angleterre .

ANGLETERRE


Annie BACHINI
Colin BLUNDELL
David COBB
Michael GUNTON
Jackie HARDY
Cicely HILL
Martin LUCAS
George MARSH
Susan ROWLEY
Fred SCHOFIELD


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Annie BACHINI

Annie Bachini écrit des haïkus depuis six ans et elle en a publié dans les revues Blithe Spirit, Mainichi Daily News, Poetry Postcard Quarterly et Presence, ainsi que dans les anthologies Haiku Seasons (Kodansha, 1996), Haiku World (Kodansha, 1996) et The Iron Book of British Haiku (Iron Press, 1998). De 1995 à 1997, elle a été membre du comité de direction et responsable du bulletin d'information de la British Haiku Society.
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



summer breeze -
the long drapes
don't move an inch


next to the poster
'Strike against Stress'
fish in a tank


sound of laughter
from behind the wall -
the geraniums in bloom


a strand of hair
unfolds
with the letter


second-hand clothes -
a ladybird lands on
the camouflage jacket


a huge sun
beyond belisha beacons
flashing on and off


shopping parade -
people step over
the broken cassette


coming from behind
a silent jogger passes
too close in the dark


breadcrumbs cupped in her hand -
the last notes of an opera


outside
the box left in the garden
begins to fill with snow
brise d'été -
les longs rideaux
ne bougent pas d'un pouce


près d'une affiche
'Grève contre le stress'
un poisson dans un bocal


le son d'un rire
derrière le mur -
géraniums en fleur


un cheveu
se déroule
avec la lettre


vêtements d'occasion -
une coccinelle se pose
sur une veste de camouflage


un énorme soleil
au-delà des feux orange pour piétons
qui clignotent


rue commerciale -
les passants marchent
sur une cassette brisée


arrivant par derrière
un joggeur silencieux me double
trop près dans l'obscurité


des miettes dans le creux de sa main -
les dernières notes d'un opéra


dehors
une boîte laissée dans le jardin
se remplit de neige

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Colin BLUNDELL

Colin Blundell est enseignant à la retraite. Il est praticien de programmation neuro-linguistique. Il est aussi directeur de Hub Editions qui se spécialisent dans les livres faits à la main; le catalogue contient plusieurs recueils de haïkus, des recueils de poésie et trois romans. Il a mis des haïkus en musique. Il fait présentement des recherches en vue de la publication d'un ouvrage sur le système Ouspensky; d'autres enthousiastes de ce système sont Hilaire Belloc, Havergal Brian et Richard Jefferies.
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



management meeting -
out of the window the gulls
take flight together


both squinting sideways
to read each other's paper -
women on a train


four red tulips grow
up from the cafe table
and the lights hang down


reading sea haiku:
the sudden smell of full tide
rising from the book


cold outside privy
where she said she liked to sit
to see the bluebells


station names passing -
only the snow's familiar
and the sound of wheels


huge sea-horse ear-rings
bucking & riding among
the waves of her hair


two small figures race
across the beach to become
the deep line of blue


dark church & full moon
rising up behind its tower -
movements of horses


the jangle of chains
and the gate opening wide -
thick fog on both sides
réunion de direction -
par la fenêtre, les goélands
s'envolent ensemble


chacune jette un coup d'oeil
sur le journal de l'autre -
femmes dans un train


quatre tulipes rouges poussent
sur la table du café
et les lampes pendent


lecture de haïkus sur la mer:
tout à coup l'odeur de la marée haute
monte du livre


les froides toilettes extérieures
où elle disait aimer s'asseoir
pour voir les jacinthes des bois


les noms de gares défilent -
seule la neige paraît familière
et le bruit des roues


d'énormes boucles d'oreille
en forme d'hippocampe se cabrent dans
ses cheveux ondulés


deux petites silhouettes courent
sur la plage puis se confondent
avec le bleu de la mer


l'église sombre et la pleine lune
qui s'élève derrière sa tour -
mouvements de chevaux


le cliquetis des chaînes
et la barrière qui s'ouvre grande -
brouillard épais de chaque côté

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David COBB

Depuis une trentaine d'années, David Cobb rédige des ouvrages pédagogiques pour l'enseignement de l'anglais, langue étrangère et langue seconde. En 1990, il a cofondé la British Haiku Society avec, notamment, Colin Blundell, Dee Evetts et James Kirkup, premier président; de 1990 à 1996, il en a été secrétaire et il en est maintenant président. Il a publié les recueils de haïkus: A Leap in the Light (1991), Mounting Shadows (1992) et Jumping from Kiyomizu (1996), le recueil de haïbuns The Spring Journey to the Saxon Shore (1997) et, avec Martin Lucas, l'anthologie The Iron Book of British Haiku (Iron Press, 1998). Parmi ses autres publications, il y a des traductions de poèmes chinois classiques et une ballade de 266 vers.
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



daffodil morning -
looking for something
very blue to wear


a moment between
lighthouse flashes
cold smell of fish


turning from her grave
the tug of a rose thorn
on my padded sleeve


first day at school -
in the garden only wind
swinging the swing


children panicking
out of the tiger cage
a wasp


first morning of frost -
steaming into the sunshine
a cat's yawn


breakfast in silence -
both halves of the grapefruit
unsweetened


drip by drip
the moonlight lengthens
in the icicle


day of his funeral
still inviting messages
after the tone


spring fair -
the wind freeing
free balloons
matin de jonquilles -
je cherche quelque chose
de très bleu à porter


un instant entre
les clignotements du phare
une odeur froide de poisson


je me détourne de sa tombe
une épine de rosier tire
sur ma manche ouatinée


premier jour d'école -
dans le jardin seul le vent
pousse la balançoire


les enfants paniquent
de la cage du tigre sort
une guêpe


premier matin de gel -
dans la lumière du soleil l'haleine
du chat qui bâille


petit déjeuner en silence -
les deux moitiés d'un pamplemousse
non sucré


goutte à goutte
le clair de lune s'étire
au bout du glaçon


le jour de ses funérailles
il invite encore à laisser des messages
après le timbre sonore


foire de printemps -
le vent libère
les ballons gratuits

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Michael GUNTON

Michael Gunton est président de la section sud de la British Haiku Society. Ses haïkus ont été publiés dans les revues Bare Bones, Blithe Spirit et Presence. Il a publié le recueil de haïkus Echoes in the Heart (Waning Moon Press, 1997).
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



in the chapel
caught by the autumn sunlight
a stone rose


the snow melts
and slowly names reappear
on the war memorial


the scent of roses...
two empty garden chairs
in gentle rain


on a rock
still damp from high tide
rain starts to fall


under a bare tree
a few mauve crocuses
quiver in the wind


winter wind
alone this evening
I water my plants


wintry sun
over the deserted funfair
a gull, soaring


waves crash
against the fortifications
dead of night


late afternoon
the sandcastle collapses
into a wave


at dusk
the darkness between the ivy
and the wall
dans la chapelle
prise dans le soleil automnal
une rose de pierre


la neige fond
et peu à peu les noms réapparaissent
sur le monument aux morts


le parfum des roses...
deux chaises de jardin vides
sous une douce pluie


sur un rocher
encore mouillé par la marée haute
la pluie commence à tomber


sous un arbre dénudé
quelques crocus mauves
tremblent dans le vent


vent d'hiver
seul ce soir
j'arrose mes plantes


soleil hivernal
au-dessus de la foire déserte
un goéland, plane


les vagues se brisent
contre les fortifications
nuit noire


fin d'après-midi
le château de sable est emporté
par une vague


au crépuscule
l'obscurité entre le lierre
et le mur

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Jackie HARDY

Depuis 1993, Jackie Hardy est directrice de Blithe Spirit, revue de la British Haiku Society. Le recueil de haïkus Out est en préparation chez Iron Press.
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



all night long
  the sound of the waterfall
    a remembered dream


    morning exercise -
  blackbird on the lawn
stretches a worm


    clearing cloud -
through cedar branches
the slope of the fell


dusk -
the lake water so still
will o' the wisp


Christmas morning -
the child with the bike
    watches the rain


    feigning sleep -
with each inhalation
the creak of my pillow


        low tide -
to and fro in the pool
  frisbee reflections


in the bookstore
two flies settle
on a romance


fresh May wind
  cherry blossoms
    darken in drifts


    cold hands
deep in my pocket
  a forgotten coin
toute la nuit durant
  le bruit d'une cascade
    souvenir d'un rêve


    gymnastique matinale -
  un merle sur la pelouse
tire un ver de terre


    le ciel se dégage -
à travers les branches de cèdre
le versant de la colline


crépuscule -
la surface du lac si tranquille
un feu follet


matin de Noël -
l'enfant au vélo
    regarde la pluie


    je fais semblant de dormir -
à chaque inspiration
mon oreiller grince


        marée basse -
dans la flaque le va-et-vient
  du reflet d'un frisbee


dans la librairie
deux mouches se posent
sur un roman à l'eau de rose


vent de mai frais
  les pétales de cerisier
    s'amoncellent et noircissent


    les mains froides
au fond de ma poche
  une pièce de monnaie oubliée

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Cicely HILL

Cicely Hill a vécu cinq années au Japon. Ses haïkus ont été publiés dans les revues Blithe Spirit et Presence. Elle a publié le recueil The Earth Drawn Inward (Waning Moon Press).
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



    Summer downpour
Green quinces lie
    Pitted with gravel


    Forest waterfall
Seizes
    Our words


    Through the storm
Hoofs of a yearling mare
    Echo thunder claps


    Midnight lightning
Neighbour never seen before -
    There, at her window


    The first chill night
A mother finds herself
    Covering up the dolls


    Embers die
The chair where the friend sat
    Fills with moonlight


    Autumn night:
White mist, nothing else
    Out there


    Sweet chestnut in flower
A curved bough holding
    The evening sun


    The branch he cuts
To make a donkey goad
    Still in bloom


    Still unopened
The greenish hydrangea flowers:
    The taste of tea
    Violente pluie d'été
Des coings verts sur le sol
    Piquetés de gravier


    La cascade de la forêt
Nous laisse
    Muets


    Durant l'orage
Les sabots d'une pouliche
    Répondent au tonnerre


    Éclair dans la nuit
Une voisine jamais vue auparavant -
    Là, à sa fenêtre


    Première nuit fraîche
Une mère se voit
    Border les poupées


    Aux dernières braises
La chaise où une amie était assise
    Au clair de lune


    Nuit d'automne:
Du brouillard blanc, rien d'autre
    Dehors


    Châtaignier en fleur
Une branche courbée retient
    Le soleil couchant


    La branche qu'il coupe
Pour en faire un aiguillon
    Encore en fleur


    Pas encore ouvertes
Les fleurs verdâtres de l'hortensia:
    Le goût du thé

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Martin LUCAS

Martin Lucas a occupé divers emplois. Il a un baccalauréat en anglais de l'Université de Kent à Canterbury (1984) et une maîtrise en sciences religieuses de l'Université Lancaster (1995); il compte entreprendre bientôt des études doctorales en création et critique littéraires à l'Université Cardiff. Il a écrit un essai sur les haïkus de Bashô et un sur les versions occidentales du zen. Il a publié les recueils de haïkus bluegrey (Hub Editions, 1994) et darkness and light (Hub Editions, 1996), ainsi que, avec David Cobb, l'anthologie The Iron Book of British Haiku (Iron Press, 1998). Ses haïkus ont paru dans diverses revues et anthologies. En 1996, il a reçu le premier prix du concours Poetry Postcard Quarterly's UK Haiku Championship. Il est directeur de la revue de haïkus Presence (12 Grovehall Avenue, Leeds, LS11 7EX, Angleterre), fondée en 1995.
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



roadside mud
the long tail
of a crushed rat


after the goodbye kiss
the sweetness
of a russet apple


morning mist
a workman whistles
no particular tune


a slice of melon
thrown away
the end of summer


twilight
the colour of the cornflowers
deepens


cold platform
a stranger's conversation
with himself


sweeping the path...
a snail rolls
along with the leaves


spring dawn -
  watchstrap's
    coolness


above the noise
  of the motorway
    wind in the poplars


from leafless trees
  crow follows crow
    into a cold wind
boue du bord de la route
la longue queue
d'un rat écrasé


après le baiser d'adieu
la douceur
d'une pomme reinette


brume matinale
un ouvrier siffle
un air au hasard


une tranche de melon
jetée
fin de l'été


crépuscule
la couleur des bleuets
s'intensifie


quai froid
la conversation d'un étranger
avec lui-même


je balaie l'allée...
un escargot roule
avec les feuilles


aube printanière -
  la fraîcheur
    de mon bracelet de montre


plus fort que le bruit
  de l'autoroute
    le vent dans les peupliers


des arbres dénudés
  une corneille puis une autre s'envolent
    dans le vent froid

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George MARSH

George Marsh a grandi à Londres et est diplômé de Cambridge. Durant vingt ans, tout en s'occupant de l'éducation de ses deux fils, il a enseigné dans diverses institutions; il forme maintenant des enseignants. Il a publié Teaching Through Poetry: Writing and the Drafting Process (Hodder & Stoughton, 1988), un ouvrage sur l'enseignement de la poésie. Il pratique le zen. Il a écrit une pièce de théâtre sur Bashô. Il a publié le recueil de haïkus Salting the Air (Waning Moon Press, 1997).
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



the gull soars on nothing
but slight corrections
to the tilt of its nose


deep in the foliage
a feathering -
trembling red berries


baby's gone to bed -
from the darkening mist
the cry of a swift


held still
in the blur of wingbeats
the kestrel's eye


in the dark
sitting with my rubber plant
listening to the rain


in the rose-garden
a man I don't much like
enjoying the sun


summer's end nears -
now the slow bee allows
stroking of fur


coming from her house
he stops to stroke
the cherry-blossom


stars fill the hatchway
swaying
to the smell of melon


in the winter wind
between derelict factories
waterripples
le goéland se meut sans effort
autre que de légères corrections
de son angle de vol


dans l'épais feuillage
un battement d'ailes -
tremblement des baies rouges


le bébé mis au lit -
dans la brume qui s'intensifie
le cri d'un martinet


sans ciller
dans l'agitation des battements d'ailes
l'oeil de la crécerelle


dans la pénombre
assis avec mon caoutchouc
j'écoute la pluie


dans la roseraie
un homme que je n'aime pas beaucoup
jouit du soleil


la fin de l'été approche -
l'abeille peut maintenant
être caressée


sortant de chez elle
il s'arrête pour caresser
le cerisier en fleur


les étoiles remplissent l'écoutille
tanguer
vers l'odeur du melon


dans le vent d'hiver
entre les usines abandonnées
le clapotis de l'eau

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Susan ROWLEY

Susan Rowley a publié le recueil de haïkus Daisychain (Hub Editions). Elle a également publié deux livres faits à la main: Maybees (haïkus) et Dancing on a Dark Sea (tankas). Ses poèmes ont paru dans diverses revues. Elle est membre du comité de direction de la British Haiku Society.
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



leaving the nest -
a single curled feather
skims the surface


a window opens
high above, moving light
across old stone


fading footprints
swept again by the wind;
the wave's cold edge


cold December -
again looking up to search
among the stars


before first mowing
the long shadows of
sycamore seedlings


summer dark -
the faint glimmer of a ball
from child to child


along the homeward path
the ticking of cooling stone


the sharp taste
of a new season's
hawthorn buds


seedless grapes -
he spits the skins


in the swaying oil slick
- a new moon
tombant du nid -
une seule plume ondulée
effleure la surface de l'eau


une fenêtre s'ouvre
tout en haut, le mouvement de la lumière
sur une vieille pierre


des empreintes de pied disparaissent
balayées de nouveau par le vent;
l'écume froide de la vague


décembre froid -
les yeux encore levés pour chercher
parmi les étoiles


avant la première tonte
les longues ombres des
jeunes plants de sycomore


crépuscule d'été -
à peine discernable, un ballon
passe d'un enfant à l'autre


au long du chemin du retour
tic, tic - les pierres qui refroidissent


le goût âcre
des bourgeons d'aubépine
d'une nouvelle saison


raisins sans pépins -
il en crache la peau


sur la nappe de pétrole qui ondule
- une nouvelle lune

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Fred SCHOFIELD

Fred Schofield est né en 1950 et habite à Leeds. Poète, animateur d'ateliers d'écriture et professeur de musique, il est également responsable de la section Yorkshire de la British Haiku Society et de l'organisation d'événements spéciaux de cette association. Ses haïkus et autres poèmes ont paru dans diverses revues et anthologies, tant en Angleterre qu'à l'étranger. Il a publié les recueils de haïkus Forgive Us Our Tins (Hub Editions) et Sway (Hub Editions).
Traduction des haïkus: Delphine Feneulle; André Duhaime et Jean-Mario Longpré.



under the window
the cat weighs a leap
he's often made


pausing
in the leaves I hear
your footsteps


rush of the crowd
old couple
holding hands


an inch of wool
caught on heather
in the wind


drunken beggar
his grimy hand
so soft


reaching for the car door
big drops of summer rain
on her sleeveless top


you wash yourself
return to my embrace
water trickles in the tank


summer night
girl's fan moves in time
with the hot jazz band


on top of the moor
pissing with the wind -
distant dogbark


main road's
hot tarmac
scent of the pine
sous la fenêtre
le chat se prépare à sauter
comme à l'accoutumée


arrêté un instant
dans les feuilles j'entends
vos pas


foule pressée
un vieux couple
main dans la main


un bout de laine
pris sur la bruyère
dans le vent


un mendiant soûl
sa main sale
si douce


le bras tendu vers la portière
de grosses gouttes d'une pluie d'été
sur son chemisier sans manche


tu te laves
reviens dans mes bras
l'eau dégoutte dans le réservoir


nuit d'été
l'éventail d'une jeune fille suit le rythme
de l'orchestre de hot jazz


en haut de la lande
je pisse dans le sens du vent -
au loin un chien aboie


goudron brûlant
de la grand-route
odeur du pin

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