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Page 12
Partie 3
Indice envolé
Traces de chaos dans la neige
Je clame mon innocence au vertige des
nuages.
Mirage de femme.
Je calme mes premières frayeurs
Illumination d’un sourire inerte
Suite insensée de palpitations.
Au détour d’un cap,
d’un rocher de mousse et de frayeur,
les empreintes en rejoignent d’autres.
Deux corps de mensonge
liés dans un même rituel
Douceur des lèvres
Reflet du mortel ennemi.
Regard baissé
Face au silence des amants
Mon âme voilée par le mal impudique
des êtres.
Deux corps sursautent
Un oiseau s’est envolé
Mon inquiétude se tait
Le mirage s’évanouit
disparaît.
Dans un éclair d’envie et de fausseté
D’une illusion à l’autre
Juste le temps de savoir
Visage rougi par la nuit prenante
Cœur aux battements sourds,
replié et blotti tel une marmotte
cherchant la chaleur de l’oubli.
Réalisation:
guyjoncas.com 2004
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Page 13
Dans l’espace du cœur
Peut-être l’envol muet d’un oiseau
ou le cri sourd du renard
pris au piège.
Personne pour le dire
sauf ton air à toi.
Peut-être ne connais-tu pas
le chant que j’ai créé,
les paroles inertes qui l’emplissent
son refrain doux comme l’odeur du vent.
Peut-être ne sais-tu pas
si tu pouvais couler dans mon cœur,
dans cet espace à toi,
ce rouge sans forme.
Jamais plus de place pour toi,
si tu veux vibrer dans mon cœur,
il cesse de battre là où tu reposes.
Un peu de plomb dans l’aile,
entre l’odeur de la mort,
l’appel d’un oiseau de nuit.
Peut-être ne même pas connaître
les paroles de moi-même
ni mon nom.
Moi qui n’existe que pour elle
et crée,
dans le silence de l’ennui,
le berceau nocturne d’illusions
où elle pourrait vivre sans bruits.
Mais j’ai le cœur qui bat encore,
gros comme un rocher,
sans fiancée pour calmer sa passion.
Elle est déjà partie,
dans des bras qui l’entourent
et l’enserrent,
qui lui font la fête
d’autres bras.
 
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