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Eunice Arruda est née à São Paulo et elle y habite toujours. Elle a étudié en communication et en sémiotique à la Pontifícia Universidade Católica de São Paulo. Ses activités littéraires sont variées: organisation d'événements littéraires, conférences, récitals, ateliers d'écriture... Elle est membre du Grêmio Haicai Ipê, de l'União Brasileira de Escritores. Ses poèmes ont été publiés dans diverses anthologies au Brésil et à l'étranger. Elle a publié huit recueils de poèmes, le plus récent étant Gabriel (Massao Ohno, 1990); elle a également collaboré au Haicai - A Poesia do Kigô (Haïku - la poésie du kigo, Aliança Cultural Brasil-Japão/Massao Ohno, 1995). |
Noite outonal! Minha avó contando histórias Na varanda. Agora À beira do lago aliso o brilho da lua com as mãos molhadas Noite estrelada O céu - brilhando - se abaixa Silenciosamente No campo queimado ainda uma leve fumaça Tronco resistindo Extático vôo Borboletas de asas abertas Alfinetes nas costas Noite de junho O balão subindo colorido Alegre despedida Solidão no inverno o velho aquece as mãos com as próprias mãos Fiapos nos dentes o rosto todo amarelo É tempo de manga Verão. Meio-dia Na sombra de uma nuvem o boi cochila Sobre a folha seca as formigas atravessam uma poça d'água |
Nuit d'automne! Ma grand-mère raconte des histoires Sur la véranda. Maintenant Sur la rive du fleuve je lisse l'éclat de la lune avec mes mains mouillées Nuit étoilée Le ciel - éclatant - descend Silencieusement Sur la campagne brûlée encore une petite fumée Un tronc qui résiste Vol extatique Papillons aux ailes ouvertes Épingles au dos Nuit de juin Un ballon coloré monte Joyeuse séparation Solitude d'hiver le vieillard se réchauffe les mains avec ses propres mains Filaments entre les dents le visage tout jaune C'est la saison des mangues Été. Midi Sous l'ombre d'un nuage un boeuf somnole Sur une feuille sèche des fourmis traversent une flaque d'eau |
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A lua, cansada, adormeceu por instantes no leito do rio. Começo de chuva... A tempestade faz festa, no meio da rua. Ao primeiro susto, os pombais, cheios de arrulhos, ficaram vazios. Longa chuvarada... Nos matos e nas lagoas, um canto de vida. Na velha roseira, entre as folhas e os espinhos, uma aranha tece. Não é meia-noite e as mariposas cansadas já dormem nas praças. Muita brisa à noite. Dos jasmineiros da rua, perfumes e flores. A tarde é bem quente. Cansada, boneca ao lado, menina dormindo. Sentei-me na praia e quando dou pela coisa o mar me beijava. Natal em festejo! Os filhos não me visitam... Papai sem presentes. |
La lune, fatiguée, s'est endormie quelques instants dans le lit du fleuve. Début de pluie... L'orage fait la fête, au milieu de la rue. Au moindre bruit, les pigeonniers, pleins de roucoulements, se sont vidés. Longue pluie... sur les herbes et les lagunes, un chant de vie. Dans le vieux rosier, entre les feuilles et les épines, une araignée tisse. Il n'est pas minuit et les phalènes fatiguées dorment déjà dans les squares. Beaucoup de brise ce soir. Des jasmins de la rue, parfums et fleurs. L'après-midi est bien chaud. Fatiguée, à côté de sa poupée, une fillette dort. Je me suis assis sur la plage et je me suis aperçu que la mer m'embrassait. Nuit de Noël! Mes enfants ne me visitent pas... Père sans présents. |
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Poète, romancier, éditeur, artiste en arts plastiques et acteur, Urhacy Faustino est né en 1968 à Cândido Mota, São Paulo, et il habite à Rio de Janeiro. Il a étudié en interprétation théâtrale à l'Université de Rio de Janeiro. En collaboration avec Leila Míccolis, il est codirecteur des éditions Blocos, du tabloïde culturel Blocos (prix du meilleur tabloïde alternatif de l'International Writers and Artists Association en 1995) et du site Blocos (deux prix en 1997); ils ont compilé l'anthologie Haicais, parue dans la collection «Saciedade dos poetas vivos» («Satiété des poètes vivants»; Blocos, 1993) et copublié le recueil Estalos (Craquements, haïkus; Blocos, 1997). Parmi ses diverses publications, on retrouve les livres pour enfants Bom-dia sol, boa-noite lua (Bonjour soleil, bonne nuit lune; Editora Edicon, 1989) et O Pulo do Sapo (Le saut du crapaud, en collaboration avec Cláudia Pacce; Editora Moderna, 1991), le roman Colibri Deflora os Chats (Le colibri déflore les causeries; Blocos, 1997), et les recueils de poèmes Olhos rasgados (Yeux bridés, poèmes et haïkus; Blocos, 1994) et Sonhos e Confiscos (Rêves et confiscations, poèmes; Blocos, 1997). On peut lire de ses haïkus sur la page Graffiti du site Caqui.
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O casulo feito bicho dentro dele dorme vestido de seda. No extremo vazio do mais oco, sopro sons: flauta de bambu. Cavalos de escamas, em meio às algas marinhas, escondem segredos. Lanternas quebradas pirilampos precavidos não vagam na noite. Muitos ventos sopram. Dentro e fora de mim uivam lobos que não sou. Se planto parreiras, nestas videiras vermelhas eu colho ametistas. Cresci com gorjeios sobre a jabuticabeira entre os sabiás. Os trigais maduros marcaram de cor dourada minha pobre infância. Balidos na noite durmo quente envolto a lãs de ovelhas peladas. Venha colibri: dentro do meu coração já é primavera. |
Vêtu de soie le ver dort à l'intérieur du cocon qu'il a fait. Dans l'extrémité vide du plus creux, je souffle des sons: flûte en bambou. Les chevaux à écailles, parmi les algues marines, cachent des secrets. Lanternes cassées les lucioles prudentes ne flânent pas dans la nuit. De nombreux vents soufflent. En moi et au dehors hurlent les loups que je ne suis pas. Si je plante des vignes, dans les treilles vermeilles je récolte des améthystes. J'ai grandi avec le gazouillis des merles noirs au faîte du jaboticaba. Les champs de blé mûr ont coloré d'or mon enfance de pauvreté. Bêlements dans la nuit je dors au chaud dans la laine des moutons tondus. Viens colibri: au fond de mon coeur c'est déjà le printemps. |
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Paulo Franchetti est né en 1954 à Matão, São Paulo. Il a un doctorat en littérature portugaise de l'Université de São Paulo et il est professeur à l'Université de Campinas. Parmi ses diverses publications, mentionnons: Haikai - Antologia e História (Haïku - anthologie et histoire; Editora da Unicamp, 1990), Haikais (Haïkus; Aliança Cultural Brasil-Japão/Massao Ohno, 1991) et Alguns Aspectos da Teoria da Poesia Concreta (Quelques aspects de la théorie de la poésie concrète; Editora da Unicamp, 1992). Il est responsable du forum Haikai-L. On peut lire de ses haïkus et autres poèmes dans le site Jornal de Poesia et sur la page Graffiti. Il a un site personnel.|
A velha ponte - No pó ajuntado entre as tábuas, Brota o capim. Na casa do avô Havia tantos pernilongos Em noites como esta! Ao pôr-do-sol O brilho humilde Das folhas de capim. O chofer de táxi - Meu pai também, nos dias quentes, Assobiava assim. Crescem mais pêlos Nas minhas orelhas - Mais um ano chega ao fim... Os grilos cantam Apenas do meu lado esquerdo - Estou ficando velho. Tarde de inverno: Sobe do fundo dos vales A sombra das montanhas. À beira da estrada Com o pêlo tão sedoso O cachorro morto. Pelo espelho do carro, Os campos que outrora foram A casa do avô. De uma casa branca No meio da encosta da montanha Sobe um fio de fumaça. |
Le vieux pont - Dans la poussière accumulée entre les planches, Pousse la bruyère. Chez mon grand-père Il y avait autant de moustiques Durant des soirées comme celle-ci! Au coucher du soleil L'humble éclat Des feuilles d'herbe. Le chauffeur de taxi - Mon père aussi, les journées chaudes, Sifflait ainsi. Plus de poils poussent Dans mes oreilles - Une autre année qui finit... Les grillons ne chantent Que de mon côté gauche - Je me fais vieux. Après-midi d'hiver: Monte du fond des vallées L'ombre des montagnes. Sur le côté de la route Avec son poil si soyeux Le petit chien mort. Dans le rétroviseur, Les champs qui furent jadis La maison de mon grand-père. D'une maison blanche Sur le flanc de la montagne Monte un filet de fumée. |
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No cimento quente, A ilusão de um oásis: Vaso de samambaias Vento de primavera: Sobre uma antena, um pardal Trina e defeca Uma borboleta Beija uma flor murcha Sobre a lousa fria Na tarde chuvosa, Sozinho, despreocupado, Um pardal molhado Noite de Ano Novo: Após a queima de fogos, Estrelas silenciosas Além de helicópteros Há algo mais cortando os ares: Faceira libélula Vento de inverno: O gato de olho vazado Procura seu dono Procurando pouso Na rua movimentada, Borboleta aflita Este álbum de fotos: Também as traças se nutrem De velhas lembranças Outono findo: O mendigo muito formal Em seu paletó |
Sur le béton chaud, L'illusion d'une oasis: Vase de fougères Vent du printemps: Sur une antenne, un moineau Trille et défèque Un papillon Embrasse une fleur flétrie Sur la dalle froide Après-midi pluvieux, Tout seul, insouciant, Un moineau mouillé Nuit du jour de l'an: Après les feux d'artifice, Les étoiles silencieuses En plus des hélicoptères Il y a autre chose qui fend l'air: Une libellule coquette Vent d'hiver: Le chat aux yeux crevés Cherche son propriétaire Il cherche un juchoir Dans la rue mouvementée, Le papillon navré Cet album de photos: Les mites aussi se nourrissent De vieux souvenirs Fin d'automne: Le clochard très solennel Dans son paletot |
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Você se parece com este galho de acácias repleto de sóis. Guardei para você, num verso de porcelana, as flores da manhã. A mão que me espera traça o caminho da volta abrindo janelas. Virada do morro: Ipê e seu grito amarelo perpendicular. É muito silêncio enquanto as flores não crescem e os poetas dormem. Não sei teus gestos nem a cor do teu sorriso mas pressinto os passos. Neste bosque urbano árvore feita em concreto - meu corpo estremece. As cores da noite recamadas de silêncio preparam o dia. Borboleta azul raspa este céu de mansinho insegura e frágil. Havia o escuro mas eu não sabia onde; teu rosto era sol. |
Tu ressembles à cette branche d'acacia pleine de soleils. J'ai gardé pour toi, dans un vers de porcelaine, les fleurs du matin. La main qui m'attend trace le chemin du retour en ouvrant des fenêtres. Versant de la colline: l'ipé et son cri jaune perpendiculaire. Beaucoup de silence cependant les fleurs ne poussent pas et les poètes dorment. Je ne connais pas tes gestes ni la couleur de ton sourire mais je pressens tes pas. Dans ce bois urbain un arbre en béton - mon corps tremble. Les couleurs de la nuit parées de silence préparent le jour. Un papillon bleu touche sans bruit ce ciel-ci incertain et fragile. Il y avait de l'obscurité mais je ne savais où; ton visage était le soleil. |
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Leila Míccolis est née et habite à Rio de Janeiro. Avocate, elle est aussi poète, dramaturge et scénariste pour le cinéma et la télévision: ses deux séries Kananga do Japão et Barriga de Aluguel ont connu un succès international. Ses oeuvres ont paru dans diverses anthologies nationales et étrangères (États-Unis, France, Mexique et Portugal), ainsi que sur plusieurs sites Internet. Elle a publié une trentaine d'ouvrages parmi lesquels Catálogo da Imprensa Alternativa (Catalogue de la presse alternative; RioArte, 1986); elle a collaboré à l'Enciclopédia de Literatura Brasileira (Encyclopédie de littérature brésilienne; MEC/OLAC, 1990). Elle a commencé à écrire des haïkus en 1990, sous l'influence de la poète Alice Ruiz. En collaboration avec Urhacy Faustino, elle est codirectrice des éditions Blocos, du tabloïde culturel Blocos (prix du meilleur tabloïde alternatif de l'International Writers and Artists Association en 1995) et du site Blocos; ils ont compilé l'anthologie Haicais (Haïkus; Blocos, 1993) et ils ont publié le recueil de haïkus Estalos (Craquements; Blocos, 1997).
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A abelha tristonha, fauna e flora devastadas, produz mel amargo. Árvore sem folha em invernos rigorosos parece que hiberna. Ventos exibidos, que cantam fortes, uivantes, também desafinam... No branco polar urso pra não ser caçado esconde o focinho. Nem tudo são flores nos meses de primavera. Voam marimbondos... Meninada ao sol. Sorvetes se derretendo. Mar - pingos mais doce. Coruja, famosa por excelente visão, parece usar óculos. Infância no campo brincava nas plantações. Bonecas de milho. Gripe forte? Não! Apenas adormeci entre espirradeiras. O peixe no aquário na varanda em frente ao mar desdenha: está verde... |
L'abeille attristée, faune et flore dévastées, produit du miel amer. L'arbre sans feuilles par des hivers rigoureux semble hiberner. Vents exhibitionnistes, qui chantent fort, hurlent, et aussi chantent faux... Dans la blancheur polaire pour ne pas être chassé l'ours cache son museau. Tout n'est pas rose au printemps. Volent les guêpes... La marmaille au soleil. Les cornets de glace fondent. La mer - gouttes plus douces. Le hibou, reconnu par son excellente vue, semble porter des lunettes. Enfance à la campagne on jouait dans les plantations. Poupées de maïs. Forte grippe? Non! Je me suis endormie sous des lauriers-roses. Le poisson dans l'aquarium sur la véranda en face de la mer il la dédaigne: c'est vert... |
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Nas bodas de prata retornando à terra natal - flor de laranjeira! Insetos que cantam... Parece que as sombras se amam nos cantos escuros. Como versos livres - ao toque dos tico-ticos - as flores que caem... Cartões de Natal coloridos, tão iguais! Mas este, ah... o amor... A serra vernal sob o céu de minha pátria. Lembro Monalisa... Gaiola no muro. Filhote de gato ensaia primeira caçada. Na tarde sem sol folhas secas projetando sombras em minh'alma. Na velha pedreira o vibrar de britadeiras - zunir de cigarras. Boneca se aquece com o meu chapéu de lã. Eu visto saudades. Apito de fábrica A poluição é o tempero da marmita fria. |
À des noces d'argent je retrouve ma terre natale - fleur d'oranger! Des insectes chantent... Il semble que les ombres s'aiment dans les coins sombres. Comme des vers libres - au contact des bruants - des fleurs tombent... Les cartes de Noël colorées, si semblables! Mais celle-ci, ah... l'amour... Montagne du printemps sous le ciel de ma patrie. Je me souviens de la Joconde... Une cage sur le mur. Le chaton s'essaie à une première chasse. Dans l'après-midi sans soleil des feuilles sèches projettent des ombres sur mon âme. Dans la vieille carrière la vibration des concasseurs - stridulation des cigales. Une poupée se réchauffe avec mon chapeau en laine. Je me vêts de nostalgie. Sifflet d'usine La pollution est l'assaisonnement de la gamelle froide. |
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Zemaria Pinto est né en 1957 à Santarém, Pará, et il habite à Manaus. Il a fait des études en économie, en informatique et en littérature brésilienne. Il a publié les recueils Corpoenigma (Corpsénigme, haïkus; Editora da Universidade do Amazonas, 1994) et Fragmentos de Silêncio (Fragments de silence, poèmes et haïkus; Editora da Universidade do Amazonas, 1996). De ses haïkus ont paru, notamment, dans l'anthologie Haicais (Haïkus; Blocos, 1993). On peut lire de ses haïkus sur la page Graffiti et, de ses poèmes et haïkus, sur le site Jornal de Poesia.|
notícias do sol - os pássaros da manhã cantam na varanda o pouso silente da borboleta de seda celebra a manhã caminho de terra, o mato à margem exala perfumes silvestres sobre a mesa posta o olhar do peixe descansa fitando o infinito barco vagabundo, desliza à pele do rio a árvore morta dissolve-se a tarde no alarido das araras e em flocos de chumbo urubus desenham no teto cinza da tarde lentas espirais o sapo, num salto, cresce ao lume do crepúsculo buscando a manhã as nuvens vermelhas, o sol sumindo no rio - silêncio noturno alta madrugada, vaga-lumes no jardim brincam de ciranda |
nouvelles du soleil - les oiseaux du matin chantent sur la véranda le juchoir silencieux du papillon de soie fête le matin chemin en terre, la bruyère sur le rivage exhale des parfums sauvages sur la table mise le regard du poisson repose fixant l'infini barque vagabonde, glisse à fleur d'eau un arbre mort l'après-midi s'achève dans la clameur des aras et la grenaille de plomb des urubus dessinent de lentes spirales sur un toit gris d'après-midi le crapaud, d'un bond, grandit à la lueur du crépuscule cherchant le matin nuages rouges, le soleil disparaît dans la rivière - silence du soir nuit avancée, les lucioles dans le jardin font la ronde |
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Mary Leiko Fukai Terada a une maîtrise en psychologie de l'Université du Wisconsin, États-Unis. Elle travaille comme consultante à São Paulo. Depuis 1993, elle est membre du Grêmio Haicai Ipê. Ses haïkus ont été publiés dans le journal Notícias do Japão, dans la revue Portal et dans l'anthologie Natureza - Berço do Haicai (Nature - Berceau du haïku; Empresa Jornalística Diário Nippak, 1996). En 1996, elle a reçu le premier prix lors au dixième concours de haïku du Brésil; en 1996, elle a reçu le quatrième prix au Festival de Tanabata, São Paulo, et, en 1997, le cinquième prix.|
Num só cobertor Órfãos num canto da rua - Menino e gatinho. Por entre a neblina Subindo a Serra Vernal Bisbilhota a Lua. Vestido de alças Já desnuda a alva pele Nestes dias tépidos. Girando em cores Sobe a bolha de sabão - Gritos também sobem. Sapo no quintal Uma vassourada trêmula Nos dois a pular. Gatos no quintal Disputam gata no cio - Rato vai... e vem. O velho salgueiro Inclinado sobre o lago Resmunga baixinho. Margeando riacho Tenras folhinhas brotam No campo queimado. Nesta fria noite Dorme no fundo do poço A Lua encurvada. Um depois do outro Chegam os cartões de Natal - Saudade dos amigos. |
Sous la même couverture Orphelins au coin de la rue - Un petit garçon et un chaton. À travers le brouillard En grimpant la montagne du printemps Cancane la lune. Une robe à bretelles Déjà dénudée la peau blanche En ces jours tièdes. En tournoyant toute colorée S'élève la bulle de savon - Des cris s'élèvent aussi. Un crapaud dans la cour Un coup de balai tremblant Nous tressaillons tous deux. Des matous dans la cour Se disputent une chatte en chaleur - La souris va... et vient. Le vieux saule Penché au-dessus du lac Murmure tout bas. Au bord du ruisseau De toutes petites feuilles poussent Dans le champ brûlé. Dans cette nuit froide Dort au fond du puits La lune incurvée. L'une après l'autre Arrivent les cartes de Noël - Où sont donc les amis? |
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