|
|
Page 26
Sans espoir
J’ai le feu qui oublie
son âme muette
comme un mensonge la nuit,
vie de vaines attitudes.
J’ai, dans le creux de ma cervelle,
des milliers de bruits incessants
et des lueurs étranges
mariées au bruissement des feuillages légers
sous le vent sourd de l’appel
des oiseaux fous.
J’ai des milliers de combats
sous des formes secrètes
dans ce rêve sans fin
comme un feu de flammes.
Mes yeux s’enfuient
loin des larmes
Mes yeux brillent en vain
pleins de larmes,
pleins de têtes qui s’entremêlent
dans une cataracte où brille le dernier rayon
d’un soleil austère.
Réalisation:
guyjoncas.com 2004
|
Page 27
Errance
Si j’avais le temps d’une distance à franchir
l’espoir d’une lueur secrète.
Si j’avais la peur d’un frêle espoir
En toute demeure, mes sens liés de crainte,
mes pensées prises dans un étau.
Si j’avais la copie d’une fraction de mon existence
pour y mirer une douce image de conquête,
clarté indicible se formant
en une danse interdite
Chanson morte.
Pure comme un esquif, mon âme se balance
d’illusion en illusion,
incertaine et errante,
de tendresse en tendresse.
Si j’avais le pouvoir d’un pays, présent comme
l’oubli,
présent comme la lueur
indiscrète d’une découverte
trop visible aux yeux des hommes,
trop incertaine pour être là en moi.
|