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Ertore José Palmero est né en 1923 à Rufino, une petite ville du centre de l'Argentine. En 1968, grâce à une bourse d'études, il a passé quatre mois au Japon, mais ce n'est qu'à son retour en Argentine, en lisant Tres Maestros del Haiku: Basho, Buson y Issa d'Osvaldo Svanascini, qu'il a découvert la poésie japonaise; toutefois, il n'a commencé à écrire haïkus et tankas qu'en 1984. On retrouve de ses poèmes dans des journaux, des revues et des anthologies d'Argentine et du Mexique, ainsi que dans les principales revues et anthologies de haïkus du monde entier. Il a publié à compte d'auteur les recueils Haiku y Tanka et, en anglais, Haiku et Beneath the Stars. |
From the hill top, view the sea, the hamlet and the new moon. Obscure prairie. Like bright eyes of the night fireflies are spying on us. Cold weather. My eyeglasses are misty by my breathing. Broken weathercock on the top of empty barn. The wind forget it. Upon the hillside, there is a slow train climbing like an ancient worm. After summer rain small pools in the park reflect the sky again blue. Winter begins. An empty vase on the corner shelf. Noon over the lake. A shining fish jumps outside. Brief rainbow of scales. Over the sea red moon appears behind the evening haze. Frozen pond. Stars alight on it to take a rest. |
Du sommet de la colline, vois la mer, le hameau et la nouvelle lune. Prairie noire. Comme les yeux brillants de la nuit les lucioles nous épient. Temps froid. Mes lunettes embuées par ma respiration. La girouette cassée sur le toit d'une grange abandonnée. Oubliée par le vent. Sur le flanc de la colline, un train monte lentement tel un ver antique. Après une pluie d'été de petites flaques dans le parc reflètent le ciel de nouveau bleu. L'hiver commence. Un vase vide sur l'encoignure. Midi sur le lac. Un poisson saute hors de l'eau. Bref arc-en-ciel d'écailles. Au-dessus de la mer une lune rouge se lève derrière la brume du soir. Étang gelé. Des étoiles brillantes s'y reposent. |
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Maria Santamarina est née en 1954 à Buenos Aires où elle habite toujours. Elle a étudié en littérature à l'Université catholique d'Argentine. Elle travaille comme traductrice (espagnol et anglais). En 1995, elle a été lauréate lors du concours national de haïku organisé par l'ambassade du Japon en Argentine; elle a également reçu des prix lors des concours: Manzana de las Luces (1995), Nueva Generación (1996), Leopoldo Marechal (1997) et Almirante Brown (1997). Ses poèmes ont paru dans diverses revues et anthologies. Elle a publié les recueils: Poesias (Poésies; Sudamericana, 1993), Proximidades, lejanias (De près, de loin; Botella al Mar, 1995) et le recueil de haïkus Y silencio y sonido (Et silence et son; Botella al Mar, 1997). Son nouveau recueil, Pausa en la hierbia (Pause sur l'herbe; Botella al Mar, 1999), contient poèmes et haïkus.|
Agua de pozo: el niño baja el balde, sube una estrella. El viejo roble: surcos en la corteza camino al cielo. Hojas de ginkgo: por instantes la oruga es mariposa. Cuencos vaciós: cucharas de madera doblan el alba. Sola entre lirios la niña oye el rugido de los leones. Flor de magnolia: y todo su perfume ¡un solo día! Sobre el tejado un gato se perfila: ¡La luna llena! La marea empuja al bote contra el muelle: ¿Sueño mecido? Junto a la orilla los pies y la marea: ¿Quién se distancia? Arbol de otoño: ¿Las hojas escondidas en las raíces? |
Eau du puits: le garçon descend un seau, monte une étoile. Vieux chêne: les rides de son écorce vers le ciel. Feuilles de ginkgo: tout à coup la chenille devient papillon. Bols vides: les cuillers en bois étirent l'aube. Seule parmi les iris la fillette écoute le rugissement des lions. Fleur de magnolia: et tout son parfum une seule journée! Sur le toit de tuiles un chat se profile: pleine lune! La marée pousse le bateau contre le quai: berceuse? Sur la rive pieds et marée: qui s'éloigne? Arbre en automne: les feuilles cachées dans les racines? |
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