'espoir: maladie incurable, dégénérative, il vous reste tant de temps à vivre, on ne peut rien faire... En tuant l'espoir on tue la vie.

        Les guérisseurs ne s'annoncent pas dans les pages jaunes. C'est par le bouche à oreille qu'ils se font connaître. Certains ont plus de notoriété. C'était le cas à une certaine époque pour les guérisseurs phillipins. C'est aussi le cas de John of God, guérisseur du Brésil, qui dit avoir reçu son pouvoir de guérison d'un ange à l'âge de 16 ans. Il semble qu'on vienne du monde entier pour le voir. C'est un ami qui m'a parlé de lui. Si vous voulez en savoir plus sur lui, il y a un site web qui lui est dédié:
John of God.com

    Je me dis que si ces personnes ont développé ce don particulier, c'est que leur action est valable, si bien sûr ils travaillent avec leur coeur. Certains malades guérissent, d'autres pas. Chacun a sa propre expérience à vivre, et le plus important n'est pas la guérison physique mais celle de l'âme.