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Page 30
Petit désespoir
Un effort de mort qui creuse,
les doigts tachés,
le sang qui sue
La terre souillée des périls endormis.
Ma mémoire se ferme lentement au temps d’espoir
Ma nuit s’effraie d’un peu de noir.
Comme un feu d’indulgence,
des lueurs obstinées s’éparpillent
en plusieurs petits cris,
plusieurs petits sons de fureur
Ils poussent partout entre nos écorces
et nos lamentations,
trop près pour respirer.
Le cœur résiste encore,
dur comme le métal,
comme la vie qui l’a forgé
et sa souffrance est celle des mots inutiles,
des cris de qui ?
Réalisation:
guyjoncas.com 2004
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Page 31
Petite fin de mon monde
Proposition d’un rêve oublié,
d’une flamme muette
Enterrement de vertiges et de cendres
Des milliers de bruits interchangeables
et tout le transfert du poids
en des centaines de mèches éparpillées.
Femmes-poissons en alerte
Mes maux sont comme la nuit,
constitués de si peu de riens
qui existent encore
qui insistent encore,
envahissent ma tête et mes os.
Et, ils s’envolent dans le bec d’un oiseau,
dans l’absence du silence
qui les dévore.
Enfin, le soupir de la nuit
comme une main qui ne touche jamais,
qui trempe dans la terre humide
se fortifiant d’une vigueur nouvelle
Souvenirs de mort et de mer.
Les deux mains jointes,
Le corps recouvert de mousse et de pluie
Les corps servant de nourriture exquise,
comme un fruit pourri,
à de nouvelles racines,
des racines d’os.
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