espagne .

ESPAGNE


María Pilar ALBERDI


retour à la page d'accueil





María Pilar ALBERDI     s.fernandez@ieee.org

María Pilar Alberdi est née à Mar del Plata en Argentine en 1954 et, depuis 1979, elle habite à Alcalá de Henares. Elle a publié les recueils de poèmes: Imagen poética I (Image poétique I; 1980), Imagen poética II (Image poétique II; El Puente, 1980), La vuelta al hombre (Le retour à l'homme; Corona del Sur, 1981), 20 Poemas para definir América (20 poèmes pour définir l'Amérique; El Puente, 1983), Giralunas - Poems for children (Giralunas - Poèmes pour enfants; Mundo de Papel, 1986), Poemas de las sombras (Poèmes des ombres; Papel de Tilaran, 1993), Haikus de las cuatro estaciones (Haïkus des quatre saisons; Tribuna de la Cultura, 1995), El pórtico de la luz (Le Portique de la lumière; Cardeno, 1995), et le recueil de contes Cuentos sospechosamente inocentes (Contes douteusement innocents; Universal del Libro, 1995). Elle s'intéresse également au théâtre et au roman, et possède divers manuscrits inédits. Collaboratrice et correspondante à divers médias, elle a reçu plusieurs prix et distinctions. Elle est directrice de Universal del Libro, une revue électronique d'art et de littérature.
Traduction des haïkus: Marcel Coulombe.



La inclinada
fragancia de la rosa,
sobre la hierba.


Bajo la tierra
crece un lirio que
ser asombro.


Recuerdo una
lengua, abriéndole
paso al amor.


Del sur vendrá el
verano, en las lanzas
de los cipreses.


En un banco se
posan juntos: un gorrión
y mi mirada.


Llamamos cielo
a aquel azul, después
del primer beso.


Más me pisaban,
más olía a fina
y verde hierba.


El silencio, sí,
interrumpiendo la voz
de los pájaros.


Fardos de heno:
cual ganado pastando
al sol de junio.


Sombra a sombra
los manzanos cruzando
están, el prado.
Le parfum
de la rose inclinée
sur l'herbe.


Sous la terre
croît un lis qui
est ombre.


Je me souviens
d'une langue qui lui ouvre
un passage à l'amour.


Du sud viendra
l'été, dans les lances
des cyprès.


Sur un banc
se posent en même temps: un moineau
et mon regard.


Nous appelons ciel
ce bleu, après
le premier baiser.


Plus on marchait sur moi,
plus je sentais l'herbe
fine et verte.


Le silence, oui,
interrompt le chant
des oiseaux.


Bottes de foin:
le bétail paît
au soleil de juin.


Ombre sur ombre
les pommiers traversent
le champ.

retour à la page d'accueil
retour en haut de la page



.