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Sonne zerreißt den Nebelvorhang noch ein Tag gewonnen Angeber sagt die Schneeflocke zur Jasminblüte neugierig besieht sich die Hummel im Tautropfen die Palette in der Mittagssonne nutzen Fliegen sich zu schminken ein Wildschwein frißt kurzerhand das kristallbesetzte Blatt schreib schneller die Tage werden kürzer er hat verloren: Sommergewitter fällte den roten Sonnenschirm keine Chance Aster nach dem Nebel kommt der Frost Bienen Bienen Blüten kein Streit gut gemeint Leuchtkäfer aber für Kafka reicht dein Licht nicht |
le soleil déchire le rideau de brume encore une journée de gagnée frimeur dit le flocon de neige à la fleur de jasmin avec curiosité le bourdon se regarde dans la goutte de rosée palette au soleil de midi les mouches s'en servent pour se maquiller un sanglier dévore la feuille ornée de cristaux sans autre forme de procès écris plus vite les jours raccourcissent partie perdue: l'orage d'été l'a jeté à terre le parasol rouge aucune chance aster après le brouillard viendra le gel abeilles abeilles et fleurs pas de dispute c'est gentil luciole mais pour Kafka ta lumière ne suffit pas |
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Née dans le Westerwald en 1937, Margret Buerschaper habite actuellement à Vechtaer Grossen Moor. Depuis 1988, elle est présidente-fondatrice de la Deutsche Haiku-Gesellschaft et directrice de la revue trimestrielle de cette association. Elle est également membre de l'Internationalen Autorenkreis Presse, éditrice de Graphikum-Pocket-Prints et de la série Halber Bogen. Enseignante et poète lyrique, elle a de nombreux recueils à son actif et elle a reçu de nombreux prix littéraires. À titre représentatif, citons: Freude auf das Mögliche (La jouissance des possibilités, poèmes, haïkus, senryûs; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1983), Zwischen allen Ufern (Entre tous les rivages, poèmes et haïkus; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1985), Die kleinen Freuden am Wege (Les petites joies en route, haïkus, senryûs et tankas; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1987), Das Deutsche Kurzgedicht (Le poème court dans la tradition des formes poétiques japonaises; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1987), Schnee des Sommers (La neige d'été, haïkus, senryûs, hai-sen et tankas; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1993) et Meerweit Moor (Marécage large comme la mer, prose, poèmes et haïkus; Marburger Burgendruck, 1995). |
Vom Pilzhut ins Land schaut ein gelbes Birkenblatt Eine Weile noch... Frische Schneedecke lesbar verzeichnet die Spur Überlebender. Ein dunkler Schatten... amselgroß die Mulde im weichen Schneetuch. Regen ist ein Fest Er tanzt auf dem Wasser und singt in den Bäumen. Ohne Laut die Nacht... Nur wenn ein Ahornblatt fällt: des Stieles Aufschlag. Unter blauer Haut birgt Bitternis der Früchte die Schlehenbeere. Alles atmet tief - auch der Frosch in der Pfütze im Gewitterregen. Der Wald öffnet sich das Sonnenlicht durchflutet gewaltlos sein Dach. Ufer im Spiegel durch das Geäst der Bäume springen die Fische. In kleine Ringe zerbricht der Schwalben Sturzflug den Wasserspiegel. |
Depuis le chapeau du champignon une feuille de bouleau jaunie contemple la campagne encore un instant... Sur la nappe de neige fraîche lisiblement marquées, les traces des survivants. Une ombre obscure... de la taille du merle, l'empreinte dans la douce étoffe de neige. La pluie, c'est une fête. Elle danse sur les eaux et chante dans les arbres. La nuit sans un bruit ... sinon, à la chute d'une feuille d'érable: l'impact de la tige. Sous sa peau bleutée elle recèle toute l'amertume des fruits la prunelle. Tout respire à fond - même la grenouille dans la flaque sous la pluie d'orage. La forêt s'entrouvre le flot du soleil pénètre pacifiquement sa voûte. La rive en miroir à travers les branches des arbres bondissent les poissons. En petits cercles le vol en piqué des hirondelles brise le miroir de l'eau. |
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Jutta Czech, née en 1935 à Lichtenberg, Silésie, vit à Werl, Westphalie. Elle écrit de la poésie lyrique courte et est membre de la Deutsche Haiku-Gesellschaft depuis 1988.|
Am Ostermorgen die erste Kerze auf dem Kastanienbaum. Im eisigen Sturm tanzen Waldwipfel Reigen, kein Stamm bewegt sich. Zaghaft entfaltet das Rapsfeld sein volles Gelb - ach, Schneeregen droht. Dem warmen Regen konnten sie nicht widersteh'n schwellende Knospen. Nur mein Schatten geht mittags durch den Wald mit mir - Stille ringsumher. Sie leuchtet weißer im steigenden Morgenrot: dünne Nebelschicht. Büsche mit dumpfem Blauschimmer überzogen: reifen schon Schlehen? Rauhreif umhäkelt mit zartweißem Filigran auch den Stacheldraht. In die Dämmerung tropft der Ruf einer Amsel - von irgendwoher. Gewitterregen in der Nacht: am Zaun funkeln jetzt tausend Sterne. |
Matin de Pâques le premier cierge sur le marronnier. Dans la tempête glaciale les cimes de la forêt dansent la ronde, pas un tronc ne bouge. Hésitant, le champ de colza déploie toute sa splendeur jaune - aïe, l'averse de neige menace. La pluie tiède ils ne pouvaient y résister les bourgeons gonflés. Seule m'accompagne mon ombre en plein midi par la forêt - silence alentour. Elle brille plus blanche dans l'aurore montante: la mince couche de brume. Les buissons revêtus d'un reflet bleu mat: déjà les prunelles qui mûrissent? Ouvrage de crochet - le givre revêt d'un tendre filigrane blanc même le barbelé. L'appel d'un merle s'égoutte on ne sait d'où - dans le crépuscule. Pluie d'orage nocturne voilà que sur la clôture mille étoiles scintillent. |
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Ingrid Gretenkort-Singert, née à Stolzenberg, Poméranie, vit aux environs de Hanovre, Basse-Saxe. Elle est peintre, dessinatrice, auteure et membre-fondatrice de la Deutsche Haiku-Gesellschaft. Elle a publié: Blüten in den Wind (Fleurs dans le vent, haïkus; CUX-Drucke Cuxhaven, 1982), Frühlingsahnen doch (Crèmes printanières quand même, haïkus; Ring der Kunstfreunde Gönnebeck, 1982), Die Haut voller Tau (La main pleine de rosée, kasen avec Mario Fitterer, impression et reliure artisanales, avec collages; Bibliophile Ausgabe, 1988), Gering und unermeßlich (Minuscule et immense, kasen avec Rüdiger Jung, impression et reliure artisanales; Bibliophile Ausgabe, 1990), Noch einmal lichtwärts (De nouveau vers la lumière, kasen avec Rüdiger Jung, impression et reliure artisales; Bibliophile Ausgabe, 1991), Tanka, Haiku, Senryu (Tankas, haïkus, senryûs, impression artisanale, avec collages; Bibliophile Ausgabe, 1991), Carl Heinz Kurz in memoriam (In memoriam Carl Heinz Kurz, kasen avec Gesine Scholz, impression artisanale, avec dessins; Bibliophile Ausgabe, 1992), Mit Libellenlust (Avec une envie de libellules, haïkus et senryûs, impression artisanale, avec collages; Bibliophile Ausgabe, 1992) et Lyrik. Bartflechten und Frauenhaar (Poèmes. Lichens et fougères, impression artisanale; Bibliophile Ausgabe, 1993).|
Am Hang liegt noch Schnee, doch Raps tuscht leuchtendes Gelb ins saftige Feld Möwenschrei im Wind. Wenn Tage länger werden, dann ruft mich das Meer Der kleine Laubfrosch, geschmückt mit altem Gras, sucht eine neue Braut Ganz schön dickköpfig die geschorenen Weiden dicht hinter dem Deich Als Blütentaumel fällt Frühling von den Bäumen Flocke um Flocke Sommergewitter! Ein Wolkenbruch schäumt wild auf gieriger Erde Reich an Juwelen verblüht die stolze Rose: Tautropfen voll Glanz Unerlaubtes Glück: der warme Sommer läuft mit dem Regen davon Ein frecher Wind greift in die reifen Früchte und setzt den ersten Biß Windstille im Bruch, diebische Elstern zetern, die Rohrdommel pfeift |
Il reste de la neige sur la pente, le colza colorie d'un jaune lumineux le champ plein de sève Cris des mouettes dans le vent. C'est lorsque les jours s'allongent que la mer m'appelle La petite rainette, parée de vieilles herbes, cherche un nouvel amant Sacrées têtes de bois les saules élagués serrés derrière la digue Vertige de fleurs le printemps tombe des arbres flocon par flocon Orage d'été! Une pluie torrentielle écume sur la terre avide Riche de ses joyaux la rose fière se fane: rosée éclatante Bonheur illicite: l'été chaud s'enfuit avec la pluie Un vent effronté agrippe les fruits mûrs et donne le premier coup de dents Calme plat dans le marais, pies voleuses qui criaillent, le butor siffle |
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Ursula Grökel, née à Karlsruhe-Baden. Baccalauréat en 1939, suivi par des études de langues modernes, docteur ès lettres en 1946. A travaillé comme professeure de langues, carrière interrompue par une décennie comme secrétaire-interprète à la Mission d'Immigration du Canada à Karlsruhe et à Cologne, où elle vit présentement. A voyagé en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud, en Polynésie et en Nouvelle-Zélande. A publié une pièce sur Anne de Bretagne et quelques textes brefs en prose. A commencé à écrire des haïkus en 1990. Membre de la Deutsche Haiku-Gesellschaft.|
Die Bäume des Parks bilden ein Dach über mir. - Kein andres so schön - Ein Vogel zwitschert. Es stört kein anderer Laut. Die Wirklichkeit weicht. Die Bambusbäume sich neigen im Sommerwind. So schmiegsam und zart. Die Lotosblume, weit geöffnet im Mondlicht, ward Buddha zum Sitz. Die Sonnenblume erblüht durch der Sonne Kraft und verdorrt durch sie. Beeren rot und gelb dort am Zaun im Sonnenschein. - Fülle und Abschied - Zwei rote Rosen blühen noch im November. Wie freut sich das Aug'. Schwer lastet der Schnee auf grünen Tannenzweigen. - Wie blau der Himmel - Wettkampf am Himmel zwischen Flugzeug und Tauben Mild lächelt der Mond. Über den Wolken schau ich den Himmel, doch es schwindet die Erde. |
Les arbres du parc forment un toit au-dessus de moi. - Quel joli abri - Un oiseau gazouille. Pas d'autre son qui dérange. La réalité s'estompe. Les bambous s'inclinent sous le vent de l'été. Si souples et délicats. La fleur de lotus, grande ouverte au clair de lune, devenue siège du Bouddha. La force du soleil fait fleurir le tournesol et le dessèche aussi. Baies rouges et jaunes là sur la clôture au soleil. - Abondance et adieu - Deux roses rouges fleurissent encore en novembre. Quelle joie pour l'oeil. Elle pèse, la neige sur les branches vertes des sapins. - Qu'il est bleu, le ciel - Concours aérien entre avion et pigeons indulgente, la lune sourit. Au-dessus des nuages je vois bien le ciel, mais c'est la terre qui s'efface. |
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Georges Hartmann, né en 1950 à Bitche, France, habite à Francfort où il travaille comme douanier. Il est membre de la Deutsche Haiku-Gesellschaft et du Frankfurter Haiku-Kreis. |
Gott schweigt beharrlich! Die Kerze zu einer Mark war wohl zu wenig. Nichts ist trostloser als ein leerer Briefkasten nach dem Urlaubsflirt. Stockdunkle Nacht. Bloß im Telephonhäuschen scheint mattgelbes Licht. Knallrote Lippen, Minirock und Netzstrümpfe, das nenn ich Frühling! Der Klassenlehrer träumt von der Folterkammer. Gute alte Zeit! In den Wohnzimmern bewundern sie Baumleichen. Fröhliche Weihnacht. Auf dem Dachboden betrügt man das Schaukelpferd ums Kinderlachen. Der Frau am Fenster bleibt nur ein leerer Schulhof zur Ferienzeit. Die Herbst-Kollektion der Kastanien-Blätter ist unverändert. Den alten Ahorn haben sie gestern gefällt, mir den Herbst genommen. |
Dieu se tait obstinément! Le cierge à un mark était sans doute insuffisant. Rien de plus désolant qu'une boîte aux lettres vide après une amourette de vacances. Nuit d'encre. Seule la cabine téléphonique brille d'un éclat jaune pâle. Des lèvres rouge vif, minijupe et bas résille, ça, c'est le printemps! Le professeur rêve de la chambre de torture. C'était le bon temps! Dans les salons ils admirent des sapins morts. Joyeux Noël. Sous les combles le cheval à bascule, floué du rire des enfants. À la femme à la fenêtre ne reste qu'une cour d'école vide pour le temps des vacances. La collection d'automne des feuilles de châtaignier demeure inchangée. Le vieil érable ils l'ont abattu hier, m'ont volé l'automne. |
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Brigitta Jörns est née à Stuttgart et vit à Weinstadt dans la vallée de la Rems. Elle est libraire et membre de la Deutsche Haiku-Gesellschaft.|
Glitzernde Eiskristalle - zu früh läuten die Meisen den Frühling ein Oh, der erste Schnee - so freudig aufgenommen wie schnell zerronnen! Am Wintermorgen Tumult beim Futterhäuschen Kaffeeduft im Haus Tautropfen glitzern hell im Morgensonnenschein - Geschenk des Nebels Ausgeflogen die Kohlmeisenjungen - schreien trotzdem nach Futter Abendbrise weht durch den Aprikosenbaum - hell ein Amsellied Wie eine Sonne - Zucchiniblüte im Garten nach dem Nachtregen Igel schnüffelt durch den Garten - Schnecke hat sich im Salat versteckt Leise spielt der Mond auf dem Asphalt - Nachtschwärmer kehren singend heim Eine Tür geht auf - Licht strömt herein und Farben - den Klängen lauschen... |
Cristaux de glace scintillants - les mésanges annoncent trop tôt le printemps Oh, la première neige - accueillie avec tant de joie si vite fondue! Matin d'hiver tumulte autour de la mangeoire arôme du café dans la maison Des gouttes de rosée scintillent éclatantes au soleil du matin - cadeau de la brume Elles ont quitté le nid les petites mésanges charbonnières - mais réclament toujours la becquée La brise du soir souffle dans l'abricotier - le chant clair d'un merle Comme un soleil - la fleur de courgette dans le jardin après la pluie nocturne Le hérisson renifle à travers le jardin - l'escargot s'est caché dans la salade La lune câline l'asphalte - des noctambules rentrent en chantant Une porte s'ouvre - clarté et couleurs entrent à flots - tendre l'oreille aux sons... |
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Krisztina Kern, née à Wertheim-sur-le-Main, habite à Francfort et travaille dans une banque. Elle est membre de la Deutsche Haiku-Gesellschaft et du Frankfurter Haiku-Kreis. |
Diese dumme Gans liegt quer im Backofen und ist völlig verqualmt. Mitten in der Stadt eine Allee Platanen. Welch zaghaftes Grün. Caféhausgarten. Versteckt im Großstadtgewühl kleine Oase. Wiesenchampignons mit Sonne vollgesogen, schmoren auf dem Herd. Ein neuer Lover und die Heizdecke im Schrank bleibt eingemottet. Ein schmaler Pfad nur führt diesen Abhang entlang, zu eng für uns zwei. Am Sonntagmorgen schimpft der Spatz wieder am Fenster. Ob er verreist war? Drückende Schwüle. Im Sitzungssaal plötzlich der Duft von Flieder. Jetzt, wo alles sprießt, liegen Parkbäume gefällt im ersten Grün. Pfauenruf durchdringt die Stille des Sommertags. Das Tier bleibt unsichtbar. |
Cette oie stupide est en travers du four et fait beaucoup de fumée. Au coeur de la ville une allée de platanes. Oh! ce vert timide! La tonnelle du café. Dans la cohue de la grande ville petite oasis cachée. Les champignons des prés bourrés de soleil cuisent au four. Un nouvel amant et la couverture chauffante reste rangée dans l'armoire. Trop étroit, le sentier qui mène au long du versant pour marcher côte à côte. Dimanche matin le moineau rouspète de nouveau à la fenêtre. Il était donc en voyage? Chaleur étouffante. Soudain, dans la salle de conférences le parfum des lilas. Alors que tout sort de terre les arbres du parc gisent abattus tout juste reverdis. Le cri du paon transperce le silence de la journée d'été. L'animal reste invisible. |
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Werner Manheim est né à Lissa, Pologne, et vit à Fort Wayne, États-Unis. Il a étudié à Berlin et aux États-Unis. Il a une maîtrise en musique et un doctorat en Beaux-Arts. Il est professeur de littératures allemande et française à l'Université d'Indiana. Il est écrivain, éditeur et traducteur de publications bilingues (allemand et anglais). Ses recueils de poèmes sont généralement composés de formes diverses (haïku, senryû, tanka, renga, sonnet et autres). Parmi ses nombreuses oeuvres, citons: Schatten über Blütentau (Des ombres sur la rosée des fleurs; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1987), Im Atem der Nacht (Dans le souffle de la nuit; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1989), Einsam zieht die Nacht (La nuit tire en solitude; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1990), et trois recueils bilingues (allemand et anglais): Herbstmusik (Musique automnale; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1991), Ein Halm im Wind (Un fétu dans le vent; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1993), Grün hebt die Erde (La terre verdit; Verlag Graphikum Dr. Mock, 1996). |
Vom Baum geschüttelt, tanzt goldnes Blatt im Strom, als lebte es noch. In Raschelschritten kündet das goldne Blattwerk die Herbstmusik an. Die Landschaft durchbohrt die letzten Nebelfetzen. - Farben ermattet. Die Brücke erschrickt, wenn Nebel sie einwickelt und Sicht gefährdet. Im Schneegefieder verschwinden die Konturen - wie Geist hinterm Wort. Im Blaugewölbe hängt fadenscheinig der Mond. - Finsternis stärkt ihn. Fahl und abgenutzt, morsch sind Worte geworden, zerfallen in nichts. Ein kleiner Mißton gibt der Melodie den Schliff. Makellos ist matt. Vom Traum erschüttert, geht ein heller Tag vorbei, als sei er schuldig. Wie die Wolke weicht, erklärt sich der Mond bereit zu fahlen Schatten. |
Jetée à bas de l'arbre, la feuille dorée danse dans le courant, comme vivante encore. À pas frémissants le feuillage doré annonce la musique de l'automne. Le paysage perce les derniers lambeaux de brouillard. - Les couleurs faiblissent. Le pont s'effraie quand le brouillard l'enveloppe et compromet la vue. Dans ce plumage de neige les contours disparaissent - comme l'esprit derrière le mot. De la voûte bleutée pend une lune élimée. - L'obscurité la revigore. Blêmes et usées, les paroles décomposées, s'effondrent et s'anéantissent. Une légère fausse note donne de l'éclat à la musique. L'impeccable est terne. Tiré du rêve en sursaut, passe un jour brillant, comme s'il était coupable. Comme le nuage se retire, la lune se déclare prête pour les ombres blafardes. |
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Erika Schwalm est née en 1941 à Francfort où elle habite toujours. Elle est présidente d'une école de sogetsu, une branche de l'ikebana. Elle a fait plusieurs voyages d'études au Japon. Elle est membre-fondatrice de la Deutsche Haiku-Gesellschaft et fondatrice du Frankfurter Haiku-Kreis. Elle a publié:
Ikebana und Haiku (Ikebana et haïku; Bläschke-Verlag St. Michael, 1982) et Ikebana (Falken-Verlag Niedernhausen, 1996).|
Zeitung lese ich, doch mich fesselt der Duft der Chrysanthemenpracht Hyazinthenduft. Durch die Wohnungstür schreitet eine müde Frau. Blätterfärbung vertreibt meine miese Laune nach der Büroarbeit. Sommerzeit im Haus. Auf dem Balkon sinkt mein Kopf in die Joghurtschüssel. Langsam ernte ich Renekloden und still frißt mit ein Schmetterling. Regnerischer Herbst. Im japanischen Dampfbad gut aufgehoben. Trotz Winterkälte verkauft Lagerfeld Mode an die Snobs der Welt. Leere Gartenstühle Regentropfen auf den Tischen und ein regloser Falter. Stets unzufrieden diese Mieter. Selbst Blumen im Herbstschmuck stören. Eine Grille krabbelt an das Windlicht am Tisch. Die Nacht bricht herein. |
Le journal, je le lis mais ce qui me captive, c'est le parfum des chrysanthèmes en pleine gloire. Parfum de jacinthes. Une femme fatiguée franchit le seuil de la maison. Les couleurs du feuillage chassent mon humeur de chien après le bureau. L'été à la maison. Sur le balcon, ma tête s'affaisse dans le saladier. Je récolte lentement les reines-claudes - silencieux, un papillon se joint au repas. Automne pluvieux. Dans le bain de vapeur japonais je suis en de bonnes mains. Malgré le froid de l'hiver Lagerfeld vend ses modèles aux snobs de par le monde. Des chaises de jardin vides des gouttes de pluie sur les tables et un papillon immobile. Toujours mécontents, ces locataires. Même les fleurs dans leur parure d'automne les gênent. Un grillon trottine vers le lumignon sur la table. La nuit tombe. |
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